Citations ami : Ces citations définissent l'ami et l'amitié, consultez également nos meilleurs proverbes.

Citations sur l'ami :

Citations sur ami
Ces 76 citations sur ami vous sont offertes par www.poesie-damour.net.

Que représente pour vous un ami ?

Ces citations nous donnent quelques conseils judicieux sur l'amitié.

❝ Un ami vaut mieux que deux tu les auras.❞
« Citation de Philippe Soupault ; L'Amitié - 1965.»

❝ Heureux amis qui s'aiment assez pour (savoir) se taire ensemble.❞
« Citation de Charles Péguy ; Pensées - XXe siècle.»

❝ Une fois sur deux, un ami qui se marie est un ami perdu.❞
« Citation de Michel Tournier ; Le médianoche amoureux - 1989.»
Quiconque n'est jamais dupe n'est pas ami.
Citation de Joseph Joubert ; Les Carnets - XIXe siècle. 
La confidence avec un bon ami jamais, sans l'offenser, ne s'exerce à demi.
Citation de Pierre Corneille ; La Veuve - 1632. 
Un ami est celui qui me rend justice au sens profond et fondamental du terme.
Citation de Francesco Alberoni ; L’amicizia - 1984 (L’amitié) 
Nous pardonnons aisément à nos amis les défauts qui ne nous regardent pas.
Citation de La Rochefoucauld ; Réflexions ou Sentences et Maximes morales, 428 - 1665. 
Il est plus honteux de se défier de ses amis que d'en être trompé.
Citation de La Rochefoucauld ; Réflexions ou Sentences et Maximes morales, 84 - 1665. 
Il est doux de voir ses amis par goût et par estime ; Il est pénible de les cultiver par intérêt, c'est solliciter.
Citation de Jean de La Bruyère ; Les Caractères, Du cœur - 1688. 
C'est assez pour soi d'un fidèle ami ; c'est même beaucoup de l'avoir rencontré.
Citation de Jean de La Bruyère ; Les Caractères, Du cœur - 1688. 
Il y a telle femme qui aime mieux son argent que ses amis, et ses amants que son argent.
Citation de Jean de La Bruyère ; Les Caractères, Des femmes - 1688. 
Il n'y a pas d'amis : il y a des moments d'amitié.
Citation de Jules Renard ; Journal du 5 janvier 1894. 
La seule façon d'avoir un ami est d'en être un.
Citation de Ralph Waldo Emerson ; De l'amitié. 
Ô homme ! qui que tu sois, riche ou pauvre, sois l'ami des hommes et tu seras l'ami de Dieu.
Citation de Joseph Alphonse ; Essai sur l'esprit de l'éducation - 1814. 
Un ami qui ose nous dire nos défauts, disait Socrate, est le plus grand présent de la divinité.
Citation de Joseph Alphonse ; Essai sur l'esprit de l'éducation - 1814. 
On ne peut avoir qu'un véritable ami : de même qu'on ne peut bien aimer qu'une seule femme.
Citation de Joseph Alphonse ; Essai sur l'esprit de l'éducation - 1814. 
Le vrai sage, ou le vrai homme, est l'ami de tous les hommes.
Citation de Joseph Alphonse ; Essai sur l'esprit de l’éducation - 1814. 
Un ami est un don du ciel.
Citation de Maxalexis ; L'amitié sincère - 2004. 
Abandonner son ami, dès que la faiblesse le fait chanceler ou tomber, C'est manquer à la plus essentielle obligation de l'amitié.
Citation de Louis-Silvestre de Sacy ; Traité de l'amitié - 1701. 
Les vrais amis sont les solitaires ensemble.
Citation d'Abel Bonnard ; L’Amitié - 1928. 
Un ami sûr se révèle dans l'adversité.
Citation de Cicéron ; De l'amitié, XVII, 64 - Ier s. av. J.-C. 
🌸 A ne pas manquer :  Proverbes sur l'amitié et l'adversité.
Pour mériter le nom d'ami, il faut aimer avec discernement et sans intérêt.
Citation de Louis-Silvestre de Sacy ; Traité de l'amitié - 1701. 
Il n'est pas d'ami plus sûr qu'un bon jugement.
Citation de Xavier Marnier ; Lettres sur l'Islande - 1837. 
Si vous rendez visite à un ami infidèle, prenez les détours, Si vous allez chez un ami vrai, prenez le droit chemin.
Citation de Xavier Marmier ; Lettres sur l'Islande - 1837. 
Si tu as un ami fidèle, visite-le souvent, Le chemin que l'on ne fréquente pas se couvre d'herbes et de plantes.
Citation de Xavier Marmier ; Lettres sur l'Islande - 1837. 
L'ami fidèle est une protection puissante ; celui qui l'a trouvé a trouvé un trésor.
Citation d'Aristote ; Éthique à Nicomaque - IVe s. av. J.-C. 
Avoir un ami, c'est une seconde vie.
Citation de Baltasar Gracian ; Oraculo manuel, III - 1647. 
Le plus précieux des biens est un ami avisé et dévoué.
Citation de Darius ; Antiquité persane. 
L'ami est quelquefois plus proche qu'un frère.
Citation de la Bible ; Livre des proverbes, XVIII, 24 - IVe s. av. J.-C. 
Ayez un ami sincère qui vous éclaire sur vos défauts.
Citation de Diogène le Cynique ; La Politeia - IVe s. av. J.-C. 
La véritable amitié doit porter les hommes à supporter les défauts de leurs amis.
Citation d'Horace ; Satire III - 29 av. J.-C. 
Ayez peu d'amis : les vrais amis sont si rares !
Citation de Théodore-Henri Barrau ; Livre de morale pratique - 1862. 
L'amitié est un si grand bien, qu'un seul et véritable ami est un trésor inappréciable.
Citation de Théodore-Henri Barrau ; Livre de morale pratique - 1862. 
Qu'est-ce qu'un ami ? un parent de notre choix.
Citation de Claude-Adrien Helvétius ; De l'Esprit - 1758. 
La force de l'amitié ne se mesure pas sur l'honnêteté de deux amis, Mais sur la force de l'intérêt qui les unit.
Citation de Claude-Adrien Helvétius ; De l'Esprit - 1758. 
Parmi le tumulte du monde ayez quelque ami sûr, Qui fasse couler dans votre âme les paroles de la vérité.
Citation de la Marquise de Lambert ; Avis d'une mère à son fils - 1726. 
Le premier mérite qu'il faut chercher dans notre ami, c'est la vertu.
Citation de la Marquise de Lambert ; Avis d'une mère à son fils - 1726. 
L'ami, c'est plus difficile à trouver que la fortune.
Citation de Marie-Claire Blais ; Un Joualonais, sa joualonie - 1973. 
La vie d'un ami, c'est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.
Citation de George Sand ; L'histoire de ma vie - 1855. 
Ne te hâte ni de faire des amis nouveaux, ni de quitter ceux que tu as.
Citation de Solon ; Fragments - VIIe s. av. J.-C. 
L'ami est pour son ami un bouclier.
Citation d'Abu Shakour ; Les premiers poètes persans - Xe siècle. 
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La citation sur ami :

Proverbe : Plus l'ami est ancien, meilleur est l'ami, disait Plaute.

❝ Il est plus facile de pardonner à un ennemi qu'à un ami.❞
« Citation de William Blake ; La motte et le galet - 1792.»

❝ Écoute toujours le conseil d'un ami fidèle.❞
« Citation de Properce ; Élégie, Liv. I, XX, À Gallus - Ier s. av. J.-C.»

❝ Connais les défauts de ton ami, ne les hais pas.❞
« Citation de Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.»
Il ne vaut pas la peine de vivre, si l'on n'a pas un bon ami.
Citation de Démocrite ; Sentences et proverbes grecs - IVe s. av. J.-C. 
Qui nous a fait une offense ne saurait jamais devenir notre ami.
Citation d'Alexander Pope ; Maximes et réflexions morales - 1739. 
Deux choses peuvent causer beaucoup de peine ; un ami chagrin, et un ennemi joyeux.
Citation de Jean-Benjamin de Laborde ; Pensées et maximes - 1802. 
L'homme est le meilleur ami du chien.
Citation de Paul Carvel ; Jets d'encre - 2000. 
Mon meilleur conseiller, mon ami mortel, le temps.
Citation d'Edgar Morin ; Le vif du sujet - 1962. 
Peu d'hommes sont naturellement portés à admirer sans envie un ami heureux.
Citation d'Eschyle ; Agamemnon - Ve s. av. J.-C. 
Un ami en moins, une guerre en plus.
Citation de Daniel Pennac ; Monsieur Malaussène - 1995.
A découvrir : Les belles phrases et citations sur l'amitié.

Citations Ami / ennemi : 

Proverbe : Pardonne à un ennemi, tu gagneras un ami, disait Publilius Syrus.
On doit plus redouter la jalousie de ses amis, que les embûches de ses ennemis.
Citation de Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C. 
Entre tous les ennemis, le plus dangereux est celui dont on est l'ami.
Citation d'Alphonse Karr ; Les guêpes - 1839 à 1849. 
Il faut haïr son ennemi comme s'il pouvait un jour devenir un ami, Et aimer son ami comme s'il pouvait devenir un ennemi.
Citation de Sophocle ; Ajax - Ve s. av. J.-C. 
Mon bon ami, ayons des amis sévères, des amis qui nous injurient en face et qui nous défendent devant le peuple, un ami ennemi.
Citation d'Honoré de Balzac ; Correspondance - 1839. 
Ami est quelquefois un mot vide de sens ; ennemi, jamais.
Citation de Victor Hugo ; Tas de pierres - Posthume, 1901. 
Pardonne à un ennemi, tu gagneras des amis.
Citation de Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C. 
Une plaisanterie n'a jamais gagné un ennemi, mais a souvent perdu un ami.
Citation de Thomas Fuller ; Gnomologia - 1732. 
Choisis tes ennemis ; mais laisse les amis te choisir.
Citation d'André Gide ; Conseils au jeune écrivain - Posthume, 1956. 
Le sage tire plus de profit de ses ennemis que le fou n'en tire de ses amis.
Citation de Baltasar Gracian ; L'homme de cour - 1646. 
Il faut pardonner aux amis et aux ennemis tout ce qui est pardonnable.
Citation de Christine de Suède ; Maximes et pensées - 1682. 
Les reproches de nos ennemis font plus d'impression sur nous que les conseils de nos amis.
Citation de Chevalier de Méré ; Maximes et sentences, 23 - 1687. 

Citations ami :

Proverbe - Mon ami est un autre que moi, affirmait Cicéron.

❝ Ne te jettes entre les bras d'un ami que tu n'as pas suffisamment éprouvé.❞
« Citation de George Sand ; Lettres d'un voyageur - 1834.»

❝ Un rival malheureux est toujours mon ami.❞
« Citation de Lucien Émile Arnault ; Régulus, I, 4 - 1822.»
Pour conserver un ami, il faut encore plus d'obstination que d'amitié.
Citation de Charles Régismanset ; Nouvelles contradictions - 1939. 
Le bonheur fait l'ami, le malheur le fait voir.
Citation de Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C. 
On ne doit pas prendre un ami, on doit devenir lui.
Citation d'Alphonse Karr ; Les guêpes - 1839 à 1849. 
Chacun veut avoir un ami, mais personne ne veut être l'ami d'un autre.
Citation d'Alphonse Karr ; Les guêpes - 1839 à 1849.

Émile Zola : Écrivain et journaliste français, né le 2 avril 1840 à Paris, où il est mort le 29 septembre 1902. Pour en savoir plus sur sa biographie : Wikipédia.

Principales oeuvres d'Émile Zola :

L'écrivain français : Émile Zola.

1. Germinal, d'Émile Zola 1885 :

Roman d'Émile Zola (1840-1902), publié à Paris en feuilleton dans le Gil Blas du 26 novembre 1884 au 25 février 1885, et en volume chez Charpentier en 1885. Une adaptation théâtrale - drame en cinq actes et douze tableaux, en prose - de W. Busmach sera créée aux États-Unis en 1886 avant d'échouer à Paris au Châtelet en 1888.

Consacré mythe fondateur de la mémoire collective par une délégation de mineurs qui scanda le titre aux obsèques de Zola, à l'occasion desquelles Clémenceau salua la mémoire de celui qui fut "un moment de la conscience humaine", Germinal, treizième roman du cycle des Rougon-Macquart, reste à ce jour le roman le plus lu de Zola, jouissant d'un prestige égal à celui des Misérables. Ce roman épique, symbolique, fantasmatique, offrant une foisonnante complexité, dont le titre est riche de significations multiples, est aussi un extraordinaire roman-feuilleton et une enquête, où brille l'éclat d'un style. Plus profondément encore, la réussite de Germinal tient à l'art d'un Zola maître architecte. Tout passe par Étienne, substitut du romancier. Les sept parties amènent lentement mais sûrement l'accélération du dénouement, soigneusement annoncé par toute une série d'indices.

Première partie. Étienne Lantier, fils de Gervaise Macquart (voir l'Assommoir), arrive une nuit de mars à la fosse du Voreux, où l'accueille le vieux Bonnemort. Il prend pension chez une famille de mineurs, les Maheu. Les parents et les sept enfants, dont Catherine, Jeanlin et Zacharie, vivent entassés dans la promiscuité. Étienne trouve du travail à la mine, qu'il découvre. Intégré à l'équipe de Chaval, il comprend enfin que Catherine, qu'il avait d'abord prise pour un garçon, est une fille. Catherine initie Étienne au métier. Ce dernier lui raconte qu'il a giflé un chef après avoir bu et qu'il redoute son hérédité alcoolique. Au moment où il va embrasser Catherine, arrive Chaval qui impose un baiser à la jeune fille, en signe de possession. Catherine nie être l'amie de Chaval. L'ingénieur Négrel inflige une amende à l'équipe pour défaut de boisage. Les mineurs sont révoltés. Après avoir voulu quitter la mine, Étienne va au cabaret de Rasseneur, ancien mineur devenu chef des mécontents. Celui-ci loge le nouveau venu, qui désire partager la souffrance et la lutte des mineurs, et qui songe aussi aux yeux de Catherine.

Deuxième partie. Chez M. Grégoire, actionnaire de la Compagnie, on vit dans le confort et l'adoration de Cécile, la fille de la maison. Le cousin Deneulin, qui a tout investi dans la modernisation de la fosse Jean-Bart, vient pour emprunter, mais Grégoire lui conseille de vendre sa mine à la Compagnie. Il refuse. La Maheude tente en vain d'apitoyer les Grégoire, car l'épicier Maigrat, ancien surveillant protégé par la Compagnie, lui refuse tout crédit. Elle retourne chez Maigrat, qui exige que Catherine vienne chercher elle-même les provisions. Au coron, les commérages évoquent les moeurs et les liaisons des voisins. Mme Hennebeau, femme du directeur de la mine, qu'elle trompe avec Négrel, fait visiter le logement des Maheu à des Parisiens. Les mineurs commencent à rentrer de la mine. Il faut faire la soupe. Commence alors chez les Maheu une soirée comme les autres.

Troisième partie. Étienne devient un bon herscheur. Chez Rasseneur, il fait la connaissance de Souvarine, un réfugié russe anarchiste. En accord avec Pluchart, son ancien contremaître devenu responsable départemental, Étienne envisage de créer une section de l'Internationale et une caisse de prévoyance en prévision d'un prochain conflit. Nous sommes en juillet. Maheu propose à Étienne de le prendre dans son équipe comme haveur. Ayant dû accepter de mauvaises conditions de travail, les mineurs sont de plus en plus mécontents. Maheu propose à Étienne de le loger chez eux après le mariage de Zacharie. Étienne parvient à convaincre Chaval d'adhérer à son association. Étienne apprécie la vie familiale et désire Catherine. Malgré leur attirance réciproque, rien ne se passe. Étienne se cultive, et alimente ses rêves de révolution sociale pacifique. Chaque soir, il fait une causerie, éveillant chez les Maheu des rêves utopiques. Fin octobre, le mécontentement des mineurs s'aggrave, car la Compagnie baisse leur salaire. Des discussions sur l'opportunité d'une grève se déroulent chez Rasseneur. Jeanlin est victime d'un accident à la mine et reste infirme. Catherine doit accepter de vivre avec Chaval. Étienne est déterminé à agir.

Quatrième partie. En décembre, la grève éclate, le jour où les Hennebeau reçoivent les Grégoire pour préparer le mariage de Cécile et de Négrel. Hennebeau songe à profiter de la grève pour absorber la mine de Deneulin. Arrive une délégation de mineurs. Maheu, qui a accepté de la conduire, expose les revendications de ses camarades. Étienne exprime sa volonté de changement social. Deux semaines plus tard, la grève est générale, sauf au puits Jean-Bart. Le silence règne sur le coron. Les mineurs tiennent, bien que la caisse de prévoyance soit épuisée. Une scène violente se déroule chez les Maheu. Chaval accuse Étienne de coucher avec Catherine et la Maheude. Fous de rage, les deux hommes se défient. Étienne décide de demander l'aide de l'Internationale auprès de son délégué, Pluchart. Rasseneur, partisan de la négociation, s'oppose à Étienne et à l'Internationale. A l'issue d'une réunion clandestine, les dix mille mineurs de Montsou adhèrent à l'Internationale. En janvier, le froid et la famine accablent les mineurs. On tente de survivre grâce à des expédients. Maheu et Étienne convoquent une assemblée dans la forêt pour remobiliser l'énergie des mineurs. Au cours de la réunion, Étienne parvient à galvaniser l'enthousiasme des mineurs, malgré Rasseneur. Jaloux, Chaval annonce la grève à Jean-Bart.

Cinquième partie. Deneulin se précipite à Jean-Bart, et parvient à circonvenir Chaval en lui promettant une place de chef. Le travail reprend. L'équipe de Chaval travaille au fond, mais l'on apprend que les grévistes de Montsou ont coupé les câbles. Il faut remonter par les échelles. Les grévistes ont envahi la fosse Jean-Bart, et, malgré Étienne, qui tente de les calmer, ils sabotent le matériel. Étienne contraint Chaval à se joindre à la manifestation qui marche sur les autres fosses. La foule traverse la plaine et va d'une fosse à l'autre. Fuyant les gendarmes, la foule revient à Montsou pour réclamer du pain à la Direction. Hennebeau fait appel à l'armée alors qu'au cours d'une promenade, Mme Hennebeau et Négrel ont cru voir l'image de la révolution dans la foule des manifestants. On se barricade. Les mineurs hurlent leur faim. Pour faire diversion, Étienne lance la foule sur l'épicerie Maigrat. Les femmes tuent l'épicier et le châtrent.

Sixième partie. L'armée occupe les fosses. Maheu est renvoyé, Étienne se cache, et Jeanlin le nourrit. Étienne, dégoûté par la violence et la misère, ambitionne une carrière politique. Chez Rasseneur, Étienne et Souvarine échangent des nouvelles démoralisantes. Arrive Chaval qui annonce qu'il va diriger une équipe de mineurs belges recrutés pour briser la grève. Il se bat avec Étienne, qui l'emporte. Catherine désarme son amant, qui sort, au comble de la fureur. Catherine refuse de vivre avec Étienne. La foule des grévistes affronte les soldats, qui tirent et tuent. Maheu tombe.

Septième partie. La Compagnie veut mettre fin au conflit. Étienne est en butte à l'hostilité des mineurs qui le rendent responsable des morts. Chez les Grégoire, on célèbre les fiançailles de Cécile et de Négrel. Deneulin s'est résigné à vendre sa mine à la Compagnie. Étienne et Souvarine confrontent leurs opinions. Étienne tient pour le socialisme, Souvarine ne croit qu'à la violence anarchiste et nihiliste. Il fait ses adieux à Étienne, avant de descendre dans le puits du Voreux pour le saboter. C'est la reprise du travail. Par suite du sabotage, les galeries sont inondées. On évacue, mais l'équipe d'Étienne est restée au fond. La mine s'effondre dans un gigantesque cataclysme. Indifférent, Souvarine s'en va. Hennebeau reçoit la Légion d'honneur. Les mineurs tentent de sauver les survivants, mais Zacharie meurt dans les opérations de sauvetage. Les bourgeois organisent une excursion au Voreux. Cécile est étranglée par le vieux Bonnemort. Prisonniers au fond, Étienne et Catherine doivent cohabiter avec Chaval. Étienne tue son rival. Les deux survivants deviennent enfin amants, malgré la présence du cadavre de Chaval. L'obscurité, la faim, l'angoisse, le grisou ont raison de Catherine, Étienne est sauvé, et réapparaît au jour sous l'aspect d'un vieillard aux cheveux blancs, alors que la Maheude hurle devant le corps de sa fille. En avril, Étienne s'apprête à partir pour Paris où l'appelle Pluchart. Il vient saluer ses compagnons de lutte, qui lui ont pardonné et ont dû reprendre le travail sans avoir rien obtenu. La Maheude doit travailler pour nourrir sa famille avec la seule aide de Jeanlin. Elle garde l'espoir d'une revanche et se réconcilie avec Étienne. Ce dernier croit en l'organisation, en l'efficacité des syndicats et en une révolution prochaine. En s'éloignant, il croit pressentir une germination irrésistible.

Sans prétendre être le premier roman à évoquer le monde ouvrier, Germinal en donne l'une des images les plus puissantes. Peinture précise et épique à la fois de la vie quotidienne, du labeur et des souffrances des mineurs, il organise savamment une progression vers le point culminant de la grève et de la catastrophe finale, ouvrant sur la perspective utopique de la cité future. Zola avait déjà traité de la condition ouvrière dans l'Assommoir. Ces deux textes, liés "biologiquement", puisque Étienne est le fils de Gervaise Macquart et de son amant Auguste Lantier, fonctionnent aussi en parallèle. Aux malheurs et à la déchéance de la blanchisseuse, répondent les affres de son fils, menacé par le déterminisme héréditaire.

L'Assommoir avait déjà montré combien il est difficile de constituer le peuple en objet littéraire. Grand absent du roman balzacien, il a été cantonné dans les bas-fonds avec les Mystères de Paris d'Eugène Sue et les Misérables de Victor Hugo. Le monde du travail, quand il n'est pas édulcoré dans les romans ruraux, inquiète. Alors que les classes laborieuses apparaissent comme des classes dangereuses aux yeux d'une bourgeoisie pour qui le mouvement ouvrier, en voie de formation, fait planer l'horrible menace du chambardement, les faire accéder à la dignité littéraire, c'est à la fois conjurer symboliquement la menace et projeter un éclairage salutaire sur une réalité méconnue. En somme, c'est prévenir pour guérir. Telle est l'intention idéologique du romancier.

Il faut d'abord souligner la qualité de l'information de Zola, nourrie par une documentation livresque abondante, mais aussi par la documentation rassemblée sur le tas lors de son voyage à Anzin en 1884. Le monde des mineurs, leur environnement, leur mode de vie sont donc un matériau pris sur le vif. Corons, cabarets, fosses, tout a été vu, mis en fiches, retranscrit et retravaillé dans l'espace fictionnel. Là s'inscrit l'ambition scientifique du romancier, l'expérimentation d'une réalité par l'écriture. Zola a su rendre ce pays minier, continent noir de la France industrielle, elle-même terre presque inconnue pour les lecteurs de romans de l'époque.

La mine transforme hommes et femmes, par l'influence du milieu sur les individus, mais aussi par l'empreinte indélébile de l'aliénation sur les corps et les âmes. Celle-ci est montrée, mise en texte. Germinal parle de ce qui n'a pas encore de nom ailleurs que dans la philosophie politique et celle de l'Histoire: la lutte des classes. D'où la prise en compte romanesque du collectif. Dans cette lutte, le prolétariat des mines reçoit évidemment la meilleure part. Son premier représentant dans le roman annonce en quelque sorte son essence: Bonnemort. Ayant vécu par avance le destin de tous les autres, il symbolise l'exploitation séculaire, la déchéance, la maladie professionnelle. La famille Maheu élargit la perspective en incluant les sexes et les générations. Le travail repose sur l'équipe, où, suprême raffinement, les mineurs sont contraints de participer eux-mêmes à leur propre exploitation, dans les enchères du marchandage. Catégories, spécialisations, division d'un travail globalement exténuant et débilitant: la mine gâche les existences en autant de gestes répétitifs, en heures de sueur et de souffrance. Salaires de misère, système qui oblige à négliger la sécurité, amendes, dépendance totale à l'égard de la Compagnie (logement, santé, chauffage...): la mine a ses nouveaux esclaves.

L'espace social est celui des trajets: du coron à la fosse, du carreau au coron. A la lecture, le roman donne l'illusion de se passer le plus souvent au fond. Il n'en est rien. Le coron, c'est encore la mine. Le poids de la fatigue, celui de la pauvreté, de l'environnement: tout y redouble l'effet du travail. Mécanisation des comportements, dépossession du temps et de la force vitale, obsession de la routine: voilà l'illustration la plus convaincante de l'aliénation de la classe ouvrière. Seule la ducasse, avec ses tendances orgiaques, introduit une rupture dans cette réitération. Germinal dit magnifiquement cette privation de liberté: le mineur et sa famille sont prisonniers de la mine. D'où la force de l'opposition avec l'espace bourgeois, tout de confort, de chaleur, de jouissance égoïste. Plus importante encore est l'absence d'intimité dans le coron. Tout se sait, tout s'entend: on scrute les lits et les couverts. Promiscuité qui fait que le mineur est toujours à l'étroit comme dans sa taille. L'espace de la mine proprement dite est celui des taupes. Galeries, couloirs, puits, l'enfermement, la chaleur oppressante, l'obscurité, la poussière: tout indispose, tout métamorphose le mineur en un corps enchaîné et menacé d'écrasement. Violence contenue, qui explose parfois; langage sec, rapports humains durs. Lieu de l'énergie à la fois par son produit et son travail, la mine est aussi celui du rut. Seul plaisir qui ne coûte rien, le sexe renvoie aussi à l'angoisse existentielle. Germinal insiste, parfois lourdement, sur cette obsession de la reproduction. On y plante souvent des enfants, destinés à reproduire le destin des parents. Comme si les mineurs ensemençaient en permanence leur propre malheur.

Cette énergie s'investit aussi dans la conquête du jour. La grève, c'est cette libération des êtres de la nuit, qui envahissent la surface, qui courent, crient. Les mineurs forment une meute. Poussés par la faim, la colère et la fureur meurtrière, ils donnent libre cours à leur ivresse. Comme le torrent furieux qui envahit la mine, la foule barbare dévaste tout sur son passage. Meurtre, viol, destruction: le fantasme du grand soir acquiert chez Zola une ampleur extraordinaire. Cette humanité asservie prend une revanche éphémère, avant de retomber dans sa servitude. Car en définitive, la grève n'aura été qu'un rêve, un moment où l'ont peut croire tout possible. La vie des mineurs, hommes, femmes et enfants, s'épuise en une terrible frustration. Les rêves de la jeunesse, la quête d'amour, tout bute sur la réalité sinistre. Dans l'environnement noir, gris et rouge, dans la végétation pauvre, dans ce monde de brique et de charbon, il n'y a pas place pour l'Art, sauf celui du romancier. Quand il n'y a pas de pain, le rêve tourne vite au cauchemar. D'où l'importance d'un avenir de germination, sans lequel Germinal se définirait comme un voyage au bout de la nuit.

La vérité historique (Zola amalgame des événements qui ne se produisent pas ensemble dans l'Histoire et les débats au sein du mouvement ouvrier présentés dans le roman sont anachroniques) importe moins que la thèse à défendre. Aux conditions "réelles" de la lutte ou de la vie ouvrière se substitue une conception syncrétique, informée par une vision mythique. La composition travaille l'antithèse: celle du monde du Travail et du monde du Capital. Opposition irréductible qui dégénère en violence dont l'assassinat de Cécile par Bonnemort, atroce meurtre de l'innocence par l'aliénation au sens quasi clinique, dit en quelque sorte la force fantasmatique - plus encore que la fusillade. A cette opposition manichéenne et efficace, s'ajoute celle entre les différentes formes du capital. Le rentier (Grégoire) contre l'investisseur (Deneulin); le petit capital (Deneulin encore) contre le grand (la Compagnie)... La classe ouvrière, quant à elle, est divisée par la jalousie. La société est travaillée à tous ses niveaux par la loi d'airain de l'intérêt. Pour dynamiser cette lutte du capital et du travail, Zola utilise 52 personnages. Il faut leur ajouter des êtres ou des entités animées par l'imaginaire: les chevaux Bataille et Trompette, la fosse du Voreux, le "Capital-Minotaure" (belle expression de Colette Becker), l'eau... La construction romanesque obéit en partie aux préceptes du naturalisme: les personnages représentent des forces, des lois, mais là s'arrête la théorie. S'il est vrai qu'aucun d'entre eux ne domine vraiment, même pas Étienne, s'il est vrai qu'ils prennent une valeur symbolique, ils gardent une présence individuelle.

Antonin Artaud, né Antoine Marie Joseph Paul Artaud, à Marseille, le 4 septembre 1896 et mort à Ivry-sur-Seine le 4 mars 1948, est un théoricien du théâtre, acteur, écrivain, essayiste, dessinateur et poète français. En savoir plus sur : Wikipédia

Principales oeuvres d'Antonin Artaud

Antonin Artaud

Artaud le Mômo, d'Antonin Artaud 1947 :

Recueil de l'écrivain français Antonin Artaud (1896-1948), publié en 1947, rassemblant cinq poèmes virulents sur l'esprit et contre ce monde qui l'enferme: "Le retour d'Artaud le Mômo", "Centre Mère et Patron Minet", "L'exécration du Père-Mère", "Insulte à l'inconditionné", "Aliénation et Magie noire". Aucune éloquence mais le cri excédé d'un homme ganté dans sa chair et qui tente de sortir du pays de sa peau. Pour donner au rythme une force incantatoire et magique, Artaud utilise des variations phonétiques chargées de la force vibrante et nerveuse du rythme syncopé, brisé donnant à ces poèmes une allure grinçante: "Mais quoi donc à la fin, toi le fou? / Moi? / Cette langue entre quatre gencives. / Cette viande entre deux genoux, / ce morceau de trou / pour les fous." Ce premier texte brise tous les conforts de l'éloquence ou de la rhétorique: il est craché par une langue de feu qui n'en peut plus de ce monde pourri. "Centre Mère et Patron Minet" est un refus catégorique des parents et de la naissance. C'est la haine du sexe et de la génération: "chate mite et patron minet / sont les deux vocables salauds / que père et mère ont inventés." La poésie n'est plus une chanson, berceuse mais un cri plein de bave qui crache sa haine sarcastique et nous plonge au centre du pourquoi existentiel. Dans "Insulte à l'inconditionné", c'est la même hargne contre le charnel, contre "la barbaque"; Artaud piétine férocement, impitoyablement la condition humaine, sans détours. Le mal est dans le corps: il faut salir le langage et lui faire sortir le cri excédé par des répétitions, des déformations; il faut transpercer la chair des mots, la faire hurler: "Avec la barbaque / Qu'on se débarrasse / Des rats de l'inconditionné." Dans "l'exécration du Père-Mère", Artaud attaque avec plus de violence l'existence. Il lacère véritablement les syllabes et fouette les phrases jusqu'au sang. Les mots ou plutôt les paquets de chairs traduisent les cris de l'être torturé dans son corps et dans son esprit, de l'être séparé refusant la grille de toute forme: "car la vielle complainte revenait / de l'histoire du viel Artaud assassiné / dans l'autre vie, et qui n'entrera plus dans". Le dernier texte, "Aliénation et Magie noire", est un réquisitoire contre la psychanalyse et les médecins et surtout contre l'utilisation de l' électro-choc. Ce recueil, un des derniers d'Artaud est boulversant: c'est le combat sans pitié que livre un homme atteint au plus profond de lui et qui se brise contre ses limites.

Héliogabale ou l' Anarchiste couronné, d'Antonin Artaud 1934 :

Récit d'Antoine Marie-Joseph, dit Antonin Artaud (1896-1948), publié à Paris chez Denoël et Steele en 1934.

S'inspirant des historiens de l'Antiquité tardive grâce à un monumental travail de documentation, Artaud relate la vie de l'empereur romain Héliogabale (Elagabalus), d'origine syrienne, perpétuateur au IIIe siècle d'un culte solaire pansexualiste à Émèse, et qui s'identifia au dieu Baal. Adorateur du phallus, ce roi pédéraste érige la débauche, l'orgie et le luxe somptuaire en principes de gouvernement, après avoir, sous l'influence de sa mère, destitué par la violence l'empereur Macrin qui avait succédé à Caracalla. Il fut sauvagement exécuté, dans les latrines, par la garde de son cousin Septime Sévère, qu'il avait cherché à éliminer après l'avoir adopté; son corps, que le peuple voulait précipiter dans les égouts, fut finalement jeté dans le Tibre, avec celui de sa mère.

Dans ce récit mi-historique, mi-fictif, où sont citées de nombreuses sources antiques - Lampride, Dion Cassius, Damascius -, Artaud développe, sous une forme le plus souvent discursive où le récit s'efface derrière le commentaire, une méditation métaphysique et mystique sur le thème de l'unité et de l'ordre cosmiques à partir de la sexualité. Héliogabale, né d'une "catin", qui perpétue le culte phallique dans le temple d'Émèse, dont les prêtres subissent la castration rituelle, s'identifie au dieu solaire et masculin Baal qu'il adore. Inverti, il réunit les deux grands "principes" cosmiques du féminin et du masculin, dont la "guerre" explique l'univers, selon le titre du chapitre 2: "Il réalise en lui l'identité des contraires." Les scènes de sodomie dans lesquelles Héliogabale, mimant les amours de Vénus et de Pâris, joue le rôle de Vénus, renvoient à une nostalgie métaphysique de l'unité androgynique: "Héliogabale, c'est l'homme et la femme. Et la religion du Soleil, c'est la religion de l'homme, mais qui ne peut rien sans la femme, son double, où il se réfléchit."

C'est précisément par l'anarchie - Héliogabale sapant délibérément les bases de l'Empire romain dont il déteste les valeurs "terriennes" - que l'ordre et l'unité peuvent être dialectiquement reconquis sur le désordre de l'univers. La politique rejoint alors la métaphysique: "Avoir le sens de l'unité profonde des choses, c'est avoir le sens de l'anarchie, et de l'effort à faire pour réduire les choses en les ramenant à l'unité [...]. Et Héliogabale, en tant que roi, se trouve à la meilleure place possible pour réduire la multiplicité humaine, et la ramener par le sang, la cruauté, la guerre, jusqu'au sentiment de l'unité." Artaud réinterprète le mythe unitaire à travers la Kabbale - dont on retrouve les spéculations sur le nom El Gabal - et les sources ésotériques.

Il n'est évidemment pas fortuit qu'à maintes reprises Héliogabale soit présenté comme un artiste, un poète. Au-delà de la théâtralité du personnage, qui semble incarner la "cruauté" théorisée par Artaud en mettant en scène la luxure sous les yeux de son peuple, en faisant du temple un "vaste théâtre", l'aspiration à l'unité est d'essence poétique: "Et l'anarchie, au point où Héliogabale la pousse, c'est de la poésie réalisée. Il y a dans toute poésie une contradiction essentielle. La poésie, c'est de la multiplicité broyée et qui rend des flammes. Et la poésie, qui ramène l'ordre, ressuscite d'abord le désordre, le désordre aux aspects enflammés." Héliogabale fait ainsi écho à la quête d'un centre et d'une unité poursuivie dans l'Ombilic des limbes et le Pèse-nerfs, et à la conférence "le Théâtre et la Peste" de 1933, reprise dans le Théâtre et son double en 1938.

Héliogabale, qui n'est nullement un "fou" selon Artaud, est une projection fantasmatique du poète et de l'acteur. Mais, au-delà de la "maladie" propre à Artaud, pareille fascination s'inscrit dans l'héritage littéraire de Salammbô et de la "décadence", dont Artaud célèbre l'éclat dans un Empire romain agonisant, ajoutant un personnage au panthéon fin de siècle où trône Salomé. La sacralisation de la sexualité, en outre, ne manque pas d'évoquer la "théologie négative" de Bataille dont Artaud, qui a rompu avec le surréalisme depuis 1927, est alors assez proche. De là, aussi, le caractère paroxystique, dionysiaque, du rêve d'un Orient où, dans la "barbarie métaphysique", dans le "débordement sexuel", "dans le sang même", on "s'acharne à retrouver le nom de Dieu".

Le théâtre et son double, d'Antonin Artaud 1938 :

Essai du poète Antonin Artaud (1896-1948), publié en 1938. Cette suite d'articles: "Le théâtre et la peste", "La mise en scène et la métaphysique", "Le théâtre alchimique", "Théâtre oriental et théâtre occidental", comprend surtout les deux manifestes sur "Le théâtre et la cruauté", qui avaient éveillé une grande attention lors de leur publication en revue, vers 1933. Dans une langue très colorée, surprenante, souvent confuse et ésotérique malheureusement, Antonin Artaud traduit une attente partagée par la plupart des amateurs de théâtre de l'époque contemporaine: il ne s'agit de rien moins que de rendre à la scène sa dignité métaphysique. C'est-à-dire que le théâtre n'a de sens qu'autant qu'il est accordé au drame, à la souffrance originels de l'homme. Antonin Artaud réagit contre l'excès de psychologie et souhaite l'avènement d'un drame métaphysique. Il remontera donc aux sources pures du théâtre, à la tragédie antique, aux mystères du moyen âge, comme aux formes dramatiques de l' art d' Extrême-Orient, vers une "utilisation magique et de sorcellerie de la mise en scène. Il faudrait ressusciter dans le public l' expérience de la terreur: de là, par exemple, une surprenante mais ingénieuse assimilation du théâtre et de la peste, le théâtre étant, telle une grande calamité, "un formidable appel des forces qui ramène l'esprit, par l' exemple, à la source des conflits"; de là un goût du mystérieux et de l' étrange pour eux-mêmes (et peut-être risquons-nous ici le mélodrame): Artaud donne en effet une part considérable, et qu'on a pu juger excessive aux aspects "physiques" des sentiments que le théâtre doit faire éprouver à tout spectateur. Ceci n'affecte en rien la valeur du but visé: rendre au spectacle sa dignité de manifestation religieuse.

Les Tarahumaras, d'Antonin Artaud 1945 :

Essais du poète français Antonin Arthaud (1896-1948), publiés en 1945. Cette plaquette contient "La Montagne des Signes" et "La Danse du Peyotl" -qui avaient précédemment paru sans nom d'auteur dans le numéro d'août 1937 de la "Nouvelle Revue française" -suivis d'une lettre à Henri Parisot, en date du 7 septembre 1945. D'autres textes relatifs au voyage au Mexisque ont été retrouvés, qui figurent dans une édition posthume augmentée (parue sous le titre "Les Tarahumaras") et seront repris dans les "Oeuvres complètes" en cours de publication. C'est en janvier 1936 qu'Artaud s'embarqua à Anvers pour le Mexique. Il arriva à Mexico le 7 février. Son désir est de "prendre contact avec la terre rouge" et il cherche à être envoyé en expédition dans les terres inexporées. Le 2 avri, il peut écrire à un ami: "Je compte quitter Mexico prochainement pour l'intérieur du Mexique. Je pars à la recherche de l'impossible. Nous allons voir si je vais tout de même trouver." Son but est d'aller chez les Tarahumaras qui cultivent le peyotl. On n'a pas d'autres renseignements sur cette expédition que ceux qu'Artaud nous donne lui-même. Les ethnologues assurent que le témoignage d'Artaud est inutilisable pour eux: "Artaud n'applique pas une objectivité à une réalité. Il cherche une confirmation de sa réalité dans une autre réalité." Artaud dit dans la lettre à Parisot: "C'est moi-même, moi, Antonin Artaud, que je suis allé chercher ches les Tarahumaras." Il espérait trouver dans l'exaltation de l'être une évidence qui l'eût réconcilié avec le monde. S'il n'a pas obtenu cette révélation, il est resté persuadé qu'il n'en avait jamais été aussi près qu'au contact des rites des Tarahumaras. C'est en novembre 1936 qu'il fut repatrié, mais, dans les semaines qui précédèrent sa mort, ces rites le préoccupaient encore.

L' ombilic des Limbes, d'Antonin Artaud 1925 :

Ouvrage d'Antoine Marie-Joseph, dit Antonin Artaud (1896-1948), publié à Paris chez Gallimard en 1925.
La correspondance échangée avec Jacques Rivière entre mai 1923 et juin 1924, publiée dans la Nouvelle Revue française, révélait, sur la base d'un malentendu, qu'Artaud ne prétendait nullement faire oeuvre d'écrivain, mais seulement décrire son "effroyable maladie de l'esprit" et témoigner d'une expérience intense et douloureuse.
Le texte d'ouverture, qui "n'est pas [...] une préface à un livre", réaffirme ce projet phénoménologique, étranger à la "littérature": "Là où d'autres proposent des oeuvres je ne prétends pas autre chose que de montrer mon esprit." C'est ainsi que la description occupe une place capitale dans le recueil, non seulement dans "Description d'un état physique", mais dans la plupart des textes en prose, majoritaires, qui tentent une analyse clinique de la "maladie". Ces textes au présent, au ton délibérément neutre, scandés par des constats impartiaux sur le mode présentatif ("Il y a une cristallisation immédiate et directe du moi...", "Il y a un oiseau mort...", "Il y a une angoisse acide et trouble..."), se heurtent toutefois d'emblée au caractère indicible de la douleur. L'éclatement de la syntaxe, les tournures nominales et les verbes à l'infinitif, comme dans "Description d'un état physique", correspondent au désir de rendre fidèlement les turbulences, le "vertige mouvant" d'une pensée qui se dérobe. Une des constantes stylistiques de ces "rapports" est l'emploi d'expressions indéfinies - "une espèce d'engourdissement", "une espèce de fatigue aspirante", "cette espèce de relâchement", etc. - qui tentent d'identifier un "je ne sais quoi" - nommé seulement par Artaud comme la "chose" sur laquelle agissent les piqûres, comme un "quelque chose qui recule sans cesse". Ces descriptions s'intègrent souvent à des lettres fictives adressées au corps médical, ou au "législateur" pour dénoncer l'interdiction de l'usage des stupéfiants, reprenant le cadre formel de la correspondance avec Rivière. Ainsi, dans le texte liminaire: "Je me retrouve autant dans une lettre écrite pour expliquer le rétrécissement intime de mon être [...] que dans un essai extérieur à moi-même." L'ensemble comporte en outre trois "poèmes", concession à la "littérature", représentant précisément le poète, et des "contes" où les fantasmes sexuels s'expriment ouvertement.

Pour saisissante que puisse paraître l'analogie avec le travail accompli par Valéry dans ses Cahiers et son primat accordé au "fonctionnement de l'esprit" sur l'oeuvre réalisée, le sens de cette expérience est radicalement différent. Car, là où Valéry admire la mécanique impeccable de l'esprit humain, Artaud ne peut que constater chez lui une déficience cruelle: outre que son projet est délibérément ancré dans la singularité d'une expérience intime et personnelle, alors que Valéry vise à l'universel à travers le particulier, Artaud tente de saisir le défaut de sa pensée et d'apaiser l'angoisse née de la "connaissance" du "néant".

Ce dysfonctionnement, véritable "maladie de l'esprit", réside dans l'impossible unité et dans l'absence de "centre" - dont le motif est introduit par le mot "ombilic" dans le titre du recueil - d'une conscience brisée: "Et le centre était une mosaïque d'éclats..." C'est par conséquent à l'écriture, tout autant qu'aux drogues, qu'il est demandé "de réunir ce qui est séparé, de recomposer ce qui est détruit" - de recentrer et de réunifier l'esprit. Ce n'est d'ailleurs pas le moindre des paradoxes de l'Ombilic que la "pensée", l'"esprit" - parfois solennisé par une majuscule aux connotations religieuses confirmées par l'évocation de la Pentecôte et des "langues de feu", qui valut à Artaud la colère de Breton -, pourtant irrémédiablement séparés du corps, soient exprimés en termes physiologiques. Le mal dont souffre Artaud est bien une "maladie" dont il décrit, cliniquement, les symptômes douloureux, où prédomine le registre de la sensation. C'est ainsi que le chaud et le froid jouent un rôle essentiel: "une sensation de brûlure acide dans les membres", une "coagulation de chaleur" et, contradictoirement, "une sorte de souffrance froide", une "congélation de la moelle, une absence de feu mental", constamment soulignée par des images de "gel", de "glaciation". Le texte lui-même de l'Ombilic "n'est qu'un glaçon mal avalé". Si le propos n'était aussi résolument détaché de la littérature, on songerait irrésistiblement au topos baroque de l'amour, à l'oxymore de la "glace brûlante". Le sens tactile l'emporte - peu d'hallucinations auditives ou visuelles, malgré la référence constante à la peinture et à l'"oeil mental" -, de même que dans la représentation de l'espace, soumis à une autre contradiction, horizontalement, entre l'expansion infinie et la constriction extrême, et verticalement, entre le haut et le bas, lequel semble néanmoins dominer. Artaud évoque en effet constamment cet "abaissement de [s]on étiage mental", cette "diminution", cette pensée "à un taux inférieur" qui témoigne d'un "rétrécissement intime de [s]on être" lié à la "cristallisation sourde et multiforme de la pensée". L'écriture a encore en charge d'"exhausser [s]on abaissement", d'ouvrir l'espace, de relever l'esprit de sa mélancolie catatonique.

Pareille souffrance - schizophrénique, ainsi que l'explique Artaud -, semble provenir d'un divorce entre la conscience et la réalité, entre l'intérieur et l'extérieur: "Il faudrait parler maintenant de la décorporisation de la réalité, de cette espèce de rupture appliquée, on dirait, à se multiplier elle-même entre les choses et le sentiment qu'elles produisent sur notre esprit, la place qu'elles doivent prendre." De sorte que le livre doit tenter de fournir des "preuves attestatoires de la réalité", de rétablir la communication entre l'intérieur et l'extérieur, selon une fonction médiatrice représentée par cette "porte simplement abouchée avec la réalité". A cet égard, Artaud, qui "ne conçoi[t] pas d'oeuvre comme détachée de la vie", rejoint tout à fait Breton et les surréalistes. Pour des raisons différentes, ceux-ci sont également convaincus qu'il faut s'affranchir du souci littéraire; mais Artaud, pas plus qu'eux, n'y parvient, malgré l'authenticité de l'expérience intérieure exhibée: le "cas" Artaud ne peut être comparé au cas Schreber ou à celui d'Anna O. décrits par Freud, précisément parce qu'il produit une "oeuvre".

Van Gogh ou le Suicidé de la Société, d'Antonin Artaud 1947 :

Poème de l'écrivain français Antonin Artaud (1896-1948), publié en 1947. 

Corrège aurait dit: "Et moi aussi je suis peintre." Artaud semble déclarer "Van Gogh c'est moi", et il écrit un oratorio. La peinture de Van Gogh n'est pas celle d'un fou et Van Gogh ne peint pas la folie. L'écriture d'Artaud n'est pas celle d'un fou, mais souvent il peint, il représente l' aliénation mentale, et dans "Van Gogh" il défend la folie en la situant. Ce sont les autres qui font de vous un fou. Plus précisément, le génie est une contestation radicale de la société, laquelle est injuste et criminelle. Extra-lucide, ennemi des institutions, le génie est taxé de folie, persécuté; aussi "la conscience malade a un intérêt capital à cette heure à ne pas sortir de sa maladie" et "l'aliéné authentique est un homme qui a préféré devenir fou, dans le sens où socialement on l'entend, que de forfaire à une certaine idée supérieure de l' honneur humain". Les psychiâtres érotomanes notoires, représentent la société et poussent les internés au crime; ils les "suicident". Ces thèses, qui constituent l'ouverture de ce livre et qui seront reprises plus loin, ne se constituent pas en un réquisitoire organisé; en un déferlement de vagues cosmiques, Artaud fait toute la lumière sur les ténèbres dans lesquelles nous vivons. Et c'est bien la force toute-puissante avec laquelle Van Gogh a frappé (comme d'inanité) le monde inerte pour en tirer des feux d'artifice qu'Artaud va peindre avec un grand bonheur d'expression (qui consiste non pas en le mot juste, mais en le mot ailleurs, expressif, le mot à côté de la chose comme le couteau à côté de l'assiette): "...corbeaux noirs avec au-dessous une espèce de plaine livide peut-être, vide en tout cas, où la couleur lie-de-vin s'affronte éperdument avec le jaune sale des blés". Cependant Artaud refuse ce bonheur, comme du début à la fin du livre il répète que Van Gogh est le plus grand de tous les peintres parce qu'il n'est pas peintre. Van Gogh, "c'est la réalité elle-même, le mythe de la réalité même...", que sa peinture fait "sonner" avec son "timbre supra-humain". C'est "un pauvre ignare appliqué à ne pas se tromper". C'est un boucher qui creuse le monde pour tracer sa route, un illuminé qui "entasse des corps", et à cet entassement correspond une formidable accumulation de traits cadencés par lesquels Artaud avance dans son discours. Pour Artaud, la violence de Van Gogh est la réponse à l'obscénité haineuse du monde et des psychiatres: sa folie, une réponse de l' âme à l' imbécillité universelle (notamment celle de son frère Théo) qui lui souffle "Vous délirez". Et Van Gogh s'est tué parce qu'il ne pouvait tuer le psychiatre, le docteur Gachet; il s'est tué parce qu'il ne pouvait plus supporter ce "délire" qu'on attachait à ses pas.

Proverbe : ❝ On aime peu celui qui n'ose aimer, disait Jacques Delille ❞. Quand on aime, ou bien l'on n'a point de peine, ou bien l'on aime jusqu'à aimer sa peine.

Dictionnaire des citations sur aimer :

Citation et proverbe aimer
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Je t'aime, tu m'aimes, on s'aime !

❝ Aimer, c'est savoir dire je t'aime sans parler.❞
« Citation de Mme de Sévigné »

❝ Aimer c'est tout donner et se donner soi-même.❞
« Citation de Jacques Deval »
Face à tous ceux qui te dévorent, aimer est plus fort que d'être aimé.
Citation de Daniel Balavoine. 
Aimer, c'est essentiellement vouloir être aimé.
Citation de Jacques Lacan. 
Savoir aimer, c'est ne pas aimer. Aimer, c'est ne pas savoir.
Citation de Marcel Jouhandeau. 
Aimer, c'est trouver, grâce à un autre, sa vérité et aider cet autre à trouver la sienne.
Citation de Jacques de Bourbon Busset. 
Aimer, c'est se surpasser.
Citation d'Oscar Wilde. 
Pour un noble cœur, le plus précieux cadeau devient pauvre, quand celui qui le donne cesse d'aimer.
Citation de Willian Shakespeare. 
Aimer, c'est trouver sa richesse hors de soi.
Citation d'Alain. 
Il n'y a que deux choses qui servent au bonheur : c'est de croire et d'aimer.
Citation de Charles Nodier. 
Aimer un être, c'est le rendre transparent.
Citation Victor Hugo. 
Le miracle de l'amour, c'est de s'aimer soi-même juste assez pour être capable d'aimer une autre personne.
Citation de Roger Fournier. 
Aimer vraiment est le propre des âmes pures et des mémoires défaillantes.
Citation de Romain Guilleaumes. 
J'ai perdu tout le temps que j'ai passé sans t'aimer.
Citation de Le Tasse. 
La plus grande vérité qu'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et de l'être en retour.
Citation de Baz Luhrmann. 
A quoi sert le verbe aimer si la personne qu'on aime ne peut le conjuguer ?
Citation de Caroline Lebrun. 
Rien n'est plus proche du merveilleux que la sensation d'aimer.
Citation de Romain Guilleaumes. 
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
Citation d'Alfred de Musset. 
Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
Citation de Chamfort. 
Aimer beaucoup, comme c'est aimer peu ! On aime, rien de plus, rien de moins.
Citation de Guy de Maupassant. 
Le cœur, il en faut beaucoup pour aimer un peu.
Citation d'Henry de Montherlant. 
Épouser une femme qu'on aime et qui vous aime, c'est parier avec elle à qui cessera le premier d'aimer.
Citation d'Alfred Capus. 
Celui qu'on aime a tout droit contre vous, même de ne plus vous aimer.
Citation de Romain Rolland. 
Aimer sans doute est le possible le plus lointain.
Citation de Georges Bataille ; Le coupable - 1943. 
On couche avec des femmes qu'on n'aime pas, et l'on ne couche pas avec des femmes qu'on aime.
Citation de Denis Diderot ; Jacques le fataliste et son maître (1765-1784) 
Il n'y a que les femmes qui sachent aimer ; les hommes n'y entendent rien.
Citation de Denis Diderot ; Jacques le fataliste et son maître (1765-1784) 
Toute liberté est ravie aux amants : aimer, c'est posséder des chaînes.
Citation de Properce ; Élégie XXIII - Ier s. av. J.-C. 
Aimer et être sage, un dieu le pourrait à peine.
Citation de Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C. 
Ceux qu'on aime, on ne les juge pas.
Citation de Jean-Paul Sartre ; Les séquestrés d'Altona - 1959. 
Aimer est, dans son essence, le projet de se faire aimer.
Citation de Jean-Paul Sartre ; L'être et le néant - 1943. 
Aimer et comprendre c'est égaler.
Citation de Pierre Reverdy ; Le gant de crin - 1927. 
Souffrons ! C’est la loi sévère ; aimons ! C’est la douce loi.
Citation de Victor Hugo ; À cette terre où l'on ploie, Les rayons et les ombres - 1840. 
N'aimer personne c'est n'être aimé de personne.
Citation de Démocrite ; Fragments - IVe s. av. J.-C. 
Un cœur juste peut aimer sans savoir pourquoi ; il ne déteste pas sans cause.
Citation d'Anne Barratin ; De vous à moi - 1892. 
Aimer savoir est humain ; savoir aimer est divin.
Citation de Joseph Roux ; Pensées - 1866. 
Qui aime est bien plus heureux que qui est aimé.
Citation de Jean-Benjamin de Laborde ; Pensées et maximes - 1802. 
On aime rarement ceux qu'on a intérêt à aimer.
Citation de Louis Dumur ; Petits aphorismes sur l'amour - 1892. 
Il y a plus à gagner à aimer ; il y a moins à perdre à ne pas aimer.
Citation de Louis Dumur ; Petits aphorismes sur l'amour - 1892. 
L'amour nous fait supporter le destin, nous fait aimer la vie.
Citation d'Edgar Morin ; L'humanité de l'humanité - 2001. 
Aimer d'amour, c'est idéaliser et adorer.
Citation d'Edgar Morin ; Les stars - 1957. 
Ce vice qui consiste à se forcer à aimer ce qu'on se croit obligé d'admirer.
Citation de Jules Renard ; Journal du 26 novembre 1897. 
On sait rarement pourquoi on aime ; on croit toujours savoir pourquoi on n'aime plus.
Citation de Marcelle Auclair ; L'amour - 1963. 
Réfléchir n'a jamais empêché d'aimer, mais aimer empêche de réfléchir.
Citation de Marcelle Auclair ; L'amour - 1963. 
On aime d'amour ceux qu'on ne peut aimer autrement.
Citation de Natalie Clifford Barney ; Éparpillements - 1910. 
On aime ou on n'aime pas : l'amour, dès qu'il est, veut réaliser sa fin.
Citation de Natalie Clifford Barney ; Pensées d'une Amazone - 1920. 
J'aime trop les commencements pour savoir aimer autre chose.
Citation de Natalie Clifford Barney ; Éparpillements - 1910. 
On ne saurait mieux trahir ce qu'on prétend aimer !
Citation de Natalie Clifford Barney ; Traits et portraits - 1963. 
N'aimer que soi : il y a déjà de quoi s'occuper !
Citation de Charles Régismanset ; Nouvelles contradictions - 1939. 
C'est savoir aimer que de savoir dire la vérité.
Citation d'Anne Barratin ; Le bridge - 1920. 
Quand on aime quelqu'un, on ne peut pas se retenir de le mordre.
Citation de Louis Aragon ; Les beaux quartiers - 1936. 
Il est évidemment bien dur de ne plus être aimé quand on aime, Mais cela n'est pas comparable à l'être encore quand on n'aime plus.
Citation de Georges Courteline ; La philosophie de Courteline - 1917. 
Toute femme belle, ce n'est pas parce qu'on la désire qu'on va l'aimer.
Citation de Georges Perros ; Papiers collés - 1960. 
On ne peut pas se forcer à aimer, et c'est là précisément l'amour.
Citation de Georges Perros ; Papiers collés - 1960. 
Aimer quelqu'un n'est-ce pas mettre sa félicité dans la sienne ?
Citation de Laure Conan ; Angéline de Montbrun - 1884. 
Aimer une personne pour son apparence, c'est comme aimer un livre pour sa reliure.
Citation de Laure Conan ; Angéline de Montbrun - 1884. 
Vivre c'est croire, c'est espérer, c'est aimer.
Citation de Laure Conan ; L'obscure souffrance - 1919. 
Souvent, pour aimer, c'est peu que le vouloir.
Citation de Thomas Corneille ; Ariane, I, 3 - 1672. 
Viens, bien-aimée, et, va, vivons en paix loin du monde imbécile ; La vie est là simple et tranquille : viens, bien-aimée, et, va, vivons !
Citation de Paul Verlaine ; Dans les limbes, X - 1894. 
Je n'ai point d'amour pour qui ne m'aime qu'en paroles.
Citation de Sophocle ; Antigone - Ve s. av. J.-C. 
S'attacher à une femme vertueuse qu'on aime, c'est le comble du bonheur.
Citation de Pétrarque ; Dialogues avec saint Augustin - XIVe siècle. 
Aphrodite aime les sourires.
Citation d'Homère ; Hymnes - IXe s. av. J.-C. 
Ceux qui différent d'aimer jusqu'à l'âge mûr paient alors de grosses usures.
Citation de Ménandre ; Fragments - IVe s. av. J.-C. 
Mieux vaut aimer une femme comme femme, que d'en idolâtrer plusieurs.
Citation de Marguerite de Navarre ; L'Heptaméron - 1559. 
L'important dans la vie n'est pas ce qu'on aime, c'est d'aimer.
Citation de Marcel Proust ; À l'ombre des jeunes filles en fleurs - 1918. 
Aimer ses parents c'est prendre sur soi, agir par sa volonté pour leur faire plaisir.
Citation de Marcel Proust ; Jean Santeuil - 1952.

Sans anniversaire, comment savoir que nous existons et que le temps nous est compté ?

Anniversaire : Citations & Proverbes

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Citations anniversaire

Joyeux anniversaire chérie !

Un proverbe ou une citation quand ils viennent à propos, sont toujours bons à entendre.

Les proverbes :

❝ Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses mœurs.❞ « Proverbe français »

❝ Il y a folie à tout âge.❞ « Proverbe français »

❝ Il ne faut pas considérer l'âge en un homme que sa vertu.❞ « Proverbe français »

❝ Faute d'expérience et d'usage, d'âge cause le jeune n'être sage.❞ « Proverbe français »

❝ D'âge en âge, on ne fait que changer de folie.❞ « Proverbe français »

❝ L'homme arrive novice à chaque âge de sa vie.❞ « Proverbe français »

❝ Accomplis chaque acte de ta vie comme s'il devait être le dernier.❞ « Proverbe grec »

❝ L'âge rend indulgent sur le caractère, et difficile sur l'esprit.❞ « Proverbe français »

❝ Le monde parle, l'eau coule, le vent souffle et l'âge s'écoule.❞ « Proverbe français »

❝ Comme la lumière sur le chandelier sacré, telle est la beauté du visage dans l'âge épanoui.❞ « Proverbe de la Bible »

Les citations :

L'anniversaire de naissance n'est, en somme, que la commémoration de la farce sinistre que nous ont faite nos parents en nous mettant au monde.
Citation d'Alexandra David-Neel.
J'ai un profond respect des dates anniversaires, ces portes que le temps dispose autour de nous pour ouvrir un instant nos coeurs à ses mystères, et permettre au passé de voyager vers nous.
Citation d'Yves Duteil.
Un bon mari ne se souvient jamais de l'âge de sa femme, mais de son anniversaire, toujours.
Citation de Jacques Audiberti.
Bon anniversaire, nos vœux les plus sincères. Que ces quelques fleurs vous apportent le bonheur, que l'année entière vous soit douce et légère.
Citation de Jacques Larue.
Chaque année, j'ai un an de moins que l'année d'après. Dieu sait comment ça va finir.
Citation de Tony Duvert.
L'anniversaire est un rituel qui chaque année s'éloigne du jour de notre naissance.
Citation de Maxalexis.
Bon anniversaire petit trentenaire. Et le temps passe d'hier en demain mais j'y peux rien.
Citation de Bénabar.
Les menus faits, les mille riens, une lettre, une date, un humble anniversaire, un mot que l'on redit comme aux jours de naguère, exalte en ces longs soirs ton coeur comme le mien.
Citation d'Émile Verhaeren.
Anniversaire: Evènement qui se répète avec une régularité et une précision inéluctables. C'est ainsi que le pape a récemment eu 80 ans, à la date prévue initialement.
Citation de Marc Escayrol.
Le mariage est l'union de deux personnes, une qui oublie toujours les anniversaires, l'autre jamais.
Citation d'Ogden Nash.
Et que l'an fini, nous soyons tous réunis, pour chanter en chœur: Bon Anniversaire !
Citation de Jacques Larue.
Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps.
Citation d'Alphonse Allais.
Est-ce que je meurs, ou est-ce mon anniversaire ?
Citation de Nancy Astor.
La vieillesse, c'est le temps où les anniversaires ne sont plus des fêtes.
Citation de Robert Sabatier.
Sans anniversaire, comment savoir que nous existons et que le temps nous est compté ?
Citation de Marie Desplechin.
La conscience du problème du vieillissement s'accentue à chacun de mes anniversaires.
Citation d'Alain Juppé.
Quand une femme avoue son âge, c'est qu'elle ne l'a plus.
Citation de Roger Martin du Gard.
Aux âmes bien nées, La valeur n'attend point le nombre des années.
Citation de Pierre Corneille.
Mon âge, même si je le savais, je ne le croirais pas.
Citation de Vincent Scotto.
Cinquante ans, âge où vivent bien des rêves, âge qui est encore, sinon la fleur de l'âge, l'âge des fleurs.
Citation de J-Donat Dufour.
Je ne serai jamais vieux. Pour moi, être âgé c'est avoir quinze ans de plus que moi.
Citation de Bernard Baruch.
A soixante-dix ans, il est meilleur pour la santé d'avoir des femmes dans la mémoire que sur les genoux.
Citation de Maurice Chevalier.
Quarante ans est un âge terrible. Car c'est l'âge où nous devenons ce que nous sommes.
Citation de Charles Péguy.
Trente, trente-cinq ans, c'est l'âge où une femme peut faire les pires folies.
Citation d'Antonine Maillet.
J'ai un truc pour se souvenir à vie de la date d'anniversaire de sa femme: il suffit de l'oublier une fois !
Citation de Michel Galabru.
C'est entre trente et trente et un ans que les femmes vivent les dix meilleures années de leur vie.
Citation de Sacha Guitry.
Il faut soixante ans pour faire un homme, et après il n'est bon qu'à mourir.
Citation d'André Malraux.
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L'enfant est l'ancre de la mère, disait Saint Paul.

Les proverbes et dictons de la Bible :

L'envie et la colère abrègent la vie.
Proverbe de la Bible ; L'Ecclésiastique - IIe s. av. J.-C. 
Qui peut compter le sable de la mer, les gouttes de la pluie, et les jours du passé ?
Proverbe de la Bible ; L'Ecclésiaste - IIe s. av. J.-C. 
La justice est immortelle.
Proverbe de la Bible ; Livre de la sagesse - IIe s. av. J.-C. 
Ne jugez point, et vous ne serez point jugé.
Évangile selon saint Matthieu - Ier siècle. 
Telle mère, telle fille.
Proverbe d'Ézéchiel ; Livre des proverbes - VIIe s. av. J.-C. 
L'enfant est l'ancre de la mère.
Proverbe de Saint Paul ; Épîtres à Timothée - Ier siècle. 
Il y a un temps pour se taire, et un temps pour parler.
Proverbe de la Bible ; L'Ecclésiaste - IIe s. av. J.-C. 
La vengeance appartient à Dieu.
Le Deutéronome - VIIe s. av. J.-C. 
Le corps est le temple de l'esprit.
Proverbe de Saint Paul ; Épîtres aux Corinthiens - Ier siècle. 
Ne sois pas juste à l'excès, et ne te montre pas sage outre mesure.
Proverbe de la Bible ; L'Ecclésiastique - IIe s. av. J.-C. 
Résistez au diable, et il s'enfuira.
Épître de saint Jacques - env. 60 ap. J.-C. 
À chaque jour suffit sa peine.
Évangile selon saint Luc - env. 65 ap. J.-C. 
Instruire un sot, c'est vouloir recoller un pot cassé.
L'Ecclésiastique, XXII, 7 - IIIe s. av. J.-C. 
Le sot varie comme la lune.
L'Ecclésiastique, XXVII, 12 - IIIe s. av. J.-C. 
Le sommeil du laborieux est doux.
L'Ecclésiaste, V, 2 - IIIe s. av. J.-C. 
N'abuse pas des lois pour opprimer le pauvre.
Proverbe de Salomon ; La sainte Bible, XXII, 22 - Xe s. av. J.-C. 
Mieux vaut un voisin proche qu'un frère éloigné.
Livre des proverbes, XXVII, 10 - IVe siècle. 
La folie fait la joie de l'homme privé de sens.
Proverbe de Salomon ; La sainte Bible, XV, 21 - IVe s. av. J.-C. 
Le fils sage réjouit son père, l'homme sot méprise sa mère.
La sainte Bible, XV, 20 - IVe s. av. J.-C. 
Le chemin du paresseux est comme une haie d'épines.
Proverbe de Salomon ; La sainte Bible, XV, 19 - IVe s. av. J.-C. 
Un cœur joyeux fait fleurir l'été, un esprit abattu dessèche les os.
Proverbe de la Bible ; Livre des proverbes, XVII, 22 - IVe s. av. J.-C. 
Le fer aiguise le fer, ainsi un homme aiguise la personnalité de son prochain.
Livre des proverbes, XXVII, 17 - IVe s. av. J.-C. 
Le sage tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
Proverbe de Salomon ; Livre des proverbes - Xe s. av. J.-C. 
Le cheval indompté devient intraitable.
Proverbe de la Bible ; L'Ecclésiastique, XXX, 8 - IIe s. av. J.-C. 

Proverbes extraits du livre des proverbes - IVe s. av. J.-C :

  • Qui sait recevoir la réprimande est honoré.
  • Ne sois pas sage à tes propres yeux.
  • Les yeux de l'homme ne sont jamais rassasiés.
  • La haine excite les querelles, l'amour couvre toutes les fautes.

Belles phrases et citations célèbres de Bible :

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  • Le fer aiguise le fer, ainsi l'homme aiguise un autre homme.
  • Les blessures d'un ami sont inspirées par la fidélité, mais les baisers d'un ennemi sont trompeurs.
  • L'ami aime en tout temps, et dans l'adversité il devient un frère.
  • Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour et les fleuves ne le submergeraient pas.
  • L'amour est fort comme la mort.
  • La jalousie est cruelle comme l'enfer et ses ardeurs sont des ardeurs de feu.
  • Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
  • L'arrogant est en abomination au Seigneur.
  • Quelle association peut-il y avoir entre le pot de terre et le chaudron ? Le chaudron heurtera le pot de terre et celui-ci sera brisé.
  • Qui donne aux pauvres prête à Dieu.
  • L'eau éteint le feu et l'aumône expie les péchés.
  • Ne te glorifie pas du lendemain, car tu ne sais pas ce qu'enfantera le jour suivant.
  • Ne me donne ni pauvreté ni richesse.
  • C'est prendre aux oreilles un chien qui passe, que de s'échauffer dans la querelle d'autrui.
  • Pourquoi voyez-vous une paille dans l’œil de votre frère, tandis que vous ne voyez pas une poutre qui est dans le vôtre ?
  • L'homme vanne les fautes du voisin comme de la balle.
  • Celui qui aine l'argent n'est pas rassasié de l'argent.
  • L'homme affamé dévore sa moisson, l'homme altéré engloutit ses richesses.
  • Le précepte est une lampe, la loi une lumière, et les avertissements qui intruisent sont le chemin de la vie.
  • La course n'appartient pas aux agiles ni la bataille aux vaillants.
  • Si Yahweh ne bâtit la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
  • Tout travail profite, mais le bavardage conduit à la disette.
  • Un anneau d'or au nez d'un pourceau, telle est la femme belle mais dépourvue de sens.
  • Ne loue pas un homme pour sa beauté, ne le méprise pas pour sa laideur.
  • Jette ton pain sur la surface des eaux, tu le retrouveras dans la suite des jours.
  • Les trésors acquis par le crime ne profitent pas.
  • Celui qui rend le mal pour le bien, le mal ne quittera plus sa maison.
  • Celui qui sait recevoir la réprimande est honoré.
  • La lumière du juste brille joyeusement, mais la lampe des méchants s'éteint.
  • Quand les justes triomphent, c'est une grande fête ; quand les méchants se lèvent, chacun se cache.
  • Il n'est pas bon que l'homme soit seul.
  • Le chagrin en a tué beaucoup, et il n'y a pas en lui de profit.
  • Toute chair est comme l'herbe, et toute sa grâce comme la fleur des champs.
  • La charité couvre toute les fautes.
  • Un jugement sévère s'exerce sur ceux qui commande.
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