Quant au Silence

Le silence sera mon ultime demeure
Je l’ai parfois souhaité, adulé, aimé
Il couvrait de sa cape, 
Mes joies, Mes craintes, Mes douleurs. 
J’y savourais aussi mes esquisses du bonheur.

Le silence, en ouate de mes recueillements
Un écrin de sagesse, 
Quand cette vie m’agresse.
Je ne sais pas trahir, 
Me venger ou haïr,
Je ne rends pas les coups,
Au plus, je les évite.
Et tous ceux qui les donnent
Me touchent et m’attristent.

Faut-ils qu’ils soient malheureux
Perdus, en détresse,
Pour mettre tant d’énergie
A polluer ma vie.

Ma main se veut tendue
Secourable, caressante
En fibre de lumière
En amitié sincère.
Je sais me faire amie d’un cruel ennemi, 
Je sais panser ses plaies
L’aider dans sa quête d’être aimé.

J’aurais aimé un monde fait d’amour
De poètes, généreux troubadours,
J’aurais aimé chasser du monde la tristesse
Ne plus jamais entendre tous ses cris de détresse,
J’aurais aimé ne pas trouver refuge dans le silence ;
Juste un apaisement
Dans mes attentes : vos rires.
Et que, pour seule arme, 
M’agressiez d’un sourire.
Le silence bleu, femme ou fille fleur bleu
Quant au Silence
... Par : Karmanda MAGHI.