Le résumé :
Beyoncé doit partir demain matin. Hilary, sa meilleure amie depuis toujours, ne supporte pas cette séparation. Ce soir, c'est la dernière occasion de se dire adieu. Mais quelque chose en elle se réveillera les amenant à la frontière entre l'amitié et l'amour. Dans de telle condition, que doit-on écouter ? Le cœur ou la conscience ?

Calienté - Quelque chose en toi…

écrit par AngeliriumComment différencier l'amour de l'amitié

Depuis combien d’année se connaissaient-elles ? 5 ans peut-être bien ? Le temps passait si vite. Sa meilleure amie, elle avait eu si peur de la perdre. Hilary et Beyoncé se connaissaient depuis le début de leurs études secondaires. Elles s’étaient rencontrées alors qu’elles étaient dans la même classe, l’une près de l’autre. Deux filles biens actives qui aimaient la vie sociale. Elles étaient toujours entourées de beaucoup d’amis, toujours en bande. Mais Hilary n’avait eu qu’une seule vraie amie dans sa vie et c’était Beyoncé. Ses joies, ses peines, seule Beyoncé les avait partagées. Les meilleures amies, voilà ce qu’elles étaient, voilà ce qu’elles s’étaient jurées de toujours être.

Mais l’Université approchait. Beyoncé partait étudier à Toronto, soit à 8 heures de route du Québec. Elles ne se verraient presque plus. Ça avait été dur pour Beyoncé de dire adieu à son amoureux, mais de le dire à Hilary avait été la chose la plus dure de toute sa vie. Après tout, un amoureux, elle rencontrerait des tas d’hommes intéressants dans sa vie, mais une meilleure amie, ça ne s’échangeait pas.

Elles s’étaient données rendez-vous chez Hilary, qui vivait avec ses parents, mais ceux-ci n’était pas là ce soir. Discuter, prendre le temps de se dire au revoir, c’était leur plan pour la soirée. Hilary s’attendait aux sanglots, s’attendait aux accolades et s’attendait aux souvenirs déchirants. Mais elle ne s’était pas attendu à ça…

Tout les deux, elles étaient couchées dans le lit de l’hôte, nue, sous les couvertures, leur corps encore chaud se caressant, la tête de Beyoncé reposant sur sa poitrine. Elles l’avaient fait. Après 5 ans d’amitié sans ce genre d’attirance, elle l’avait fait. Ça avait été une surprise pour Hilary, elle ne s’attendait pas à ça d’elle-même et encore moins de Beyoncé. Pourtant, ça s’était fait naturellement, sans alcool. Ça s’était passé de la même manière que la fois où elle avait perdue sa virginité avec son ancien petit ami, un joueur de football, comme si ce n’était pas déjà assez cliché. Elles avaient commencées par se parler, chassant les pleurs, avaient discutées du passé, de leur vie, de tout ce qu’elles avaient vécu ensemble. Puis les accolades s’étaient enchaînées l’une après l’autre, Beyoncé avait pleurée sur une épaule d’Hilary, elle sentait toujours les larmes chaudes. Puis les doigts avaient accidentellement glissé sous son t-shirt, Hilary ignorait si les gestes de Beyoncé étaient calculés, mais ça l’avait réveillés d’une façon insoupçonnée. Elles s’étaient ensuite embrassées sur la joue, banale, habituelle, rien de sensuelle là-dedans. Mais les lèvres s’étaient touchées et Hilary avait sut qu’à ce moment précis elles avaient franchie le chemin du non-retour. Les mains, les lèvres et toute cette chaleur, elle avait peu d’expérience en la matière mais suffisamment pour expliquer ce qu’elle ressentait : Elle avait envie de sa meilleure amie. Elle voulait que leur corps ne fasse qu’un, que leurs lèvres ne se lâche plus, qu’elles ne pensent plus à rien d’autre qu’à la personne tant aimée.

Elles l’avaient donc fait. Combien de temps cela avait-il prit ? Hilary l’ignorait. Il était maintenant dix heures du soir, mais elle ignorait quand elles avaient réellement commencée et ignorait encore plus comment elles avaient passées du salon à la chambre alors qu’elle ne se souvenait pas d’avoir bougée. Mais c’était fait. Elles l’avait fait. Elles avaient fait l’amour, brisée une amitié pour débuter une relation insoupçonnée. 

Beyoncé ne dormait pas, elle devait être aussi terrorisée et excité en même temps. Elles n’étaient pas comme deux étudiantes qui expérimente leur sexualité. C’était plus que ça. Ça n’avait rien à voir avec le sexe, c’était de l’amour pur et simple. Un amour profond, un amour qui détruit. Dans quelques heures, Beyoncé quitterait la ville d’Hooligan City pour Toronto où elle devait étudier.

- À quoi tu pense ? Fini par demander Hilary.

Question souvent exploitée dans ce genre de situation, clichée, souvent demandé par la femme à l’homme. Normalement, l’homme ne pense pas après l’acte, enclin à une crise de sommeil après un effort épuisant. Mais Hilary et Beyoncé étaient tout les deux parfaitement réveillée.

- Que c’est dommage que ça se termine ainsi. Avoua t’elle. J’ai peur, terriblement peur, de passer à coté de quelque chose de merveilleux en te quittant.
- Ne part pas. Implora Hilary.

Beyoncé se redressa, plaquant sa tête entre les deux seins d’Hilary.

- Tu sais bien que c’est impossible ! Ton père est le maire de cette ville et il ne pourra pas accepter que sa fille en aime une autre. Il ne comprendra pas notre histoire.
- Je ne la comprends pas plus que lui. Avoua Hilary. Deux filles ensembles, c’est contre nature, je le crois toujours. Une femme est faite pour aller avec un homme. Mais je ne peux empêcher mon cœur de battre pour toi et, pour une fois, c’est mon cœur que je veux écouter.
- Écoute-le encore quelques heures, après, mon train partira pour toujours.

Simultanément, les deux femmes versèrent une larme, réalisant la dureté de la situation. Un amour impossible, voilà ce qu’elles vivaient. Loin des yeux, loin du cœur. Chacun avait leur vie qui les attendait.

Beyoncé poussa son corps sous les draps pour rejoindre la hauteur d’Hilary, les yeux dans les yeux, Hilary gardait une main sur ses hanches, caressant sa chair nue sans relâche, sans s’épuiser. Elle n’avait pas besoin de parler, le simple regard suffisait pour traduire toute sa passion envers Beyoncé.

Cette dernière posa ses mains de chaque coté du visage de sa douce et l’embrassa tendrement, que le son de leurs lèvres se caressant brisait le silence de la maison. 

C’est à ce moment que la porte de la chambre s’ouvrit et que son père fit irruption.

- Chérie, nous sommes… OH MON DIEU ! Hurla t’il.

Couvrant leur nudité honteusement, les deux jeunes femmes restèrent cote à cote dans le lit.

Ce fut une séance de pleur et de hurlement qui s’en suivit. La mère d’Hilary restait silencieuse, outrée, alors que son père faisait tout le discours. Hilary arrivait à placer un mot une fois de temps en temps, en sanglot, n’arrivant pas à se faire comprendre. L’ouverture d’esprit n’était pas dans le vocabulaire de son père et, étant maire de cette ville, son image comptait pour beaucoup. Hilary avait beaucoup de prétendant, surtout à cause de son statut beaucoup plus que pour son physique. Beyoncé était une amie de la famille depuis toujours mais était originaire d’une famille modeste, parents divorcés, portrait typique de la civilisation d’aujourd’hui. Elle ne craignait pas les reproche de ses parents. Hilary l’avait suppliée de partir, elle s’occuperait de ses parents seule.

N’en pouvant plus d’entendre son père, Hilary s’enferma dans sa chambre et s’assit sur le lit encore chaud du corps de sa maîtresse. 

Caressant les draps, elle n’avait plus qu’une seule idée : Fuir. Fuir avec Beyoncé. Son train partait au petit matin. Mais était-ce la décision la plus sage ? Est-ce que le cœur était la voie à prendre en cas de bouleversement émotionnel ? Hilary l’ignorait. 

Les cris de son père parvenaient toujours à ses oreilles alors qu’il discutait avec son épouse au premier étage de leur résidence. Hilary ferma les yeux, pleurant en silence. L’amour, l’élément qui apporte la vie mais qui peut aussi la détruire. Elle ne pouvait pas s’imaginer vivre sans Beyoncé, que ce ne soit qu’en amie ou en tant qu’amoureuse. Elle avait toujours fait partie de sa vie et elle désirait que ça continue comme cela.

Hilary enleva sa robe de chambre, seul vêtement qu’elle portait et commença à s’habiller à une vitesse fulgurante. Elle saisit ensuite un sac et y enfouie tout ce qu’elle trouva qui pourrait lui être utile. Elle fouilla les tiroirs, le plus silencieusement possible et en extirpa tout l’argent qu’il contenait pour récolter un jolie petit magot. Être la fille du maire était parfois payant.

Avec les hurlements de son père, Hilary n’eut pas de mal à quitter la maison par la fenêtre de sa chambre malgré le bruit qu’elle engendra. Alors qu’elle courait dans les rues, elle huma l’air un bon coup, la froideur de la nuit caressant ses jambes nues sous une jupe. Elle suivait son instinct, ses habitudes, il était trop tôt pour aller à la gare et elle ne risquerait pas d’aller chez Beyoncé si toutefois ses parents se rendaient compte de sa disparition.

Mais elle ne fut pas tellement surprise lorsqu’elle arriva au viaduc de la rue Cardinal de voir Beyoncé, penchée par-dessus la balustrade à regarder les voitures passées : elles le faisaient souvent tout en discutant. Hilary resta loin, reprenant son souffle et la regarda, alors qu’elle ne l’avait pas vue.

- J’espère que tu ne compte pas sauter parce que j’aurai tout fait ça pour rien.

Beyoncé regarda Hilary, le sac sur l’épaule, ses joues rosées par le froid.

- Et ta vie ?
- Elle t’appartient. Dit simplement Hilary. Le cœur est toujours ce qu’il faut écouter dans la vie, pas la conscience.
- Mais la conscience nous empêche de faire des erreurs, pourtant. Résonna Beyoncé.
- La conscience m’aurait fait faire une erreur monumentale, ce soir.

Un sourire, c’était tout ce qu’il suffisait pour traduire leurs pensées. Hilary s’avança et elles restèrent de longues minutes l’une face à l’autre à se dévisager, sans gêne, acceptant leur différence. Quand l’aube se lèverait, leur train serait parti depuis longtemps.

L’amour est l’une des rares bonnes choses qui existent en ce monde. Malgré les guerres, les conflits, la haine, l’amour survivra toujours, peu importe qui vous êtes et comment vous la vivez. 

Et personne ne peut l’arrêter…

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Victor Hugo

Poète, dramaturge et prosateur romantique français, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Victor Hugo fut, historiquement, un enfant de la Révolution. En 1794, le soldat "bleu" Léopold Hugo, qui appartenait à une famille d'artisans de Nancy et, qui s'était enrôlé très jeune, est envoyé par la république mater la révolte de Vendée. Il y rencontre, à Chateaubriant en 1796, Sophie Trébuchet, née dans la bonne bourgeoisie nantaise et, ils se marient l'année suivante malgré une infidélité de Hugo. De cette union assez malheureuse à vrai dire vont naître trois enfants : Abel (1798), Eugène (1800) et Victor (1802).

Fonds d'écran de Victor Hugo (Noir & Blanc)

Les Principales Œuvres de Victor Hugo :

Victor se jette alors dans la rédaction. Il ne s'accorde aucun loisir. Il piaffe, s'acharne, explose. Il assure presque seul, durant quinze mois, voulant donner au public l'impression d'une composition nombreuse, la rédaction d’une revue, Le Conservateur littéraire donné pour ultra et anti-romantique, qu'il fonde avec son frère Abel. Il écrit sous onze pseudonyme et livre au Conservateur cent douze articles, longs comme on les faisait là, solidement charpentés, allant au fonds des choses. Sans compter vingt-deux poèmes inédits. Le chef-d’œuvre en est assurément le poème du Télégraphe , qui raille les libéraux et les ministériels, avec une verve, un esprit, une bonne humeur qui font songer à Voltaire plus qu’à Joseph de Maistre. Contrairement aux espérance d'Abel, la revue ne va pas enrichir ses fondateurs. Elle ne va pas non plus les ruiner. On lit la revue des Hugo. On en parle. Et bien davantage on parle du principal rédacteur, Victor Hugo si jeune, et dont tout le monde, désormais, répète qu'étant à dix-huit ans parvenu si loin, il est impossible de savoir jusqu'où il ira.
Par l'intermédiaire de sa revue Hugo publie une Ode sur la mort du Duc de Berry, à la mort de ce dernier en février 1820. Elle fera grand effet. Louis XVIII, fort ému, aimera à en réciter quelques vers. Il en témoignera sa satisfaction en versant une gratification à l'auteur.
Cette ode permet à Victor de rencontrer le duc de Rohan, Lannenais, Lamartine, et surtout son idole Chateaubriand.

Il publie ensuite une première version de son premier roman Bug-Jargal (1820), dont le sujet est une révolte de Noirs à Saint-Domingue. Les débats à la chambre sur l'indépendance de l'île ont sans doute déterminé Hugo à développer en court roman la nouvelle écrite sur un pari en 1819 ; surtout l'intrigue, fondée sur le dévouement et le sacrifice, explore, au travers de l'asservissement colonial, les réalités humaines et sociales de la Terreur et de la domination de classe. Bug-Jargal était destiné au conservatoire, mais la revue fusionne avec les Annales de la littérature et des Arts. Quand on s'unit à plus puissant que soi, on se donne la mort.
Pendant ce temps, l'état de santé de Sophie, qui depuis des mois est malade, s'aggrave. Une seconde fluxion de poitrine se déclare. On la tire de la période aiguë, mais les poumons sont atteints. Un soir, alors qu'il s'approche d'elle et l'embrasse, il l'a trouve glacé. Sophie Trébuchet vient de mourir de tuberculose le 27 juin 1821.
Le lendemain, Adèle se promène dans son jardin. Elle voit soudain Victor qui lui annonce l'affreuse nouvelle. Le soir même Mr Foucher rend une visite de condoléances à Victor et en profite pour conseiller à Victor et son frère de quitter Paris et d'aller rejoindre leur père. Mr Foucher tient surtout à ce que l'amoureux de sa fille inscrive le plus de lieues possible entre lui et sa Adèle. Victor l'a très bien compris.
Léopold ne vient pas à l'enterrement. Lui même se débat dans des difficultés d'argent qui rend un tel voyage presque impossible. Pour lui le seul résultat tangible de la disparition de Sophie sera de lui permettre d'épouser enfin Catherine Thomas. Le mariage civil est célébré moins d'un mois après le décès de Sophie.
Les fils Hugo vont choisir d'ignorer le mariage de leur père. Ils ne l'ont félicité ni d'ailleurs critiqué. Comment le pourraient-ils ? Ce n'est que grâce aux subsides du général qu'ils peuvent tenter de survivre.
Chez sa mère, Victor vivait pauvrement. Ce qui commence pour lui c'est une ère de quasi-misère. Dans quelques semaines, il devra aller vivre dans une mansarde qui sera encore trop onéreuse pour lui.
Mais pour l'heure, Victor ne supporte plus l'absence d'Adèle. Il est à bout. Alors, pour conquérir le cœur d'Adèle auprès de ses parents, Victor va rendre visite aux Foucher alors qu'ils sont à Dreux. Pierre Foucher ne croit pas aux arguments de Victor, mais devant tant d'amour si ardemment proclamé, il se laisse fléchir. Les deux jeunes gens se quittent fiancés. Cependant, pour rendre publiques ces fiançailles, on attendra que la position de Victor se révèle plus solide. Adèle et lui pourront se rencontrer au Luxembourg une fois par semaine mais jamais seuls.
1822 marque son véritable début dans la vie comme dans la carrière des lettres. Le 8 juin, paraît en librairie son premier recueil poétique, encore classique par sa forme mais plein d’audace : Odes et poésies diverses. En octobre, Victor épouse Adèle à Saint-Sulpice. La noce se fait au prix d'une culpabilité aggravée par l'indifférence du père resté à Blois, la jalousie délirante voir la schizophrénie d'Eugène qui n'accepte plus d'être le perdant de la rivalité entre Victor et lui, et une situation précaire qui s'améliorera grâce à la confirmation d'une seconde pension de Louis XVIII.
Ce qu'Adèle découvre de cette première nuit d'amour, c'est un Victor "vendangeur ivre", comme dira Lamartine. Il lui prouve neuf fois son désir. Pour l'excuse de Victor, on est tenté d'admettre qu'il rattrapait le temps perdu. Mais lui qui avait attendu près de quarante mois aurait bien pu étaler son impatience sur plusieurs nuits. C'est sur une jeune épouse stupéfaite, éperdue, physiquement meurtrie, qu'il s'acharne ; cela engendrera vite une grossesse.
L'aurore qui va suivre va marqué le début d'une nouvelle tragédie. Eugène, devenu fou, est finalement interné dans un établissement psychiatrique. Victor a frappé à la porte de personnage haut placés et a obtenu gain de cause : Eugène sera soigné aux frais du gouvernement. Il mourra de folie en 1837 à Charenton.

Friedrich Wilhelm Nietzsche : Philologue, philosophe et poète allemand né le 15 octobre 1844 à Röcken, en Prusse, et mort le 25 août 1900 à Weimar, en Allemagne.

Liste bibliographique sur Friedrich Nietzsche :

Photo de Friedrich Nietzsche avec moustache.
Œuvres de Friedrich Nietzsche

1. Ainsi parlait Zarathoustra par Friedrich Nietzsche 1883 :

Ouvrage philosophique et poétique de Friedrich Nietzsche (1844-1900), écrit entre 1883 et 1885. C'est l'oeuvre capitale de Nietzsche, celle où les grandes idées du "Surhomme" et de "L'éternel retour" atteignent leur forme la plus achevée, leur signification la plus joyeusement positive. Après dix années de préparation dans la solitude des Alpes, Zarathoustra éprouve le désir de faire don aux hommes du miel de sa sagesse et descend à la ville: mais le peuple n'écoute pas sa voix inspirée, car il ne pense qu'à applaudir les acrobaties d'un danseur de corde et rit des paroles qu'il ne comprend pas. Zarathoustra devra donc se chercher des disciples auxquels il pourra adresser ses "Discours", défis belliqueux aux anciens idéaux, conçus en un style biblique.
Le premier de ces discours est une parabole intitulée "Les trois métamorphoses": on y apprend quelle doit être l'évolution de l'esprit humain, depuis l' obéissance, symbolisée par le chameau, jusqu'à la négation violente personnifiée par le lion et enfin à la pure affirmation dont l'enfant est l'image. Les discours suivants abordent les sujets les plus divers: ils s'élèvent contre la pusillanimité des médiocres qui se réfugient dans la tranquille somnolence de la morale; contre la métaphysique qui discrédite le monde en prêchant l' abstraction; contre l'aridité livresque d'une culture trop formée sur elle-même; contre l' ascétisme qui fait penser à la mort; contre le culte de l' Etat qui étouffe les hommes en faisant d'eux les esclaves d'un organisme impersonnel; enfin contre la vulgarisation de la pensée. D'autres discours contiennent par contre d'exaltantes affirmations: l'un glorifie la guerre comme stimulant des énergies humaines; un autre reconnaît, dans le dédoublement de soi, fruit de la solitude et de la méditation, la forme la plus belle d' amitié; un autre encore oppose aux valeurs abstraites la valeur de la vie, qui porte en elle-même son but; un dernier enfin enseigne la débordante générosité de la vertu saine qui aime à se donner.
Zarathoustra se retire à nouveau dans la solitude de la montagne; après "des mois et des années", il revient à sa prédication contre les "idéalistes": la Vie doit triompher et l'homme se libérer, par la victoire sur lui-même, du pernicieux instinct d' obéissance, pour se hausser à l'affirmation joyeuse de sa propre volonté. De nouvelles polémiques sont alors engagées contre les faibles prosternés dans la crainte de Dieu, contre les altruistes, les prêtres et les vertueux, contre ceux qui prêchent l' égalité, contre les savants, les poètes qui enseignent des chimères, contre les politiciens. En opposition avec ces polémiques, Nietzsche nous donne en intermède les trois magnifiques chants de Zarathoustra: le "Chant nocturne" où est exaltée la plénitude du bonheur qui aspire à donner sans cesse; la "Ballade" qui fête la vie dans sa spontanéité; le "Chant funèbre" qui est un hymne magnifiant la volonté de puissance. Enfin Zarathoustra, après avoir célébré la sagesse humaine comme divine imprévoyance et confiance dans la vie, délaisse une fois encore ses amis.
Ayant compris la doctrine de l' "Eternel retour", forme la plus haute de l'affirmation, il se présente pour la troisième fois aux hommes et glorifie maintenant l' inconscience du bonheur: il chante les puissances naturelles dont le déchaînement est une forme violente et merveilleuse de consentement, célèbre la victoire sur la mélancolie et invite les humains à se dépouiller de leur gravité: car pour la sagesse de Zarathoustra, il faut avoir "le pied léger". Il dicte enfin ses "nouvelles tables" des valeurs qui, en honneur de l' amoralité constructive de la vie, boulversent les antiques concepts fondés sur le principe du bien et du mal. Mais déjà Zarathoustra est retourné à sa solitude: après un pénible égarement dans le doute, il chante la plénitude de son âme et de la vie, invoquant l' éternité au nom de la joie. C'est enfin la dernière partie du livre, une sorte de "tentation de Zarathoustra". Dans la solitude, il est surpris par l'appel d'un cri d'angoisse: s'étant mis en quête, il rencontre successivement sept créatures qu i figurent symboliquement la survivance des antiques valeurs ou le travestissement des valeurs nouvelles: un devin qui incarne le dégoût de lavie; deux rois, écoeurés de la fausseté du pouvoir; un "scrupuleux d'esprit" empoisonné par son propre positivisme; un magicien, esclave de sa propre fantaisie inépuisable; le dernier pape, errant sans but depuis que "Dieu est mort"; l'homme le plus laid du monde qui par rancoeur a tué Dieu; le mendiant volontaire en quête de la félicité sur terre. Ces hommes supérieurs se sont réfugiés auprès de Zarathoustra. C'est ainsi que commence le banquet en l'honneur du "Surhomme" qui, surgissant de la masse, lui imprime une nouvelle vigueur. Mais aussitôt que Zarathoustra s'est éloigné, ses hôtes se sentent saisis d'une espèce d'angoisse équivoque: eux qui ne peuvent vivre sans Dieu, s'inclinent pour adorer un âne. Mais Zarathoustra revient à l'improviste, balaie cet opprobe, puis entonne le "Chant de l' Ivresse", ultime affirmation de la foi dans l'Eternel Retour; il termine par le "Rondo de Zarathoustra", intense et brève poésie dans laquelle est invoquée, comme dans le chant de minuit, la profonde, profonde Eternité". Ainsi prend fin, dans le matin radieux, l'histoire de Zarathoustra et ce sera bientôt l'avènement de vrais disciples.
Nietzsche a appliqué dans sa fable la loi du "talion", en voulant que ce soit ce même Zarathoustra, "qui créa l'illusion d'une organisation morale du cosmos", qui enseigne aux hommes à se libérer du moralisme. Quant au mythe du "Surhomme" il jaillit des plus pures profondeurs de la pensée nietzschéenne; cependant ce nom que l'auteur dit avoir "récolté dans la rue", lui vint de Goethe (voir "Faust", I, 1 et "Dédicace" des "Poésies"). La valeur artistique de Zarathoustra n'est pas toujours égale: un symbolisme lourd n'en est pas absent; des jeux de mots allant jusqu'au calembour douteux, une éloquence trop chargée, d'autant plus emphatique qu'elle est moins persuasive, se rencontrent souvent dans l'ouvrage. Tel quel, c'est néanmoins un chef-d'oeuvre poétique et, malgré la multiplicité  des sources (qui vont de la Bible aux poésies de Goethe, de la prose de Luther aux aphorismes des moralistes français), il conserve une originalité totale. Nietzsche put à bon droit se vanter, comme il le fit auprès de son ami Rohde, d'avoir, avec "Ainsi parlait Zarathoustra", porté la langue allemande à sa perfection. Cette oeuvre de Nietzsche inspira directement Richard Strauss (1864-1949) qui, en 1896, donna un poème symphonique intitulé: "Ainsi parlait Zarathoustra" (op. 30) qui est des plus brillants.

2. Aurore, Réflexions sur les préjugés moraux par Frédéric Nietzsche 1881 :

Ouvrage philosophique de Friedrich Nietzsche (1844-1900) écrit dans les années 1879-1881, publié en 1881. Il est constitué par 575 aphorismes "sur la morale considérée comme préjugé", rassemblés en cinq livres. Nietzsche lui-même avertit, dans un aphorisme de son dernier livre, qu'un ouvrage comme "Aurore" n'est pas fait pour être lu rapidement du commencement à la fin; il faut au contraire l'ouvrir souvent, pouvoir s'y plonger, "puis regarder ailleurs et ne rien trouver d'habituel autour de soi". Bien que ce livre marque le début de la campagne de Nietzsche contre la morale, on n'y rencontre aucune attaque, aucune négation, aucune malignité: il est plein du pressentiment d'une "transmutation de toutes les valeurs" qui enseignera aux hommes à "dire oui" à la vie, en se débarrassant de la fausseté du moralisme. Nietzsche n'entend pas nier la moralité au sens vulgaire du mot; bien qu'armé de méfiance, "suivant l'esprit de La Rochefoucauld", envers les imposteurs moraux, il ne nie pas qu'il y ait eu des hommes qui ont agi en ayant pour motif des "raisons morales", mais il nie que l'hypothèse sur laquelle ils se sont appuyés ait eu un fondement réel (de la même manière que l'on nie l' alchimie, alors qu'il y a eu des alchimistes, et de bonne foi). Pareillement, Nietzsche nie l' immoralité; mais il y a cependant des actions qui doivent être combattues et des hommes que l'on sait immoraux.
L'idée de "l' innocence du devenir" s'impose au philosophe: il pense que les actions dites morales doivent être accomplies, mais "pour des raisons différentes de celles que l'on a jusqu'ici adoptées". Pour la première fois apparaît, dans le développement de la pensée nietzschéenne, l'idée d'un "avenir de la noblesse" (201); la mesquinerie, bien plus, l' "indécense" de la politique de son temps donnaient à penser à Nietzsche qu'en dehors de ces milieux politiques se développerait une nouvelle aristocratie de la culture, consacrée "à l' idéal de la sagesse victorieuse". Nietzsche ressent vivement ce que peut avoir d'ennuyeux la culture, si on la conçoit sans enthousiasme et en dehors de la vie, comme ayant son but en elle-même, insatiable et vide, elle ne peut conduire qu'à la déception: le "Don Juan de la connaissance" (327) finira par être durement cloué à son illusion et transformé en "convive de pierre" au festin du savoir. Tout autre est pour Nietzsche le rôle de la culture; il n'est besoin que de voir l'aphorisme par lequel se clôt l'ouvrage ("Nous, aéronautes de l' esprit") qui exalte l' audace outrancière, mais pleine de foi, du penseur qui ne craint pas le naufrage, parce qu'il sait que d'autres voleront plus loin que lui. Mais pour comprendre tout à fait cet ouvrage, écrit en grande partie à Gênes où les humbles gens qui fréquentaient l'auteur l'appelaient "le Petit Saint", il faut peut-être lire d'abord la page consacrée aux "besogneux de l' esprit" (449) où il exprime sa conception de la vie austère et simple et où déborde un sentiment brûlant de charité humaine: page qui suffit à elle seule à démolir le mythe d'un Nietzsche amoral et insensible.

3. Au-delà du bien et du mal. Prélude à une philosophie de l' avenir. F Nietzsche 1886 :

Oeuvre du Philosophe allemand Frédéric Nietzsche (1844-1900), publiée en 1886.
Après le Wagnérisme de jeunesse, après la réaction critique suivante, marquée par "Humain, trop humain" et "Le voyageur et son ombre", cette oeuvre avec le grand poème "Ainsi parlait Zarathoustra", illustre la troisième période de la vie de Nietzsche, avant les derniers livres, déjà annonciateurs du drame final de la folie. Période de solitude, mais heureuse, baignée de lumière française et méditerranéenne, -car Nietzsche, installé à Nice depuis 1883, s'est presque entièrement séparé de l' Allemagne, -où la critique acerbe de la période précédente fait place peu à peu à un souci plus mesuré, l'édification d'une nouvelle morale de consentement absolu au monde, à la Vie, qui trouve son expression totale dans le mythe de l' Eternel retour dont Zarathoustra est le prophète. "Au-delà du bien et du mal" se présente ainsi, sous la forme habituelle d' aphorisme, comme une synthèse des idées de Nietzsche. On y trouve les thèmes anciens de l' irrationalisme et de l' amoralisme: d'abord un doute radical sur la valeur des philosophies. Au vrai, pour Nietzsche, il n'y a point de philosophie, mais seulement des philosophes qui se confessent, sans l'avouer, sous le masque de leur dialectique, qui, sous prétexte de connaissance, justifient un instinct, un préjugé antérieur: "ils sont tous des avocats qui ne veulent pas passer pour tels". Ce n'est pas de cette façon, naturellement, que la connaissance pourra avancer! Le plus grand obstacle à son progrès est certainement le préjugé de la morale, cette "tartufferie", dit Nietzsche, qui pousse le savant à se mentir sur le monde et sur lui-même. Mais la vérité n'a rien à voir avec le bonheur et la morale. Une chose pourrait être vraie, bien qu'étant au plus haut degré nuisible et dangereuse. Peut-être même la destinée fondamentale de l' Etre est de périr par la connaissance absolue. La vie morale est-elle une préparation à la philosophie, comme l'avait pensé saint Augustin et tout le monde chrétien avec lui? Nullement, réplique Nietzsche, qui voit dans la dureté et la ruse des conditions extrêmement favorables à l'éclosion d'esprits robustes et rappelle le mot de Stendhal affirmant qu'un banquier possède toutes les qualités requises pour faire un bon philosophe. Il faut consentir à l'idée que le monde se moque de nos mots, de nos pensées, de notre morale: le monde n'est ni bon ni mauvais: il est, forme primaire de la vie, un grand tout instinctif, où nous découpons arbitrairement des formes à notre convenance. Le monde, c'est la volonté de puissance, énergie pure, libre de toute loi, au caractère général et absolu. Il ne s'agit donc plus, comme l'avait fait Kant par exemple, de mettre en doute certaines formes de la pensée (l' espace, le temps), mais la pensée elle-même. Il ne s'agit plus de chercher les "fondements" de la morale, mais de reconnaître que la morale est elle-même un problème et peut être mise radicalement en question. Jusqu'à présent, c'est la morale qui a jugé l'homme.
Mais la morale n'est qu'une confession du moraliste, un "langage figuré des passions". La morale vaudra donc ce que vaudra le moraliste. Et Nietzsche, ici, pense avoir trouvé une distinction définitive: il y a deux grands types seulement de morales: morale des maîtres, qui est originairement celle d'une race barbare dominante, enivrée du plaisir de prendre une pleine conscience de sa supériorité sur la race dominée. En face, la morale des esclaves qui ne peuvent avoir d'autre but que d' humilier toutes les valeurs arstocratiques (morale égalitaire), d'alléger le poids de l'existence (morale utilitaire), d'annoncer une libération future (morale du progrès), de se préserver d'une vie trop dure (morale de la liberté, alors que la morale des maîtres est une morale du dévouement). Le type le plus achevé de cette morale des esclaves est bien le christianisme, qui, en opposant à tous les instincts de puissance l'idéal d' égalité devant Dieu, a avili l'Europe, protégé tout ce que la race avait de malade et de faible. Nietzsche reconnaît toutefois quelques vertus au christianisme: l' amour de Dieu, par exemple, est supérieur au lâche humanitarisme moderne: la religion conserve, pour le peuple, une efficacité éducatrice et sélective qu'utiliseront les philosophes de l'avenir. La morale chrétienne a tout de même fait de l' Europe un pauvre troupeau, et la démocratie, en continuant le christianisme, va instituer le règne d'une humanité universellement et identiquement médiocre: l'immense majorité continuera donc de s'abaisser, de se niveller: mais n'est-ce pas là le terrain le meilleur pour la naissance et la croissance d'êtres d' exception? Telle est l' espérance qui anime maintenant Nietzsche: une nouvelle aristocratie est possible; les philosophes de l'avenir, les hommes libres vont naître, qui auront surmonté le scepticisme moderne et chrétien, par un autre scepticisme, dont Frédéric II nous donne l'exemple, le "scepticisme de l'audacieuse virilité", qui trouve son exaltation dans le consentement total à l'irrationalité de la vie, au rythme invincible de l' Eternel Retour.

4. Considérations inactuelles par Friedrich Nietzsche entre 1873 et 1876 :

Ouvrage du philosophe allemand Frédéric Nietzsche (1844-1900), écrit et publié entre 1873 et 1876. La première "considération" fut écrite entre avril et juin 1873 et publiée en août; la seconde écrite à l'automne 1873, fut publiée en janvier 1874; la troisième, écrite au printemps 1874, fut publiée en octobre; la quatrième, écrite durant l'été 1875, fut imprimée en juillet 1876. La première "David Strauss, sectateur et écrivain" est une virulente attaque contre le "philistinisme culturel" qui a envahi l' Allemagne après la guerre victorieuse contre la France, amenant chez toute la classe cultivée une plate satisfaction de son degré de culture et la conviction d'avoir atteint la perfection dans ce domaine. En réalité cette prétendue culture triomphante n'est qu'une Babel de styles, une sorte de tacite accord des gens instruits pour repousser tout ce qui est vivant, afin que rien ne vienne troubler l'ordre quotidien de leur apathie. Le "philistin cultivé" prétend être le véritable homme de culture, agir en maître dans le domaine culturel avec sa mesquine mentalité conservatrice, réduisant les classiques à ses propres proportions, si bien que l'admiration qu'il professe pour eux est indigne. Le véritable artiste est toujours un chercheur et un destructeur; mais ces petits hommes aiment leur tranquillité, convaincus que la véritable culture allemande est entre leurs mains. C'est toute la classe de ces doctes satisfaits que Nietzsche flétrit en la personne de David Strauss, auteur d'un livre intitulé "L'ancienne et la nouvelle Foi" qui rend hommage aux temps modernes. Dans cette première considération se fait jour le mépris de Nietzsche pour tout le système allemand d' éducation de la fin du XIXe siècle, système orgueilleux et vide de substance.
La deuxième considération, "De l' utilité et des inconvénients des études historiques" est, elle aussi, un âpre réquisitoire contre ce "sentiment historique" fort répandu en Allemagne et qui, faussement compris, permet à une foule de philologues de considérer l' histoire comme une chose morte, bonne à être disséquée. Les philologues ont perdu de vue la véritable importance de l' histoire qui doit servir la vie et non la tuer. Chez l'historien, l' instinct constructeur doit toujours être en éveil; il lui faut revivre le passé à la lumière du présent: la sève de la vie doit le vivifier de telle sorte que l' historien puisse transformer le passé en vue des exigences du futur. Il faut que l'histoire ressemble à une oeuvre d'art si elle veut, en tant que force vive, stimuler l' action. Seules les grandes personnalités peuvent examiner et juger l' histoire en lui imprimant la vigueur de leur propre vitalité, en la plongeant dans l'atmosphère du "non-historique", unique atmosphère où puisse se développper la vie dans son devenir triomphant. Il faut une somme d'illusions pour créer quelque chose de grand, une sorte d' aveuglement amoureux à l'égard du passé, de façon à pouvoir y trouver un encouragement à persévérer.

❝ Charles Bukowski ❞

Écrivain américain 
(Andernach, Allemagne, 1920 ~ San Pedro, Californie, 1994)
Henry Charles Bukowski : Écrivain américain

Les Citations Célèbres de Henry Charles Bukowski :

La chose importante est la chose évidente que personne ne dit.
Les mariages, les liaisons, les amours d'une nuit l'avaient convaincu que l'acte sexuel ne valait pas ce que les femmes exigeaient en échange.
Les écrivains posent un problème. Si ce qu'un écrivain écrit est publié et se vend comme des petits pains, l'écrivain se dit qu'il est génial. Si ce qu'un écrivain écrit est publié et se vend moyennement, l'écrivain se dit qu'il est génial. Si ce qu'un écrivain écrit est publié et se vend très mal, l'écrivain se dit qu'il est génial. Si ce qu'un écrivain écrit n'est jamais publié et qu'il n'a pas assez d'argent pour s'éditer à compte d'auteur, alors il se dit qu'il est vraiment génial. En fait, la vérité est qu'il y a très peu de génie. Le génie n'existe quasiment pas, il reste invisible. Mais vous pouvez être assuré que les pires gratte-papier ont une confiance inébranlable en eux même.
Les hôpitaux, les prisons et les putes, telles sont les universités de la vie. J'ai passé plusieurs licences, vous pouvez me donner du Monsieur.
Extrait du film Barfly :
Des gens qui n'ont jamais de moments de folie. Quelle horreur que leur vie !
Extrait du film Barfly :
Cette urgence intérieure, comme une fleur, un festin. Cette chose qui me prend et qui rampe comme un serpent. Ce n’est pas la mort ; mais mourir résoudra son pouvoir. Un stylo désespéré m’échappe de la main. C’est dans une chambre minable qu’ils me découvriront, sans jamais savoir mon nom, ni mon propos, ni la valeur de mon évasion.
Au sud de nulle part [p 153 en Livre de Poche] :
Comme n'importe qui vous le dira, je ne suis pas un homme très affable. Les gens affables me donnent envie de dormir. J'ai toujours admiré les méchants, les hors-la-loi, les fils de pute. Je n'aime pas les petits gars rasés de près, portant cravate et nantis d'un bon boulot. J'aime les hommes désespérés, les hommes aux dents brisées et aux manières brusques. Ils m'intéressent. Ils ménagent plein de surprises et d'explosions. J'aime également les femmes de mauvaise vie, les pochardes vicieuses et fortes en gueule aux bas avachis et au visage ravagé dégoulinant de mascara. Les pervers m'intéressent davantage que les saints. Quand je suis avec des ratés, je me sens bien, étant moi-même un raté. Je n'aime pas loi, la morale, la religion, les règlements. Je refuse d'être modelé par la société.
Factotum :
Le boulot était simple et crétin, mais les employés trouvaient toujours un sujet d'agitation. Ils s'en faisaient pour leur boulot. Il y avait là un mélange de gars et de filles et il ne semblait pas y avoir de contremaître. Après quelques heures, une dispute éclata entre deux femmes. C'était au sujet des magazines. On emballait des bandes déssinées et quelque chose avait foiré. Les deux femmes devenaient violentes.
«Ecoutez, j'ai dit, ces bouquins ne valent la peine ni d'être lus, ni qu'on se dispute à leur sujet.
- Ça va, machin, qu'elle me dit, on sait que tu penses que ce boulot n'est pas assez bon pour toi.
- Pas assez bon ?
- Ouais, ça se voit. Tu crois qu'on avait pas remarqué ?»
C'est là que j'ai appris pour la première fois qu'il ne suffisait pas de faire son boulot, mais qu'il fallait aussi y trouver de l'intérêt, voire une passion.
Hollywood :
On nous traite comme des chiens, on fout en l'air nos meilleures idées, on transforme nos personnages en marionnettes, on édulcore nos dialogues - et qu'est-ce qu'on obtient au bout du compte ? La fortune !
Hollywood [p 113 en Livre de Poche] :
Le scénario avançait bien. Ecrire n'avait jamais été un travail pour moi. Aussi loin que remontaient mes souvenirs, ça s'était toujours déroulé de la même façon : mettre la radio sur une station de musique classique, allumer une cigarette ou un cigare, ouvrir une bouteille. La machine à écrire faisait le reste. Il me suffisait d'être là. Tout ça me permettait de continuer quand la vie elle-même avait peu à m'offrir, quand elle virait au film d'horreur. Il y avait toujours la machine pour m'apaiser, me parler, me divertir, me sauver. Dans le fond, c'est pour ça que j'écris : pour sauver ma peau, pour échapper à la maison de fous, à la rue, à moi-même.
Un jour, l'une de mes ex m'avait lancé : «Tu bois pour fuir la réalité !
- Bien sûr, ma chère», lui avais-je répondu.
J'avais la bouteille et la machine à écrire. Deux tiens valent mieux qu'un tu l'auras !
Hollywood [p 119 en Livre de Poche] :
Le cloisennement régnait toujours. Même dans ce jardin en ruine se reproduisaient les groupes des ghettos, les groupes de Malibu, les groupes de Beverly Hills. Ainsi, les gens les mieux habillés, en vêtements de grands couturiers, demeuraient ensemble. Chacun reconnaissait les siens et ne manifestait nulle envie de se mêler aux autres. Il me semblait déjà surprenant que certains d'entre eux aient accepté de venir dans un ghetto noir de Venice. C'est le dernier chic, avaient-ils peut-être pensé. Bien sûr, ce qui rendait tout ça puant, c'est que nombre des gens riches et célèbres n'étaient que de sales cons et de sales connes. Ils avaient simplement eu du pot. Ou s'étaient enrichi sur le dos de la stupidité des foules. En général, ils étaient sans talent, sans intelligence, sans âme, des étrons sur pattes, mais aux yeux du public, ils étaient comme des Dieux, beaux et révérés. Le mauvais goût créait plus de milliardaires que le bon. En définitive, ça se résumait à une question de suffrages. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Alors qui mérite quoi ? Personne ne mérite quoi que ce soit...
Hollywood [p 197 en Livre de Poche] :
Le téléphone sonnait sans arrêt. On désirait interviewer le scénariste. Je ne m'étais jamais rendu compte qu'il existait autant de magazines de cinéma ou de magazines qui s'intéressaient au cinéma. Ça me dégoûtait : cette fascination pour un genre qui, obstinément, immanquablement, film après film, se montrait incapable de produire quoi que ce soit de valable. Les gens étaient si habitués à voir de la merde sur les écrans qu'ils ne s'apercevaient même plus que c'était de la merde.
Les hippodromes représentaient une autre forme de gaspillage d'énergie et d'intelligence humaines. Les gens se pressaient aux guichets pour y échanger leur argent contre des tickets avec des numéros dessus. Et presque tous ces numéros étaient perdants. En outre, les sociétés de courses et l'Etat prélevaient 18 % sur chaque dollar joué, qu'ils se partageaient. Les plus cons allaient au cinéma et aux courses. Et moi, j'étais un con qui allait aux courses. Mais je m'en sortais mieux que la plupart des turfistes parce qu'après des années passées sur les hippodromes, j'avais fini par apprendre un truc ou deux. Chez moi, c'était un passe-temps, et je ne flambais jamais. Quand on a été pauvre longtemps, on en retire un certain respect pour l'argent. On ne veut plus jamais se retrouver sans le sou. C'est réservé aux saints et aux imbéciles. L'une des clés de mon succès dans l'existence, c'est qu'en dépit de toutes les folies que j'avais faites, je demeurais parfaitement normal : j'avais choisi de les faire, elles ne s'étaient pas imposées à moi.
Hollywood [p 230 en Livre de Poche] :
Et puis j'eus droit à ma petite bouffée d'orgeuil. Une équipe de télévision était venue d'Italie et une autre d'Allemagne. Toutes deux désiraient m'interviewer. Et toutes deux avaient des femmes à leur tête.
- Il nous a promis à nous d'abord, dit la réalisatrice italienne.
- Mais vous allez le vider de toute sa substance, dit la réalisatrice allemande.
- J'espère bien, répliqua la réalisatrice italienne. Je m'installai devant les projecteurs italiens.
- Que pensez-vous du cinéma ?
- Des films ?
- Oui.
- Je m'en tiens à l'écart.
- Que faites-vous quand vous n'écrivez pas ?
- Les chevaux. Je parie sur eux.
- Ils vous aident à écrire ?
- Oui. Ils m'aident à oublier que j'écris.
- Vous buvez dans ce film ?
- Oui.
- Vous trouvez que c'est courageux de boire ?
- Non, mais rien d'autre ne l'est.
- Que signifie votre film ?
- Rien.
- Rien ?
- Rien. Reluquer le cul de la mort, peut-être.
- Peut-être ?
- Peut-être signifie que ce n'est pas sûr.
- Qu'est-ce que vous voyez quand vous regardez le "cul de la mort" ?
- La même chose que vous.
- Quelle est votre philosophie de l'existence ?
- Penser le moins possible.
- C'est tout ?
- Quand vous ne trouvez rien d'autre à faire, soyez bon.
- C'est gentil.
- Etre gentil, ce n'est pas nécessairement être bon.
- Très bien, Mr Bukowski. Vous auriez quelque chose à dire aux téléspectateurs italiens ?
- Ne criez pas tant. Et lisez Céline.
Les projecteurs s'éteignirent.
L'interview allemande fut encore moins intéressante.
Hollywood [p 294 en Livre de Poche] :
Jon Pinchot s'avança :
- Salut, Sarah, salut, Hank, venez...
Un petit groupe de journalistes équipés de magnétophones à cassettes nous entoura. Je ne les connaissais pas. Quelques flashes partirent. Ils me bombardèrent de questions :
- Vous pensez qu'on doive faire l'éloge de l'alcoolisme ?
- Plus que de tout...
- Boire n'est pas une maladie ?
- Respirer est une maladie.
- Vous ne trouvez pas que les ivrognes sont odieux ?
- Si, la plupart. Mais la plupart de ceux qui ne boivent pas aussi.
- Qui peut s'intéresser à la vie d'un ivrogne ?
- Un autre ivrogne.
- Considérez-vous que l'alcoolisme soit socialement acceptable ?
- A Beverly Hills, oui. Dans les taudis, non.
- Etes-vous devenu "Hollywood" ?
- Je ne crois pas.
- Pourquoi avez-vous écrit ce film ?
- Quand j'écris, je ne me demande jamais pourquoi.
- Quel est votre acteur préféré ?
- Je n'en ai pas.
- Actrice ?
- Même réponse.
Jon Pinchot me tira par la manche.
- Il faudrait y aller. Le film va commencer...
Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau :
Se lamenter sur un cadavre est aussi inconséquent que de verser des larmes sur une fleur qu'on vient de couper. L'horreur, ce n'est pas la mort mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir. Ils n'ont aucune considération pour elle et ne cessent de lui pisser, de lui chier dessus. Des copulateurs sans conscience. Ils ne s'obsèdent que sur la baise, le cinoche, le fric, la famille, tout ce qui tourne autour du sexe. Sous leur crâne, on ne trouve que du coton. Ils gobent tout, Dieu comme la patrie, sans jamais se poser la moindre question. Mieux, ils ont vite oublié ce que penser voulait dire, préférant abandonner à d'autres le soin de le faire. Du coton, vous dis-je, plein le cerveau ! Ils respirent la laideur, parlent et se déplacent de manière tout aussi hideuse. Faites-leur donc entendre de la bonne musique, eh bien ils se gratteront l'oreille. La majeure partie des morts l'étaient déjà de leur vivant. Le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.
Vous voyez, sans les chevaux je perds mon sens de l'humour.
Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau :
Au final, j'aurai fait preuve en toutes circonstances d'une certaine somme d'indifférence et d'élégance. Ainsi je me rappelle la fois où les agents du FBI me tannèrent le cuir après m'avoir fait monter dans leur voiture. «MERDE, ALORS, CE CONNARD NOUS LA JOUE DEDAIGNEUSE !», s'était emporté l'un d'entre eux. Je ne leur avais pas, il est vrai, demandé pourquoi ils m'avaient arrêté ni où ils me conduisaient. «VOUS GOUREZ PAS, leur avais-je alors dit, je crève de peur.» Ils s'en étaient sur-le-champ trouvés ragaillardis. Pourtant, c'était assez simple, ils me paraissaient avoir débarqué d'une autre planète. Et je voyais mal comment établir le contact. Pour étrange que cela soit, leur présence ne me faisait ni chaud ni froid. Petite précision, mon comportement n'était étrange qu'au regard de la règle commune, pas selon mes critères. Je ne voyais que leurs mains, leurs pieds et leurs visages. Ce qu'ils avaient derrière la tête, je m'en tamponnais. Je n'ai jamais placé mes espoirs dans la raison ou dans la justice. Jamais, au grand jamais. Peut-être cela explique-t-il pourquoi je me suis toujours gardé d'écrire des livres à thèse. Pour moi, la communauté tout entière est frappée de non-sens, et personne n'y changera quoi que ce soit. On perd son temps à vouloir bonifier quelque chose d'aussi stérile. Ces tordus du FBI, en cherchant à me filer les foies, ne faisaient que se plier à la logique de leur fonction.
Le Postier [p 75 aux Éditions Grasset] :
Cette turne sur la colline respirait la mort. Je l'ai su le premier jour où j'ai poussé la porte-moustiquaire pour aller dans le jardin derrière. Un son zinzinant rebondissant vrombrissant bourdonnant est venu droit sur moi : 10 000 mouches se sont élevées dans les airs toutes en même temps. Tous les jardins avaient des mouches comme ça - il y avait ces hautes herbes vertes et elles créchaient là-dedans, elles adoraient ça.
Oh nom de Dieu, j'ai pensé, et pas une araignée à moins de 5 miles ! Comme je restais planté là, les 10 000 mouches ont commencé à redescendre du ciel, s'installant dans l'herbe, le long de la clôture, par terre, dans mes cheveux, sur mes bras, partout. Une des plus gonflées m'a piqué.
J'ai laché un gros mot et suis sorti m'acheter la plus grosse bombe de tue-mouches que vous ayiez jamais vue. Je les ai combattues pendant des heures, enragés, qu'on était, les mouches et moi, et bien des heures plus tard, toussant et malade à force de respirer le tue-mouches, j'ai regardé autour de moi et il y avait autant de mouches qu'avant. Je crois bien que pour chaque mouche que je tuais elles allaient dans l'herbe et en fabriquaient deux. J'ai abandonné la partie.
Pulp [p 12 en Livre de Poche] :
Pourtant, au départ, j'avais tous les dons. Par exemple, mes mains. De temps en temps, je les regarde et je réalise que j'aurais pu être un virtuose du piano, ou d'autre chose. Alors que, finalement, à quoi elles m'auront servi, ces mains ? A me gratter les couilles, à remplir des chèques, à cirer mes pompes, à tirer des chasses d'eau, etc. Conclusion, je les ai salopées, ces mains. Comme mon esprit, d'ailleurs.
Pulp :
Dans la vie, ne gagnent que ceux qui s'entêtent et auxquels la chance sourit. D'autant que, plus vous tenez ferme sur vos positions, et plus la chance peut se montrer bonne fille. Mais la plupart des humains lèvent le pied et échouent.
Souvenirs d'un pas grand-chose [p 227 en Livre de Poche] :
ABE MORTENSON, c'était la plaie de l'avoir autour. Mais, bah ! ce n'était quand même qu'un pauvre couillon. Un couillon, on peut lui pardonner parce qu'il ne fait jamais que courir dans la même direction et n'essaie pas de tromper son monde. Il n'y a que les trompeurs qui font souffrir les gens.
Souvenirs d'un pas grand-chose [p 239 en Livre de Poche] :
Je les regardai sortir de l'eau : on luisait de partout, on avait la peau douce et on était jeunes, on ne savait pas la défaite. Je voulais qu'ils veuillent de moi. Mais je refusais que ce soit par pitié. Et pourtant, malgré leurs corps et leurs esprits lisses et intacts, il leur manquait quelque chose : au fond, rien ne les avait jamais éprouvés. Lorsque, pour finir, l'adversité se mettrait de la partie, il serait peut-être trop tard. Ou alors, elle frapperait trop fort. Alors que moi, j'étais prêt. Enfin, peut-être.
Souvenirs d'un pas grand-chose [p 354 en Livre de Poche] :
Quant à ma vie, elle était toujours aussi lamentable qu'au jour de ma naissance. Une seule chose avait changé : maintenant, et ce n'était jamais assez souvent, je pouvais boire de temps en temps. Boire était la seule chose qui permettait de ne pas se sentir à jamais perdu et inutile. Tout le reste n'était qu'ennuis qui ne cessaient de vous démolir petit à petit. Sans compter qu'il n'y avait rien, mais alors ce qui s'appelle rien d'intéressant dans l'existence. Les gens vivaient en deçà d'eux-même, les gens étaient prudents, les gens étaient tous pareils. «Et dire qu'il va falloir continuer à vivre avec tous ces connards jusqu'au bout», pensai-je. «Nom de Dieu !» Et en plus, ils avaient tous des trous du cul et des organes sexuels ! Et des bouches ! Et des aisselles ! Et tout ça chiait et bavardait et était aussi mortellement ennuyeux que de la merde d'âne. Les filles ? Elles étaient belles de loin, lorsque le soleil jouait dans leurs cheveux ou brillait au travers de leurs robes. Mais à s'approcher d'elles et à les écouter couler de la cervelle par la bouche, on n'avait plus envie que d'aller s'enterrer sous une colline ou se cacher avec un fusil mitrailleur pour s'en protéger. Il était évident que je ne serais jamais capable d'être heureux, de me marier et d'avoir des enfants. Et pourquoi l'aurait-il fallu alors que je n'étais même pas foutu de me trouver un boulot de plongeur dans un restaurant ?
Souvenirs d'un pas grand-chose [p 387 en Livre de Poche] :
J'avais décidé que la fac n'était rien de plus qu'un endroit où se cacher. Les frappés qui finissaient par y rester à vie, ça se trouvait. C'était toute l'atmosphère universitaire qui respirait la mollesse. Personne ne vous y disait ce à quoi il fallait s'attendre dans la réalité. On vous bourrait de théories mais jamais on ne vous aurait dit combien les trottoirs étaient durs. Faire des études supérieures pouvait très bien vous bousiller un mec à jamais. Les livres, oui, ça pouvait ramollir. Une fois qu'on les avait refermés pour aller là-bas, là où ça se passait vraiment, il y avait besoin de savoir ce que personne ne vous disait jamais.
Souvenirs d'un pas grand-chose [p 397 en Livre de Poche] :
HISTOIRE de me préparer à l'avenir, je m'entraînai à la fréquentation des clodos. Ce que je découvris ne me plut guère. Ces hommes et ces femmes n'étaient ni brillants ni particulièrement audacieux. Ils ne voulaient rien de plus que la moyenne des gens. Sans parler de ceux qui étaient évidemment dérangés et avaient le droit de se balader dans les rues sans être inquiétés. Je remarquai que dans les cercles extrêmes de la société - ceux où l'on est ou très pauvre ou très riche - les fous avaient souvent toute liberté de se mêler au reste de la population.
Women [p 7 en Livre de Poche] :
J'AVAIS cinquante ans et n'avais pas couché avec une femme depuis quatre ans. Je n'avais pas d'amies femmes. Je les regardais quand j'en croisais une dans la rue ou ailleurs, mais je les regardais sans désir, avec une impression de futilité. Je me masturbais régulièrement, mais l'idée d'entretenir une relation avec une femme - même sans rapports sexuels - dépassait mon imagination. J'avais une petite fille de six ans, née hors mariage. Elle vivait avec sa mère, à qui je versais une pension alimentaire. Je m'étais marié des années auparavant, à trente-cinq ans. Mon mariage avait duré deux ans et demi. C'est ma femme qui avait demandé le divorce. Je n'avais été amoureux qu'une seule fois. Elle était morte d'une cirrhose. Morte à quarante-huit ans, alors que j'en avais trente-huit. Ma femme avait douze ans de moins que moi. Je pense qu'elle aussi est morte maintenant, mais je n'en suis pas sûr. Pendant les six années qui ont suivi le divorce, elle m'a écrit une longue lettre à chaque Noël. Je ne lui ai jamais répondu...
Women [p 60 en Livre de Poche] :
Nous nous sommes de nouveau disputés. Je suis retourné chez moi, mais je n'avais pas envie de rester là, à boire en Suisse. Il y avait des courses de trot attelé en nocturne. J'ai pris une bouteille et suis parti au champ de courses. Je suis arrivé en avance, j'ai choisi mes chevaux. Quand la première course s'est terminée, la bouteille était déjà plus qu'à moitié vide. Je mélangeais son contenu à du café brûlant et la mixture passait comme une lettre à la poste.
J'ai gagné à trois des quatre premières courses. Puis j'ai gagné un couplé dans l'ordre, si bien qu'à la fin de la cinquième course, j'avais près de deux cents dollars d'avance. Je suis allé au bar et j'ai consulté le tableau d'affichage. Ce soir là j'avais droit à ce que j'appelais "un bon tableau d'affichage". Lydia aurait été folle de rage si elle m'avait vu ramasser tout ce pognon. Elle n'aimait pas que je gagne aux courses, surtout quand elle perdait.
J'ai continué à boire et à raquer. À la fin de la neuvième, j'avais neuf cent cinquante dollars d'avance et j'étais fin soûl. J'ai mis mon portefeuille dans une poche intérieure et j'ai marché jusqu'à la cabine et j'ai composé le numéro de Lydia.
«Écoute bien, j'ai dit, écoute bien, espèce de salope. Ce soir, j'suis allé aux courses de trot attelé et j'ai gagné neuf cent cinquante dollars. J'suis un gagnant ! J'serai toujours un gagnant. Tu ne me mérites pas, salope ! Tu t'es foutue de moi ! Eh bien, c'est terminé, ras le bol ! Voilà ! J'ai pas besoin de toi et d'tes jeux à la con ! Tu m'entends ? Message reçu ? Ou est-ce que ton cerveau est encore plus épais que tes chevilles ?
- Hank...
- Oui ?
- Ce n'est pas Lydia. C'est Bonnie. J'garde les enfants de Lydia. Elle est sortie.»
J'ai raccroché. Suis retourné à la voiture.
Women [p 353 en Livre de Poche] :
Mon expérience avec Iris avait été délicieuse et satisfaisante, et pourtant je n'étais pas amoureux d'elle, ni elle de moi. S'attacher était facile, ne pas s'attacher difficile. J'étais attaché. Nous étions assis dans la VV, sur le parking supérieur. Nous avions du temps devant nous. J'ai mis la radio. Brahms.
«Te reverrai-je ? je lui ai demandé.
- Je ne crois pas.
- Tu veux aller boire un verre au bar ?
- Tu as fait de moi une alcoolique, Hank. Je suis tellement faible que je peux à peine marcher.
- C'est seulement la gnôle ?
- Non.
- Alors, allons boire un verre.
- Boire, boire, boire ! Tu ne penses donc qu'à ça ?
- Non, mais c'est un bon moyen de combler le fossé entre les gens. Comme en ce moment.
- Tu ne peux donc pas affronter les choses en face ?
- Je peux, mais je préfère pas.
- Mais c'est une fuite.
- Tout est une fuite : jouer au golf, dormir, manger, marcher, discuter, le jogging, respirer, baiser...
- Baiser ?
- Ecoute, on est en train de discuter comme des gosses. Je vais te mettre dans ton avion.»
Women [p 387 en Livre de Poche] :
«J'arrive demain soir. Tu viendras me chercher à l'aéroport ?
- Comment te reconnaîtrai-je ?
- Je porterai une rose blanche.
- Super.
- Dis-moi, tu es bien sûr que tu as envie que je vienne ?
- Oui.
- Parfait, je serai au rendez-vous.»
J'ai raccroché. J'ai pensé à Sara. Après tout, je n'étais pas marié avec Sara. Un homme a certains droits. J'étais écrivain. J'étais un vieux dégueulasse. Et puis les relations humaines étaient un tel fiasco. Seules les deux premières semaines étaient un peu émoustillantes, ensuite les participants perdaient de leur intérêt. Les masques tombaient, les gens se montraient tels qu'ils étaient : abrutis, imbéciles, givrés, revanchards, sadiques, assasins. La société moderne avait créé un type particulier, qui s'entre-dévorait avec son semblable. C'était un duel à mort - dans une fosse septique. Je me suis dit que le mieux qu'on pût espérer dans un rapport avec autrui était deux ans et demi. Le roi Mongut du Siam avait 9000 femmes et concubines ; Auguste le Fort de Saxonie avait 365 épouses, une pour chaque jour de l'année. La sécurité par la quantité.

A l'occasion de la fête de l'amour  je vous souhaite une joyeuse St-Valentin, et je vous dédie ce poème intitulé : 

Valentin & Valentine : 💝

Joyeuse Saint-Valentin 💌
Bonne fête de St-valentin à tous les amoureux
Ardent poème où l’amour est un emblème où l’amour, est bénédiction où l’amour est le seul souffle de survie …
En ce beau jour de Février 
Ô... Je demeure ton chevalier
💛
Je suis ton cupidon
Je suis ton Poséidon
💛
Je suis ton valentin
 Et aussi ton galantin
💛
Tu es ma psyché
Dans mon cœur nichée
💛
Tu es ma valentine
Ma terre de Rome de florentine
💛
Mon jardin de valentinage
D'amour le jardinage
💛
    Mon champs de tir à l'arc
Pour y régner comme un monarque
💛
Ma foudre en flèche
Sur ton cœur en flammèche
💛
Sur ton cœur et ton âme
Chère Femme que je réclame
💛
Je t'offre mon jardin glamour
Où poussent les fleurs de mon amour
💛
Je t'offre les fleurs du mois Mars
Et te chanter les airs de valses
💛
Je t'offre les fleurs du mois d'Avril
Et mon cœur d'argile
💛
Je t'offre les couleurs vermeilles
Je t'offre les merveilles
💛
Je t'offre le soleil
Sur toi, la nuit veille
💛
Je t'offre l'aube et les oiseaux chantants
Je t'offre la lune sur un nuage blanc
💛
Je t'offre le printemps
La saison de tout les temps
💛
Un jardin de douceur et de tendresse
Que je laboure pour que notre amour ne cesse
💛
Semons les fruits
Tout les deux unis
💛
Main dans la main
Aujourd'hui et demain
💛
Je te prendrai dans mes bras
Te murmurer des mots tout bas
💛
Je t'aime et je ne cesserai jamais de t'aimer
Et d'aimer le jour où je t'ai aimé..... Ô...Ma bien aimée
💚
Le Copyright © H. Aoudia

Poème : Le jour de la Saint-Valentin 

image de saint valentin très romantique
Fête de la saint-valentin 2017
Au jour de la Saint-Valentin, tout le monde est rayonnant 
Chaque dulcinée se bichonne pour se faire belle 
Son soupirant l’invite à un bon dîner aux chandelles 
Pour elle, il doit être attentionné, aimant et galant 
💗
Les amoureux transis s’inspirent de très beaux poèmes
Atteints du syndrome d’Éros , ils se disent : « je t’aime ! » 
S’offrent des cadeaux, s’échangent des câlins !
💜
Le jour de la Saint-Valentin, les cieux offrent à la terre 
Une cascade de météorites bien en diamant
Les étoiles filantes portent des messages touchants 
« Dieu bénit tout sentiment noble et tout sourire solaire ! »
💙
Certes ! Au fantastique jour de la Saint-Valentin 
Chacun de nous doit oublier ses tracas et soucis
Pour aimer sa seule moitié et apprécier la vie
Tout en étant tendre et gentil jusqu'au petit matin 
💚
À chaque jour de la Saint-Valentin, écoutons notre cœur 
Faisons la paix, aimons-nous comme Éros le suggère 
Composons donc notre symphonie extraordinaire 
Avec des bouquets de roses aux mille couleurs et senteurs

Dans le même thème, j'espère que vous aimerez aussi :  Saint-Valentin 2017 : SMS & Textos, Messages originaux pour la Saint-Valentin.

Bonjour tout le monde un petit passage pour vous souhaiter à toutes et à tous une bonne Saint-Valentin ainsi qu'une excellente journée. En ce jour, bien que l'amour se fête chaque jour, je tenais à vous le souhaitez, et que vous en profitiez à max avec votre douce moitié.

Article mis à jour le 11/02/2017, publié initialement le 14/02/2015.

Poésie Romantique pour la St-Valentin 2017 🌹 :

Carte virtuelle pour la saint-valentin
St-Valentin ...

LA FÊTE DE L'AMOUR : (14 Févr 2017)

C'est pour sauver la mémoire 
Que ce sacré saint Valentin 
Nous offre l'amour et la gloire,
Et c'est pour tous la fête demain.
💘
Nous irons sagement aux temples, 
Pour croiser ensemble nos mains 
Et réchauffer par nos exemples 
Le plus beau et joli cadeau Divin.
💘
Comme un lion plein de rage, 
Tu seras mienne je serais tien 
L'amour m'ouvre un passage 
Enivrant-nous,buvons du vin.
💘
Je disais à cette journée sobre 
Que cela nous fera du bien 
Ô nuit, tu vas dans ton ombre 
Suffira le feu des chauds câlins.
💘
Mon dernier soleil se lève 
Je t'embrasse jusqu'au matin 
Et ton souffle chaud m'enlève 
Même pour un brin de rien.
💘
Mais enfin ta main propice 
Et la fine rondeur de tes seins 
M'ont conduit vers le précipice 
La vie est ainsi, je ne la crains.
💘
Mon mal semblait se nourrir 
Je l'avoue, suis un chaud lapin 
Je n'ai jamais cessé de s'ouvrir 
Le plaisir sera notre quotidien.
💘
J'ai vu mes belles journées  
Une journée d'amour sans fin 
Au midi de mes années 
Je vis et j'avance serein.
💘
De cette nécessité et de ce besoin. 
Je puise dans ce saint, mon trésor.
Tes rondeurs,tes hanches,tes reins 
Acceptent les désirs de mon corps !
© Riahi Mohamed

Valentin mon cher :

Monsieur Valentin
Dis moi Monsieur
Comment me valentiner
Comment aimer avec désir
Comment chercher 
Tout ce plaisir
Charnel et sans frontières
Dis moi comment mourir
Pour le plaisir d'aimer
Briser les miroirs de l'enfer
Casser le silence 
De l’âme Mère
Mettre soi contre le mur
Et s'envoler libre et sur
Vers les dômes de l'injure
Dis moi..
Ce plaisir 
Atteint en toute ardeur
Est ce qu'il suffit
Est ce qu'il perdure
Je voudrais faire de même
Dis moi Monsieur Valentin
Quand s'abat 
Sur moi 
Le beau matin
Enfer et feu 
Volcan de rage 
Et vie qui voyage
Dans le train 
De l'Incertain
Valentin
Dis moi Comment 
Me Valentiner??
©  Inokane M

Toi, Mon Valentin, à moi...

Un poème de Dominique Elivra :

Ton sourire est mon rayon de soleil,
Ta tendresse est mon réconfort,
Tu es la joie de mes jours,
Une étoile qui me guide...
🏵
Près de toi, j'oublie tout,
Dans tes bras, je me sens libérer,
J'ai l'impression de revivre,
Une sensation de renaître...
🏵
Un amour qui court sur tout mon corps,
Un amour qui enflamme mon cœur,
Un amour qui réanime ma vie.
🏵
Mon cœur bat à chamade,
Tu es mon arc-en-ciel,
Tu apportes des couleurs à mon bonheur,
Ta présence me rassure...
🏵
Mes yeux brillent de maintes étincelles,
Mon regard resplendit de bonheur,
Mes lèvres tremblent,
Mon corps est un chardon ardent...
🏵
Un amour qui court sur tout mon corps,
Un amour qui enflamme mon cœur,
Un amour qui réanime ma vie.
🏵
Personne ne peut te remplacer,
Mon cœur ne bat que pour toi,
Mes pensées à chaque instant vont vers toi,
Je n'aime que toi...
🏵
J'ai besoin de toi,
Tu as su me donner,
Le plus beau des cadeaux,
L'amour avec un grand A ...
🏵
Un amour qui court sur tout mon corps,
Un amour qui enflamme mon cœur,
Un amour qui réanime ma vie.
🏵
Tu es un homme qui m'accepte,
Tu me prends comme je suis,
Tu m'entoures de tout ton affection,
Tu es là, présent dans mes détresses.
🏵
Ta présence es ma source de vie,
Tes paroles m'apportent le réconfort,
Tu es le plus beau de tous les cadeaux,
Tu es ma drogue de tous les instants...
🏵
Un amour qui court sur tout mon corps,
Un amour qui enflamme mon cœur,
Un amour qui réanime ma vie.
Toi, mon Valentin, à moi...
Beau poème d'amour pour la saint valentin
Poème en image pour la fête des Amoureux !
Chacun accrochera à sa plume la magie des mots d'amour pour la Saint Valentin, j'ai essayé de tremper la mienne dans le bon encrier- Je T'AIME il faut pouvoir le dire à "l'amour personifié" et si c'était toi ?

Je t'aime, tendre aveu à Valentin :

Par © Karmanda Maghi 

J’ai reçu ton bouquet aux pétales bonheurs 
Il éclabousse mon âme de parfums en couleurs

Je serre contre mon cœur l’idée de toi et moi.
J’ai tant imaginé le jour où tu seras là !
🌸
En Roses odorantes aux teintes messagères 
Se tressent déjà nos lianes, tissées de mots sincères.

Le langage des fleurs, pour moi reste un mystère,
Il vient peindre en mon cœur notre amour privilège.
🌸
Le plus beau des bouquets est celui qu’on prononce,
En quelques mots d’amour, sans épines, sans ronces,

Son parfum enivrant nous transporte un instant 
Vers les lianes tressées à nos cœurs palpitants.
🌸
Chaque bouquet est unique, nul autre ne le remplace,
Partition de musique, en accords désaccords,

Se faneront les notes, moins vite dans l’espace…
La vie est un jardin, j’aime ses roses encore.
🌸
Comme je t’aime aujourd’hui : enfin je peux le dire 
Le voile s’est levé à mon premier soupir

Si simple à prononcer, le dire n’est plus dilemme 
Quand tout de moi me dit : c’est lui, l’homme que Tu aimes.

Poème : St-Valentin amour ou malheur :

J'aimerais connaître cette émotion tendrement féline
Je veux qu'elle soit très tendre, passionnée et câline!
Je n'ai jamais jusqu'à aujourd'hui été assez aimé,
Pour pouvoir dire ce qu'est la fête de la St-Valentin!
💟
Ces femmes qui ont leur Valentin doivent le mérité!
Car ils ne choisissent que des perles inestimables!
Suis-je que destinée à un amour impossible ou lointain?
Pourtant je fais tout pour être des plus aimables!
💟
Je vais comme à chaque année, oublier cette journée,
Celle réservée aux amoureux, qui n'est pas mon cas,
Moi, j'ai aimé, mais pour être aimé passons à côté!
L'amour doit-il accepter les coups que te donnent les gars?
💟
Dois-tu toujours lui demander qu'il te donne de l'amour ?
Dois-tu lui rappeler ton existence, à chaque jour ?
Je pensais que la st-Valentin était un jour de bonheur !
Mais à moi il fait tort et c'est un jour de malheur !

Petit texte pour saint valentin :

Chaque jour est une Saint-Valentin
Depuis que j’ai fait allégeance
A ta vénusté,
Depuis ce jour de notre alliance
A jamais sacré,
Chaque jour avec toi sans toi
Sous mon toit passé,
Est Saint-Valentin plein de joie,
D'aléa si heureux.
💗 💗 💗
Joyeuse Saint-Valentin à une personne unique à mes yeux et dans mon cœur ...

Le mois de janvier laisse bientôt place au mois de février et avec vient la Saint-Valentin. Fête des amoureux, elle est l'occasion de prouver son amour à l'élu de son cœur. Alors que se soit un SMS d'amour romantique, une petite attention, une surprise, un cadeau ou encore une demande en mariage, n'oubliez de fêter dignement ce jour de l'amour avec l'élu de votre cœur.

Article mis à jour le 11/02/2017, publié initialement le 11/02/2014

Sublimes textes pour souhaiter une joyeuse St-Valentin :

Joyeuses Saint-Valentin 💗 2017
Saint-Valentin 2017
Dédicace pour les amoureux et les amoureuse du monde. Bonne expérience d'amour pleine de charme et de joie, de paix, de plaisir de bonheur de tous qui mérite un bon cœur. For lovers, Happy Valentine's Day ! Pour les amoureux, Bonne Saint Valentin !

SMS et Message pour la fête de l'amour :

Je ne t’ai pas souhaité un bon Valentin
Le jour de la fête de l’amour
Parce que je t’aime chaque jour
💟
Joyeuse Saint valentin Mon Amour
Joyeuse Saint valentin à notre couple d'amour
💟
Quand tu es là, je revisite des instants uniques 
où plus rien d'autre n'a d'importance, 
et le monde entier est là, 
dans un silence, accroché à mon bonheur
💟
On ne peut pas écrire « il » sans « l » (elle) ;
C’est pourquoi "il" ne peut pas vivre sans « l » "elle".
Joyeuse Saint-Valentin a tous les amoureux.
💟
Coucou mon cœur, excellent et douce nuit, 
très jolis rêves et bon gros dodo, 
bon repos, très bon samedi,
gros bisous très bonne St-Valentin à toi !
💟
Je veux te souhaiter Joyeuse St-Valentin mon amour.
 Je pense à toi tous les jours et encore plus aujourd’hui.
💟
Je n'ai aimé qu'une fois sur cette terre 
Une belle maîtresse aux yeux clairs 
C'est toi, mon amour, toi mon cœur 
Douce Saint-Valentin
💟
Je te donne le respect 
Je te donne mon amour 
Je te donne l'affection 
Je te donne ma paix !
Alors, soyons unis !
Toi et moi : tous les deux 
Dans l'unité et l'amour
La paix et le bonheur ...
💟
Tu es mon Valentin aux jeunes rides, 
L'adonis de mon âme candide ; 
Ta flèche a transpercé mon corps il y a 15 ans, 
Embrasant pour toujours mon cœur d'enfant.
💟
Que la Saint-Valentin débute et se termine sur une
 note de gaieté, je t'aime avec tous tes défauts, 
Bonne Saint-Valentin Avec Amour

Déclaration d'amour pour la St-Valentin :

Fêtons la saint-valentin 
La dulcinée met sa plus belle robe
Pour dîner et danser jusqu’à l’aube
Avec son bel amant, son cavalier
Son prince charmant, son fiancé.

L’aura des dieux de l’amour illumine
Le chant lyrique de cupidon fascine
Vénus et Éros frappent à chaque porte
Leur mélodie berce et transporte.

Chaque rendez-vous de la saint-valentin
Donne un bon souffle d’amour cristallin
Des bouquets de roses de toutes les couleurs
Émane un parfum exquis aux belles senteurs.

Amoureux le poète écrit son poème
Pour dire à sa sylphide : « je t’aime »
Le charme de sa bien-aimée séduit
Il veut passer avec elle toute la nuit.

Le couple vit dans un état second
En écoutant la musique de cupidon
La beauté de vénus éclaire et éblouit
Éros est porteur de bonheur inouï.

Les amoureux savourent la sérénade
Comblé, leur jeune cœur bat la chamade
La fête de la saint-valentin est de retour

Procure la joie une déclaration d’amour

Textos d'amour pour la saint valentin :

Je t’offrirai toutes sortes de roses aux mille parfums 
Chaque jour je te cueillerai une fleur de vie à la rosée du petit matin
💝
Nous partirons ensemble au loin pour parfaire notre destin 
Nous irons en croisière à l’île de Saint-Valentin
💝
Chaque jour nous fêterons dans la joie et le bonheur 
Et prendrai bien soin de toi et veillerai à toi au petit grain
💝
Je ne cesserai de ressasser dans tous les coins le même refrain 
Pour moi et toi ce sera tous les jours la St-Valentin
Bonne journée et Bonne fête ma tendre princesse


Jolie carte de voeux virtuelle pour la saint valentin

Joyeuse Saint Valentin mon tendre Amour,
Je t'aime, Pour toujours
💌
Bonne fête à vous,
Valentines et Valentins,
L'amour vous va au teint
Et moi... je pense à vous
💌
Tu m'habites,je ne te dois rien, 
mais je t'offre mon cœur
💌
En ce jour de Saint-Valentin,
je t'envoie beaucoup d'amour et de joie,
où mon cœur ne recherche que ton bonheur.
💌
Pas une nuit, pas une journée,
Sans que tu ne sois pas dans mes pensées,
Heureuse Saint-Valentin !
💌
En ce jour de St-valentin, je tiens à expliquer quelques mots
 pour t’exprimer la flamme qui brûle en moi.
Ces textes que j'écris, ne peuvent pas expliquer
toute l'amour que j'ai pour toi, je t'aime !
💌
Je pense à toi chaque seconde de ma vie, je t’aime à la folie.
Je rêve de toi, et mes rêves ne seraient rien sans toi.
Bises mon amour
💌
Des mots qui parviennent du cœur,
Pour te souhaiter une heureuse St-Valentin,
Mon chère et tendre amour ...

Idée de texte pour la Saint-Valentin :

SMS St-Valentin pour  femme

Mon amour, tu es ma bouteille d’oxygène,
Sans toi je ne peux pas vivre.
J’ai besoin de toi à chaque moment de ma vie.
💖
C'est la Saint Valentin et comme je ne suis ni Victor Hugo, 
ni Baudelaire, je ne peux te dire qu'une 
seule chose aujourd'hui : Je t'aime !
💖
La Saint-Valentin me permet de te dire que 
j'entends toujours le mot "Je t'aime" chuchoter dans mon cœur. 
Mon amour est sincère et vrai.  
je n'ai qu'un seul souhait, c'est de partager le sentiment
 le plus magnifique de tous, avec toi que j'aime.

Texte St Valentin pour homme

Beaucoup d'amour et de joie à toi, chéri, 
en ce jour où mon cœur ne recherche que ton plaisir.
Je t'aime et je t'adore mon chéri, Joyeuse Saint-Valentin !
💛
Pas de spécial Saint Valentin pour toi. 
Tu es l'unique pensée de ma vie! Mais quand même,
 je t'ai fait une petite surprise. 
Rendez-vous à 18h00 chez moi bien sûr, bisou !
💜
Une heureuse Saint-Valentin à l’homme le plus doux 
que je pouvais désirer, mon bonheur est que 
tu sois heureux, ma joie que tu sois joyeux !

SMS Saint Valentin pour ses amis

Pour mes ami(e)s du monde entier, j'offre à l'occasion de la Saint Valentin, 
un doux parfum de rose que mon jardin édénique a vue naître, 
pousser et embaumer nos êtres que le soleil a éclairés idylliquement !
💗
Joyeuse Saint Valentin à tous !
Ceux qui sont pris, qui sont bientôt pris,
ceux qui pensent être pris, ceux qui sont pris sérieusement,
 ceux qui prient pour être pris...

💗 Joyeuse Saint-Valentin à tous les Amoureux 💗

Austin Jack

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marie france gobé

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Modvareil

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Mohamed Salah Ben Amor

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