Un magnifique poème de Victor Hugo sur le Prophète Mohamed (SWS)

L’AN NEUF DE L’HEGIRE

Victor Hugo, le 15 janvier 1858

Image et photo de Victor Hugo dans L'an neuf de l'Hégire
Victor Hugo

Comme s’il pressentait que son heure était proche
Grave, il ne faisait plus à personne un reproche,
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s’arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.

Il songeait longuement devant le saint pilier ;
par moments il faisait mettre une femme nue
Et la regardait, puis contemplait la nue,
Et disait : « La beauté sur la terre, au ciel le jour ».

Il semblait avoir vu l’éden, l’âge d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Écoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.

Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.

« A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : « Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. »
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
« Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. »
Un sheick lui dit : « Ô chef des vrais croyants ! Le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. »
Lui, reprit : « Sur ma mort, les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Écoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe,
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. »
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : « Dieu t’assiste ! »

« Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : « Voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci,
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange,
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
Ô vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre aux Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres,
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie,
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : “laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer !” C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre . »

Il ajouta : « Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Éden d’avec l’abîme,
Étant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. »

Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
« Ô vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache au visage. »
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.

Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : « Mieux vaut payer ici que dans la tombe. »
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre.

Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
« Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le Livre et faire la prière. »
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
« Qu’il entre. »
On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : « Dieu désire ta présence.
 Bien », dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.



Sous un ciel orageux, lors d’une nuit instable,
Sibylline, la mort s’est assise à ma table,
Elle a pris dans sa manche un vieux tarot divin 
J’ai sorti du placard le couvert et du vin…

Sans un mot ni regard, j’ai rempli les deux verres
Puis j’ai feins d’ignorer ses œillades sévères,
D'être venue à moi pour jouer mon trépas, 
Pensait-elle vraiment me priver d’un repas ?

Dédaigneuse et prenant des façons de monarques,
Avec soin, lentement, sans faire de remarques,
Elle pointa vers moi son index contrefait 
Et se mit à sourire hautaine de ce fait… 

Lentement, j’ai goûté, plutôt fier de l’audace,
La pulpe du raisin ignorant la menace,
C’est alors que j’ai dis :  vous qui venez chez moi,
Sans même prévenir, pardonnez mon émoi, 

Je n’ai de vous que faire et point de grain à moudre,
Le temps n’est pas venu, je n’irai pas m’absoudre
Et ne saurai complice entrouvrir mon tombeau
N’attendez pas de moi que je tombe en lambeau,

De ressentir mon âme inscrite en toute chose,
Je méconnais l’effroi de la métamorphose,
Ici comme partout, qu’importe l’univers,
Nul ne m’empêchera de composer des vers !

C’est en bravant ses yeux de braises écarlates
Que d’un geste gaillard j’ai balayé les cartes,
Le vide s’est ouvert monstrueux et soudain
Mais avant de tomber, j’ai retenu sa main…

Tous droits réservés © Philippe Lemoine
Ce poème symbolique se distingue par l’extrême subtilité avec laquelle a été conçu son noyau sémantique et la richesse des significations qu’il connote .

Construit sur la dualité : mort / vie, son auteur se place énergiquement dans la lignée des poètes romantiques allemands qui, sous l’influence de la philosophie de volonté de Friedrich Nietzsche ( 1844 – 1900 ) et contrairement à leur homologues français , adoptèrent les idées du défi de la mort et l’attachement ferme et inébranlable à la vie et influencèrent à leur tour, entre autres, les grands poètes arabes Gibran Khalil Gibran ( 1883 -1931 ) et Aboulkacem Chebbi (1909 -1934 ). Le grand Chebbi n’a-t-il pas donné à son unique recueil ce titre très significatif : « les chants de la vie » ? et n’y a-t-il pas dit :

Je vivrai malgré la maladie qui me ronge 
Et les ennemis qui m’assaillent 
Tel L’aigle sur le sommet le plus haut 

C’est exactement le choix pour lequel opte l’auteur de ce poème, en le clôturant par ces deux vers :
Le vide s’est ouvert monstrueux et soudain, Mais avant de tomber, j’ai retenu ma main ...
Mais notre poète ne s’attache pas uniquement à la vie. Il clame aussi à haute voix son dévouement perpétuel pour sa vocation aussi bien dans ce monde-bas que dans l’au-delà :

De ressentir mon âme inscrite en toute chose,
Je méconnais l’effroi de la métamorphose,
Ici comme partout, qu’importe l’univers,
Nul ne m’empêchera de composer des vers !

Cependant, ces deux liens ne font, en réalité, qu’un, car le poète n’a pas d’autre vie hors de son univers poétique qu’il sent éternel et impérissable et que la mort est incapable d’en venir à bout.
Et ici retient surtout notre attention la conception que l’auteur a de la poésie, laquelle, loin d’être un simple art de versification, est VIE , une voie tracée et un engagement pour l’éternité.

Sur le plan du style, l’auteur a usé finement de la technique de retardement, en ne dévoilant l’idée charnière du texte que dans les deux ultimes vers .D’un autre côté , la narrativisation du poème lui a conféré beaucoup de suspense.

Sur ton corps, j’étale des pétales de roses 
Je vénère ta beauté de très belles proses 

Je sème des baisers papillons sur ta peau 
Je t’enlace, met mes bras autour de ton cou 

Tu es ma vérité, tu réponds à mes fantasmes 
Face à toi, je suis un enfant, je dépose mes armes 

Tu es l’unique héroïne de mes songes 
Vers la volupté, tu m’emmènes mon ange 

Entre tes bras, je lâche la bride à mes désirs
Tu m’excites, tu me donnes la joie de vivre 
De ton odeur, je suis complètement ivre 

Je place mon cœur à nu dans tes mains 
Sans toi, il est mort-vivant sans lendemain 

Tu souris et me regardes d’un air rêveur 
Et mon cœur palpite, dance de bonheur 
Tu me combles par ta tendresse et ta douceur 

Tu lèves les bras, tu prends une belle pose 
Moi, fou amoureux, à tes pieds je te propose 

De partager ma vie, d’être ma femme 
Devant Dieu et les hommes, je te déclare ma flamme 

Suis-moi, tu ne vas pas perdre grand-chose 
Libères-toi ma belle, je veux que tu oses 
Briser les chaines, défier ceux qui s’opposent 

A notre union, à notre bonheur 
Viens, je t’attends mon tendre amour 
Tu es mon âme, mon cœur et mon avenir 
Sans toi, je ne sais plus vivre !

Poèmes érotiques

L'AMITIÉ 

Lors du moment chercher la clé,
sur ce regard me vient une photo 
vieille, jusqu’à maintenant 
tu mets la main sur mon épaule !
C’est pas un souvenir, sur la rivière,
le souvenir de la rivière 
qui coule est l’Amitié !
Comme une gouttelette 
qui tombe sur une feuille 
sur la terre 
la pluie, avec des vieilles histories,
je me souviens et je souris !
Mêmes si nous avons perdus nous existons
même si  nous avons perdu !
lors du moment
de blâmer, qu’il me laisse
en solitude, il m’a fait comme un individu,
vient ces mots, pour l’apprécier.!
Quelle date? Où?
Quand ?
ces sont des choses 
qui doivent arriver,
rejoignons-nous !
Même si, c’est fini,
nous devons naître
ensemble et faire l’Amitié !
Passer, Aller, lointain, 
c’est ton habitude, mais il faut revenir,
retourner, l'Amitié !
Dans un voyage inconnu 
tu sa dormis sur mes genoux,
mais moi, je me t’ai pas encore
réveille !
pas un autre compromis 
tu m’as envoyée un mail,
je voudrai juter pour te reparler !
Dites la colère, comme affection,
considère la séparation comme l’attente,
quoique ce soit 
il y a des centaines des raisons,
amassé, les mains remplit de l’amitié !

La recherche d'amitié sincère et fidèle, entre chat et gazelle
L'Amitié Sincère

Près de la fenêtre de ma chambre,
Par un ciel morne, froid et pluvieux,
D'un mois de Mars plein d'ombres 
Pareilles aux pleurs des malheureux.

J'attendais impatient une jolie femme 
Qui a délaissé et oublié sa poupée. Allons 
Elle arrive, j'étais près de lui dire : Madame,
Ferme tes yeux, j'ai attendu longtemps.

Ton ange est ici pour te bercer lui-même 
Il va déboutonner ta robe étroite d'enfant,
Viens au cou de ton amoureux blême !
C'est avec ta chaleur que je me défends.

Je te serre et je m’abandonne à ta douceur,
Tu m'inspires et le rythme et la cadence,
D'un refrain et la tendresse d'un valseur,
Et te sentir dans mes bras, à la danse.

Je reste immobile devant tes seins durs 
Je t'imaginais comme femme nue 
J'entrevoyais sous le tissu rayé bleu azur 
Ton corps de vingt ans.Ta poitrine ingénue.

Dans le bonheur je te tenais par la taille 
Et trop nerveux je sculptais ta draperie 
Ta pudeur et la mienne se chamaillent 
Avec une franche et réelle gaucherie.

Oui, je sais que tu es la plus belle,
La reine de cet univers, je le sais ;
Et même vaincu je me sens rebelle,
Un rebelle, qui n’abandonne jamais.

C'est qu'en te regardant j'ai succombé 
Enfin ! Tu verras cette nuit par toi-même,
Que je risque de m'évanouir et de tomber.

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Rencontre Amoureuse

Le poète Qui passait Par là


Le poète 
Qui passait 
Par là 
Celui qui est 
Toujours seul 
Sur son banc 
Qui marche seul 
Dans la nuit 
Avec son regard 
Lointain 
Celui qui donne 
Le pesant 
De son plaisir 
Avec bienveillance 
Avec joie 
Même si le temps 
Lui manque 
Il te laissera 
Toujours 
Une place 
Près de lui 
Pour parler de toi 
Pour parler 
De tes souvenirs d'hier 
Broder dans 
Ces vieux chemisiers 
Que l'on a porté 
Tous, toutes
Pour faire plaisir 
Aux parents 
Mais
Le poète 
Qui passait 
Par là 
N'est pas que ça 
C'est celui 
Qui a eu des 
Haut et des bas 
Comme toi 
C'est un 
Homme 
Ordinaire 
Préférant 
Les couchers
De soleil 
L'été 
Que l'hiver 
Le sourire 
Aux pleurs 
Mais jamais 
Trop loin 
Pour déposer 
Tes pleurs 
Sur son épaule 
On vit qu'une fois 
Donner une écoute de soi 
Est précieux à l'autre 
Il écrira pour vous 
Des mots d'amour 
Des mots de tous les jours
Une partie de lui 
Vous sera remis 
En un instant 
Car il prendra 
Ce temps 
A faire 
Le bonheur 
De ceux qui 
Veulent 
Avec la poésie 
L'accord de soi 
Que l'on joue 
Au calme 
A chaque note 
De guitare 
Dévoiler 
A autrui 
Je suis là 
Je serai là bas 
Mais tu ne me verras jamais 
J'ai appris que les plus belles choses
Sont celles qui viennent au hasard
Là ou on ne les attend jamais 
C'est pour ça que je te veux 
Écris moi encore et encore 
Au hasard de la vie 
On se retrouvera 
Et l'on s'aimera 
Sincèrement 
Car la vérité est là

Image d'un Poète
L'Auteur : Didier Hippon \ Tous droits réservés

En poésie, Il est des questions sur lesquelles les avis ne sont que rarement uniformes, notamment celles qui se rapportent à l’essence de cet art ( Qu’est-ce que la poésie ? ) et de sa finalité ( Pourquoi et pour qui l’écrit-on ? ). Certains poètes éprouvent parfois le besoin d’y répondre afin de mieux situer leurs activités au sein de cette très ancienne pratique linguistique qu’aucune définition n’a pu jusqu’ici en percer les secrets. Et la preuve en est que le poète, en général, est tantôt relégué au rang de l’errant menteur (Dieu a dit dans le saint Coran : « Quant aux poètes, ce sont les égarés qui les suivent. [225] Ne vois-tu pas qu’ils errent au gré de leurs caprices, [226] et qu’ils se vantent de choses qu’ils n’ont jamais accomplies ,Versets 224 et 225 ), tantôt élevé au rang d’un prophète ( Comme chez Gibran Khalil Gibran ou Aboulkacem Chebbi par exemple ). Le prophète Mahomet avait même son propre poète , Hassen Ibn Thabit qui le défendait contre ses ennemis.

Pour l’auteur de ce poème, le poète est, avant tout, un chercheur de mots-joyaux et de mots-remèdes répondant aux deux critères de beauté afin de faire profiter le récepteur de leur effet esthétique et de signification profondément humaine pour nourrir son esprit et son âme d’idées et de sensations sublimes (broder dans ces vieux chemisiers - faire plaisir aux parents ) et alléger sa souffrance (déposer tes pleurs sur son épaule ).Et étant donné que cette fonction est au delà des possibilités de l’homme commun, le poète, grâce aux dons hors pair dont il jouit, est là pour se substituer à lui et lui offrir, à la fin, les fruits de sa quête ( il écrira pour vous des mots d'amour des mots de tous les jours une partie de lui vous sera remis ).Et c’est pour cette raison que le poète a besoin de retrait et de contemplation (celui qui est toujours seul sur son banc qui marche seul dans la nuit avec son regard lointain ) .Un poème-manifeste qui montre la grande évolution qui s’est produite dans la vision de ce poète guadeloupéen émigré à Paris par rapport aux premières années atroces qu’il a passées dans cette ville où il se sentait exclu et marginalisé.

Après cette douloureuse expérience, le voici qui se hisse au rang d’un guérisseur des maux d’autrui. Le style, quant à lui, est toujours conforme aux caractéristiques que nous connaissons: une langue simple et communicante influée par le dialecte de l’auteur et un rythme intense généré par l’accourcissement excessif des vers .Une bonne mention Little bravo :) !
Copyright © Article publié par : ® Mohamed Salah Ben Amor

Quand je pense que je vais rencontrer ma belle 
Qui traversent mon cœur, un moment éternel 
Le plaisir, comme un trait délicieusement pointu.

Alors que j'espère avoir la grâce d'elle,
L'espoir que mon âme a bien reconnu 
S'approche de la paix sans querelle.
Et cet état est un vœu en plaisir vêtu.

J'ai beaucoup parlé dans la chambre, ce soir. 
Couché, bordé, la lune entrant par la fenêtre,
La douce et belle qui, là-haut,me donne espoir 
J'évoque à travers elle un excellent bien-être.

Va-t-elle m'aimer jusqu'à la fin du monde ?
C'est pourquoi je l'attends jusqu'au jour ! 
Pour la laisser s'asseoir une seconde.
Car je n'ai pu fermer les yeux à double tour.

Heureux qui se fie à toi, c'est cela la vie 
Avons tous besoin de courage et de patience 
De souffrances,de pleurs et d'attentes,ma mie.

Il est le plus beau moment, au début d'une histoire, quand les enchevêtrements des doigts dans ceux de l'autre personne et elle vous écrase

Copyright : M. Riahi

Poème : Si tu savais combien je t’aime !

Jolies cartes romantique et virtuelles avec poème d'amour je t'aime
Je veux crier et dire partout combien je t'aime !
Tu es mon amour, mon âme 
Ne te fâche pas, plus jamais de blâmes 
Je te sens loin de moi, c’est ça mon drame  
Juste pour te toucher, je me damne 
Toi seul éteindras ma flamme 

Qui me brûle, consume mes enrailles 
Je n’en peux plus, il faut que je m’en aille 
Tu te barricades dans ton silence 
Ne me laissant aucune chance 

De briser cette épaisse glace 
Qui t’enveloppe, t’enlace 
Est-ce de l’indifférence ?
Ou acte d’insuffisance ?

Je n’ose plus t’approcher 
Prendre ta main, te toucher 
J’ai mûrement réfléchis !
Alors je vais partir et te laisser 
Une semaine ou deux à méditer 
A notre situation et décider 

Si on a encore une chance 
Qui ont pourris notre existence 

Et si on peut tout recommencer !
Faire table rase, nous réconcilier !
S’il te plaît, dans ta méditation 
Prend en considération 
Mes sentiments, mon adoration 

Pour tout ce que tu représentes pour moi 
Tu es mon homme, mon univers mon toit 

Poème : Sans toi, je ne suis rien !

poeme sans toi je ne suis plus rien
Je ne sais plus vivre sans toi
L’être humain,
Dans son désespoir, son malheur,
Devant Dieu s’incline,
Moi,
Pour avoir ton amour, ta tendresse,
Genoux à terre, je m’abaisse,
Dieu, j’implore.

Sans toi,
Je ne suis rien,
Pas un pétale, pas un brin d’air !

Sans toi,
Je ne suis rien, 
Rien qu’un petit grain,
Qui a perdu son chemin,

Sans toi,
Je ne sais plus vivre !
Sans ta tendresse,
Je suis en détresse,
Ton silence me blesse,

Ton absence me brise,
Ce néant me terrorise !
A genoux, ton amour j’implore,
Chaque seconde, pour toujours.

Libre, j’aimerai ardemment l’être,
Pour ne pas me plaindre,
Sans toi à mes coté, j’ai tout à craindre, 
Le bonheur me boude, ne veut pas m’atteindre 
J’aimerai vivre, crier que je suis heureuse 
Mais hélas, je suis trop malheureuse 
Sans toi, ma vie est creuse ! Affreuse !

Une femme perdue dans ses pensées

Au loin 
Une femme perdue dans ses pensées 
Semble porter tout le poids du monde 
En elle 
Le silence se prolonge 
À cause de la température du moment 
Les couleurs du ciel 
Ne sont jamais pareilles 
La femme porte la main 
À la hauteur de ses yeux 
Pour mieux 
Regarder le coucher du soleil 
C’est son rituel 
Depuis si longtemps
l’art pictural d'une femme
Artiste-peintre Jean-Pierre Deleau
    Fidèle à son accoutumée, l’auteure de ce poème ,férue de peinture, se plaît à dialoguer avec dans ses écrits avec les tableaux qui la séduisent et la convainquent en tant que connaisseuse avertie dans cet art.

    Ce dialogue ne se déroule pas, du côté de la poétesse sous forme d’un discours raisonné et argumenté à l’instar de celui des critiques mais selon les normes essentielles de l’écriture poétique et en premier lieu l’interprétation subjective du tableau dont il est question et l’exploitation à fond, dans un but esthétique, de la charge émotive des mots et leur force suggestive. Néanmoins , la nature visuelle de l’art pictural n’offre pas, en général, au poète l’occasion d’imaginer, à ce niveau, des détails autres que ceux exécutés par l’artiste peintre. Ce qui l’amène, de ce fait, à porter son attention sur les éléments non perceptibles par l’œil tels que l’état d’âme (Semble porter tout le poids du monde ), le silence (le silence se prolonge) ou la température (cause de la température du moment ), et ce, dans le souci de compléter le travail de l’artiste en remplissant les cases vides qu’il a laissées et qu’il ne pouvait, lui-même remplir à cause des contraintes spécifiques à son art...

    D’autre part, le poétesse n’a basculé pas dans l’explication didactique de l’image peinte de la femme mais elle a tenu, par contre, à préserver son aspect nébuleux et diffus afin de ne pas nuire à la poéticité de son texte. Et le résultat est un beau tableau en mots qui n’a rien à envier au tableau original fait de formes et de couleurs. Un poème court mais finement écrit et élégamment conçu !

Mon cœur


Où poussent des roses, des marguerites
Et les jasmins de mon pays

Mon cœur est un champ de coquelicots
Un verger, un champ de blé
Un beau tableau
Coloré de lumières, d’amour et de sérénité

Mon cœur est un océan
D'Amour et de nobles sentiments
Tantôt doux et calme
Tantôt en tourbillon

Dans mon cœur, il fait beau
Soleil éblouissant
L’âme légère comme un papillon
Flotte comme une princesse
Ivre de joie, de grâce et d’allégresse

Mais quand il pleut sur mon cœur
Il vente ou il neige
J’invente un rayon de soleil
Un monde imaginaire
Une lueur
Une chandelle

Mon cœur est parfois un enfant capricieux
Il aime planer sur les nuages
Et gambader sur les rivages
Mais raison et sagesse apparaissent
Mon cœur respire alors la vie
Et chante sa symphonie.

Poèmes et images de mon coeur
Mon Cœur

Réincarnation
Par : +Wafae Abid 

L’ombre aveugle circule 
Sur les frontières de ton cœur 
L’obscur s’étale sur ton deuxième visage

Quand le temps dépouille 
Ton cadavre de son odeur 
Tu n’as que chercher le fossé 
Du néant 
Quand les incendies comblent 
Ta vie de cendres 
Tu n’as que rafraîchir la brise 
De l’enfer

Ta pensée bouillonne 
Comme un volcan renaissant 
Qui cherche la fraîcheur des corps 

Ton corps abandonne la fuite 
Car ton regard 
Admire ce spectacle pathétique 
Il se ranime…

Ne touche pas au soleil 
Le monde s’éteindra

Un poète pense
Réincarnation

Le style de l’auteure de ce poème se caractérise par l’usage à fond de la technique du clair/obscur dont l’avantage est l’intensification du pouvoir suggestif des mots, en faisant fleurir à chaque pas une image ambigüe résonnant de plus d’un sens, comme nous le remarquons dans ce nouveau poème assez concis où le lecteur ne dispose d’aucun indice pour déterminer si l’allocutaire (personne à qui s'adresse le message linguistique. Larousse) est féminin ou masculin ou encore plus si la locutrice s’adresse ou non par ce « tu » à sa propre personne. Néanmoins le noyau sémantique du texte, si son essence, du fait de cette ambigüité, est nébuleuse , son aspect général présente, par contre, une structure binaire claire ( agresseur/agressé ) :le premier élément bien que la poétesse n’avance aucune information sur son identité, le genre d’actions qu’il accomplit l’assimilerait au Destin dont la cruauté à l’égard des humains n’a aucune limite et qui se plaît à s’acharner contre eux sans pitié et avec une méchanceté inégale ( l’ombre aveugle circule sur les frontières de ton cœur l’obscur s’étale sur ton deuxième visage - le temps dépouille ton cadavre de son odeur - les incendies comblent ta vie de cendres…).Ce qui fait de ce « tu » un vrai antihéros (ou héros lunaire) puisqu’il se contente d’encaisser les coups sans la moindre réaction défensive ou même sans essayer de les esquiver, consentant ainsi à être une victime. Bien plus, un minime indice situé à l’avant-dernière strophe révèle chez lui un masochisme, du moins ce qu’a semblé voir la locutrice (ton regard admire ce spectacle pathétique) et ce sentiment pathologique est l’aboutissement d’un processus qui a débuté par une fuite compensatoire (ta pensée bouillonne comme un volcan renaissant qui cherche la fraîcheur des corps - ton corps abandonne la fuite ).Un autre indice fait penser que le poème aborde la question existentielle et ô combien problématique de la situation de l’Homme dans l’univers (tu n’as que chercher le fossé du néant ) .Ce qui montre qu’il se prête à plus d’une lecture .Un autre poème bien réussi Wafae ! Félicitations !

Je t'aime mon soleil, je t'aime comme 
L'impassible témoin du bonheur d'ici-bas 
Mon cœur en feu, en tant qu'homme !

Beau soleil, pourquoi mon cœur t'adore ?
Pourquoi je t'ai toujours aimé, mon soleil ?
Pourquoi le soir, quand le jour s'évapore,
C'est ma mort et non plus mon réveil ?

Ton amour me réchauffe, qui l'aurait pensé ?
Pourquoi, quand tu illumines un ciel sombre 
Et que tes rayons d'or auront le noir repoussé 
Pourquoi mon tout corps sort-il de l'ombre ?

Nos bouches en feu par nos lèvres usées 
C'est un pur délice, j'accours vite vers toi 
La flamme qui gambade dans ma pensée, 
Ravive mon âme plus éclatante que moi !

Je rougis comme tout le monde et je tombe 
Sans mon soleil je mourais sans splendeur 
Un moment j'aurai dit : C'est fini je succombe !
Et contre ma vitre j'avais mon front songeur.

Je vois mon soleil sur les nuages de la terre 
Ses rayons sont tendres,vivants et radieux 
Et pour que ma journée soit trop claire 
J'ai envie de l'arracher des hauts cieux.

image soleil drôle sous forme d'un coeur avec les mains
Beau soleil, pourquoi mon cœur t'adore ?

Austin Jack

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marie france gobé

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Modvareil

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Mohamed Salah Ben Amor

{picture#https://1.bp.blogspot.com/-BoerHdzKX3s/WAagCGhU0YI/AAAAAAAAFME/GIm-HcD1i3g7rDZJH8g0td-TFdCZjVeNgCLcB/s320/Med-Salah-b-Amor.jpg} Professeur d'enseignement supérieur chez institut supérieure de langues, orienté depuis 2009 vers le suivi de la poésie arabe et mondiale en tant que critique et traducteur. {facebook#https://www.facebook.com/mohamedsalah.benamor.16} {linkedin#https://tn.linkedin.com/in/mohamed-salah-ben-amor-91b4322a} {google#https://plus.google.com/105346205953520526606}
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