Ou en Lune de Miel 
Souriante Zineb était elle 
En blanc était vêtue 
Charmante Zineb la belle 
Chez elle m'avait elle invité 
Vêtu de Mille et une Ailes 
J'ai chanté dans la Cité 
Que nos Rêves 
Avaient un jour 
Dans un Jardin planté 
Et Rayonnante Zineb était elle 
Telle la belle Sirène 
Et Reine des Roses 
Dans des Prés d'Eden 
Et Quelles Chansons 
Aux Rythmes des Vagues 
Aux multiples jolis Sons 
Zineb m'avait elle chantées 
Les Flammes de mille Bougies 
Y avaient elles danser 
Et sans même pouvoir penser 
Nos deux Coeurs 
S'étaient ils mis à danser 
Et toute pleine de Bonheur 
Et Sans même pouvoir penser 
Zineb avait elle danser 
Ainsi tout autour commençait  
A danser  
La Fête de Noce avait commencé 
Les Abeilles et les Pigeons 
Avaient ils été très Charmer 
Par quel Honneur 
De voir Zineb chanter  
Avec quelle clarté 
Avec quelle Lueur 
En pleine Senteur des Lys 
En pleine splendeur des Roses 
Et en Paradis étaient ces Lits 
De quelles Rivières de Miel 
Jamais vu en Rêves des Belles  
De quelles Rivières de Rhum 
Jamais bu par un Homme 
De quelles Rivières d’une Eau 
Jamais coulée de tout en haut

Copyright © M. INOKANE

Une femme vient jouer et s'asseoir 
Quand mon esprit et le désir rodent 
Je m'impatiente et je tremble de voir,
Son corps et sa peau satinée,chaude.

L'envie dans les airs se déploie 
Et m'a jeté dans les bras de ma timide 
Silencieux, dans ses rondeurs je me noie 
Sa chaleur m'a brûlé d'une façon rapide.

Je goûte et prends ce que j'ai sous la main, 
L'odeur de son parfum se lève de sa chair,
Et presse mon âme à la croisée du chemin 
La nuit est abondante et pure, l'air désaltère.

L'esprit a échauffé mes sens qui blessent 
Semble se concentrer pour hâter le plaisir 
En m'apportant trop de fougue et d'ivresse 
Heureux, mes pulsations ont pu s'en saisir.

Combien sa voix fait entendre mon cœur ?!
La vie,mélange les joies et la souffrances 
Pour moi, il y va vraiment de mon honneur, 
Et mes étreintes me réduisent au silence.

Une femme dame dans un cœur rouge
Une Dame De Cœur

Je recense des ombres 
Par grand froid et grand nombre

Les fleurs ont des poux 
Les anges spéculent

Le ciel parle vert de gris aux statues 
Avec le recule 

Je recense une âme nue 
Un squelette étendu 

Aux quatre coins des rues 
Ses cinq phalanges tendues

Aux avaries du temps 
De vaches maigres 

Il pleut des trombes 
Des éclairs d’argent

Un son de cloche d'enfer 
Dont le seul tintement fait songer

À la clôture de Wall Street 
Dans mon esprit antinucléaire

Je recense des ombres 
Par grand froid et grand nombre

Les fleurs ont des poux 
Et ça me pique un peu partout !

© Tous droits réservés à Nicodème Camarda

Bien qu’engagé et militant pour les grandes causes humaines, l’auteur de ce poème affectionne le style symbolique, du fait de ses effets esthétiques attractifs qui incitent le récepteur à participer activement à la création du texte, comme il est clair dans ce nouveau poème où la compréhension est tributaire de l’interprétation des significations des vers et strophes dans leur relation avec le sens global du poème. D’ou la nécessité d’y trouver quelque part un signe pouvant guider le lecteur ou l’auditeur vers le noyau à partir duquel a été généré le Tout. 
Ce signe peut bien être ici le vocable « mon esprit antinucléaire » ( le vers 18 ) qui dénote une opposition franche et farouche contre la détention des armes nucléaires par quel pays que ce soit y compris bien entendu les grandes puissances qui se réservent le droit de les posséder tout en les prohibant aux autres. 

Un deuxième éclairage important nous est apporté dans ce même vers : ces armes meurtrières qui avaient causé en 1945 au Japon un cataclysme humain sans précédent ( près de 250.000 victimes) préoccupent profondément le poète car à n’importe quel moment un accident peut survenir et la catastrophe serait encore plus tragique ,vu le progrès réalisé dans leur fabrication depuis cet événement douloureux et inoubliable dans la mémoire collective de l’humanité. 

Cette préoccupation s’est exprimée tout au long du texte sous la forme d’images lugubres et cauchemardesques (je recense des ombres - les fleurs ont des poux - un squelette étendu aux quatre coins des rues ses cinq phalanges tendues - il pleut des trombes des éclairs d’argent un son de cloche d'enfer - et ça me pique un peu partout !). D’autre part, l’allusion aux USA dans les vers 16 et 17 est claire (un son de cloche d'enfer dont le seul tintement fait songer à la clôture de Wall Street ).

Un poème engagé mais qui ne verse point dans la platitude, la sécheresse et la banalité du langage courant parce qu’il est adressé aux connaisseurs et non à une masse à conquérir .

La trahison 
plus haute que le mensonge …

Abîmées, les lumières. 
Arrêtées, les possibles civilisations …

Interdites, les bâtisses 
et sombres, les murs de révolutions …

S’en suit le viol de la liberté 
aux noms si simples 
des guerres voulues.

Aux marches fugitives 
jusqu’aux frontières d’Orient.

Voici la Syrie et ses sœurs 
à souffrir la trace assassine.

À l’exil des frères,
se dénonce le monde impuissant.

Les cœurs vont pleurer 
là, aux déserts …

De grands oiseaux 
sur les sables bruns 
dessinent les nouvelles ombres 
de la paix dépeinte

et si seule, au loin 
des lumières épuisées.

Il se peut que les assassins 
s’arrangent d’autres tranchées.

Là, si prêt des gorges 
historiques des cris 
de passion révoltée !

Au loin, des mirages 
invisibles et secrets 
comme si rien n’était.

Il y a un décor 
aux silencieux murs 
du monde.

Le Poète
Copyright © Patrick Berta Forgas & N.A.D.A

Rarement l’auteur de ce poème spécifie les lieux où se déroulent les événements dont il parle ou les personnes qui y prennent part, du fait que sa vision tente d’approcher l’âme humaine dans sa globalité et d’y creuser profondément pour mettre à nu le mal qui l’habite afin d’éclairer les causes du comportement nuisible de l’homme sur lui-même, sur son prochain et sur l’environnement.

Cette fois, il nomme expressément la Syrie et ses sœurs qui sont les autres pays arabes ayant subi des agressions( Irak – Libye –Tunisie- Egypte- Algérie – Yémen …) soit de la part des grandes puissances ( Irak – Libye ) soit émanant d’états arabes qui leur sont dépendants ( les autres su-citées ). Et la notion d’agression est la plus appropriée ici parce qu’elle constitue le noyau sémantique du texte et elle est composée donc de deux éléments formant une dualité: Agresseur/Agressé.

L’agresseur est responsable d’une série d’actes destructeurs ( abîmées, les lumières./arrêtées, les possibles civilisations/ viol de la liberté/ guerres voulues / trace assassine/ les assassins s’arrangent d’autres tranchées) et inhibiteurs (Interdites, les bâtisses). Quant à l’agressé, il est toujours en position de passivité (souffrir la trace assassine - Les cœurs vont pleurer là, aux déserts - des gorges historiques des cris de passion révoltée ). Mais ce qui semble tourmenter le poète le plus est l’indifférence du reste du monde qui pense que les malheurs sont ailleurs et qu’il s’en bat l’œil tant que sa tête est en sécurité ( au loin, des mirages invisibles et secrets comme si rien n’était/ il y a un décor aux silencieux murs du monde ). 

Quant au style et comme d’habitude, il s‘appuie sur le pouvoir évocateur des mots grâce auquel le lecteur ou l’auditeur baigne dans une atmosphère magique formée de connotations et de métaphores inédites.

Poème : Je suis ravie d’être femme 

Par : Solène de la Marlier

Étonnante nature que celle des inégaux 
Nous sommes grands ou petits 

Nous sommes vilains ou beaux 
Parfois ceux qui dominent sont les deux 

Intelligent ou bête, vil ou saint 
Charitable ou pervers, jeune ou vieux 

Il n'est qu'une nature qui s'égale vraiment 
Etre femme n'est pas être mâle 

Elle et lui est égal à aimant 
Mais si lui est bel homme, grand et saint 

Que je ferme les yeux un peu 
Car je sais qu'il me tient 

Je suis ravie de n'être que femme à ses yeux 
D'aimer quand il est bête 

Si c'est l'heure et le lieu 
L'abandon me transforme et je pleure 

Il est jeune et pervers 
Et dans ses bras je meure

Photo d'une belle femme dans un lac
Ravie d’être femme

Bien que parisienne de souche, l’image que la poétesse donne d’elle-même à travers ce nouveau texte qui est le dernier qu’elle a écrit est celle d’une femme bien contente de sa situation et de son sort vis-à-vis de l’autre sexe et qui n’aspire pas dans sa relation avec lui à un idéal lointain et inaccessible.

Cette attitude que l’on peut qualifier de réaliste la différencie clairement des adeptes de l’ultra-féminisme de notre époque qui militent pour la suprématie de la femme sur l’homme et dont les fiefs sont généralement les grandes villes telles que Paris.

Dès les six premiers vers , elle entreprend une réflexion « raisonnable » sur les créatures humaines, reconnaissant leur diversité comme une donnée très naturelle pour nous préparer à accepter son opinion à propos de la relation homme/femme qui consiste à ne pas tenir compte de ces différences ( si lui est bel homme, grand et saint - quand il est bête - Il est jeune et pervers ) à condition que l’amour y soit présent (Elle et lui est égal à aimant ), arguant que le lien sentimental entre une femme et un homme est suffisant pour la faire vivre pleinement sa féminité, le but essentiel auquel elle aspire parce qu’il est le seul à lui donner satisfaction et la rendre heureuse (Je suis ravie de n'être que femme à ses yeux ).

C’est donc l’idée classique de la complémentarité entre les deux sexes qu’il s’agit ici , une idée bien postérieure à celle de leur égalité prônée par les premiers féministes à la fin du XIXème siècle. Et Cette attitude ne nous surprend guère si l’on sait que l’auteure, bien qu’elle soit jeune ,est issue d’une descendance noble, donc appartient à un milieu conservateur.

Sur le plan du style, si le contenu intellectuel du poème n’a pas offert suffisamment d’occasions pour concevoir des métaphores finement filées, la façon inattendue dont les idées se sont enchaînées ne manque pas d’attrait .

Emmène-moi au bout de tes rêves 
Emmène-moi ou l’amour n’as pas de trêve 

Je veux goûter aux plaisirs défendus 
Me donner a toi sans retenue

J’aimerais entendre tous tes soupirs 
Être tout ton désir

Emmène-moi au pays des songes 
Ou ni la misère ni la maladie ne rongent

Je veux que tu sois maître 
Des plaisirs de mon être

Oui que tu me pénètres 
Tu peux tout te permettre

Toi tu veux mon bien-être 
J'ouvre grand la fenêtre

Viens me faire l'amour 
Viens jouer dans ma cour

Ne prends pas de détours 
Du plaisir à l'amour

Prends un aller-retour 
Prends et donne en retour

Je veux que tu me prennes 
Je veux que tu m'emmènes

Que tes mains se promènent 
Et en moi que tu viennes

Je sais que tu me mènes 
Où la douceur est reine
N’attend pas, emmène moi…

emmène moi avec toi, femme triste sortir d'une tasse
Poème Emmène-Moi
Copyright  © Mariejose Tanesie

Solitude, sais-tu pourquoi je t'aime ?
Solitude, sais-tu pourquoi je t'attends ?
Solitude, sais-tu pourquoi je t'espère ?
Solitude, sais-tu pourquoi je t'ai apprise ?

En toi, je trouve le refuge face au regard étranger,
En toi, je trouve le silence face à l'inexplicable,
En toi, je trouve la paix face à l'épuisement,
En toi, je trouve celle que je suis devenue.

Avec toi, j'ai parcouru des chemins inconnus,
Avec toi, j'ai parcouru l'espoir et la désespérance,
Avec toi, j'ai parcouru la vie et sa souffrance,
Avec toi, j'ai appris à tout réapprendre.

Alors, Solitude, quand ma main tu lâcheras
Et qu'une main nouvelle viendra se tendre,
Alors, Solitude, vers toi mon cœur reviendra,
Car pour Aimer, il faut savoir attendre.


Image de l’auteure du poeme
Copyright ® Elisabeth LAFONT

Voici un thème sur lequel les philosophes et les psychologues ont longuement débattu sans toutefois parvenir à s’accorder sur sa véritable nature : est-ce un état d’exclusion et d’abandon que l’individu a mille raisons de craindre, à cause des affects négatifs auxquels on l’associe souvent surtout l’angoisse, l’anxiété et la sensation de vide ou bien une occasion de se retrouver avec soi-même et de profiter de sa richesse intérieure dont on est généralement peu conscient ? 

Devant cette divergence théorique, il est toujours utile d’écouter les avis et les témoignages des solitaires et parmi eux les poètes, du fait que l’acte qu’ils accomplissent au moment de l’écriture met en œuvre toutes les facultés de l’esprit et de l’âme. 

Dans ce poème, les réponses que nous donne l’auteure ne nous aident pas à aller dans cette direction ou dans l’autre, car elles ne font que confirmer la nature problématique de la solitude (avec toi, j'ai parcouru des chemins inconnus, / avec toi, j'ai parcouru l'espoir et la désespérance, avec toi/ j'ai parcouru la vie et sa souffrance). Et cette nature dépend, en réalité, du fait qu’elle soit choisie ou imposée. Dans le premier cas, on la recherche comme source de richesse intérieure , à la manière du poète Rainer Rilke ( 1875-1926 ) qui la présente en ces mots : "Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne - c'est à cela qu'il faut parvenir ". Mais cela ne paraît pas être le cas dans ce texte étant donné que notre poétesse déclare expressément qu’elle l’envisage comme refuge (en toi, je trouve le refuge face au regard étranger, /en toi, je trouve le silence face à l'inexplicable, / en toi, je trouve la paix face à l’épuisement). Et comme tout refuge, la solitude ne procure pas toujours la protection escomptée, d’où cette sensation d’instabilité et de mal à l’aise exprimée dans la troisième strophe. 

Un poème psychologique dans lequel l’auteure a réussi, avec des mots simples et sans aucun artifice de langage, à traiter l’un des problèmes les plus cruciaux de notre temps.
Analyse publiée par : Mohamed Salah Ben Amor

Passent les ans ! J'aime cet âge sauveur 
Où coulera mon sang dans mes veines,
Et du désir et du plaisir je n'ai plus peur, 
Je vivrai facilement avec ma belle Reine.

L'amour augmente avec ses baisers 
Qui me brûlent pour que je me taise 
Je n'aurais plus besoin de ma liberté 
Afin qu'elle aura ma tendresse à l'aise.

Cette dame est venue sur mon chemin 
Elle m'a montré les sentiers de l'école 
Superbe, quand je la tiens par la main 
Elle m'aime, je rêve, je plane et je vole.

Gardant ma fougue, je n'ai pas oublier
Ce que j'ai senti quand mon cœur vibre,
Sa beauté à l'honneur m'a fait plier,
Même si je suis un homme libre.

Elle a eue tout, mon âme et mon temps
Le mieux n'est autre que délicatesse 
Et je m'approche d'elle, en l'observant
La chaleur en mon corps renaisse.

photo livre ouvert avec coeur
P A S S E N T  L E S  A N S

L'hiver cette morne saison :

Un poème de : M. Riahi
Image d'un hiver triste & parapluie rouge
Tout se mêle au noir et à l'obscurité couverte 
Le mauvais temps morose me désenchante 
Je m'endors des fois la fenêtre grande ouverte 
Tout en sachant que la foudre est méchante.
C'est un monde amer plein de rage 
Et pendant que la pluie ruisselle à flots,
Le tonnerre des grands soirs d'orage 
Gronde et me donne envie d'éclater en sanglots !
Les vents froids pourchassent le brouillard 
Ils tiennent à explorer les cœurs incompris 
Je suis pour le printemps qui arrive en retard 
Même si de se savoir poète et objet de mépris !!
Toute la saison froide cherche sa gloire,
L'Idéal m'ouvre ses longs bras dorés 
Il tient à découvrir ma jeunesse noire !
Heureusement que je n'ai pas pleuré.
Puis-je effacer la tristesse de ces jours ?
Janvier où tous les oiseaux en chœur 
Passent et repassent encore et toujours,
Donnant ainsi de l'espoir à mon cœur.
Oh ! Hiver ! Pourrai-je retrouver mon chemin ?
Lucide, pourrai-je avoir le droit de vivre ?
Toi, qui me dédaignes et repousses ma main !
Je ne me tiens pas debout, sans être ivre.
- - -
Droit d'auteur réservé a Riahi Med 
© Janv 2014.

Je me confesse 

Et c’est juste pour toi 
J’aime le bleu de ta mer 
Et le jaune de ta rose 
Et le doux regard de mon chien 
Et le sourire de ton soleil matinal 
Et le soir quand je mange peu 
Très peu 
Les plats d’un petit restaurant 
Calme et romantique ! 
Et quand tu dégustes ses délices 
Et quelques musiques chantées par Brel 
Tes quelques mots délicieux me parlant de l'amour 
De toi et de tes folies 
Et ce sourire discret me chuchotant ta joie 
Et tes yeux calmes 
Profondément bleus 
Racontant le calme à mes yeux rêveurs 
Et une nuit blanche 
Sans limites 
Me parlant de ta danse 
Et j’aime 
Le chant de ton corps 
Et la transe de ton cœur

Confectionneur Najib B
Cpoyright © Najib B
Ce poème est conçu sous la forme d’une longue déclaration d’amour argumentée, s’appuyant sur une série de détails infimes, pour la plupart insolites, du genre qui ne retient que fortuitement l’attention de l’homme commun mais que la sensibilité effilée de l’artiste comme celle dont jouit l’auteur lui permet d’en prendre conscience et de bien les exploiter esthétiquement. Ces détails bien nombreux ont en commun la forme de stimulus (Tout élément physique, chimique ou biologique capable de déclencher des phénomènes dans l'organisme, notamment des phénomènes nerveux, musculaires ou endocriniens. Larousse ) et engendrent tous le même effet sur l’état émotionnel du poète : enflammer sa passion à un degré hautement élevé.

Ces stimulus qui sont inhérents à la personne de la bien-aimée émanent tous du côté physique ( sourire - yeux – corps – tes mots ) mais acquièrent tout de suite, grâce à la capacité de représentation chez le poète, une forme imagée abstraite soit linguistique (tes quelques mots délicieux me parlant… - ce sourire discret me chuchotant… - tes yeux calmes profondément bleus racontant ) soit émotionnelle (tu dégustes ses délices et quelques musiques chantées par Brel - j’aime le chant de ton corps et la transe de ton cœur ).
Et ce passage du concret à l’abstrait a offert à l’auteur l’occasion de créer des associations surprenantes hautement poétisées telles que ( j’aime le bleu de ta mer et le jaune de ta rose - tes yeux calmes profondément bleus racontant le calme à mes yeux rêveurs).

# Poème analysé par le professeur © Med-Salah Ben Amor

Poème du jour : Sur l’ardoise des toits…


Photo d'un poète

Sur l’ardoise des toits…
Le long d’une gouttière, un félin téméraire
Apprivoise le vide, avance à pas feutrés.
Sur l’ardoise des toits, l’équilibre est précaire.
Elfes évanescents, maints souffles éthérés
Divaguent. Cristallin, le visage lunaire
Des choses déambule. Ondoyante clarté,
Sur le fil lactescent une ombre solitaire 
S’effeuille et se dévoile en toute intimité.
Essence de parfum, sous un galon de brume,
Inscrite en demi-teinte, une empreinte au fusain
Ondule vaporeuse. Une sirène brune
Offre une silhouette à mon rêve incertain.
Froissements de draps blanc sur le lit d’une étoile,
Le temps se cristallise en larmes de grésil,
Il neige sur mon cœur, soudain la nuit se voile ;
Il n’est d’autre départ que celui de l’exil…

La meilleure clé pour bien lire ce poème est peut-être de diriger notre attention vers les effets des deux facultés ( ou compétences ) que l’auteur a mis essentiellement en œuvre pour décrire ce paysage pittoresque apparemment villageois: l’imagination et la sensibilité. Et il y a eu sans doute recours parce que la stratégie qu’il s’est tracée, dès le début, est de dégager à fond les connotations qu’évoquent les détails contenus dans ce paysage et non de brosser un tableau figuratif imitant le réel .Et étant donné que les dites facultés relèvent de l’hémisphère droit du cerveau, celui de la subjectivité , le résultat final est un tableau à deux niveaux superposés :l’un, le plus proche du lecteur, regroupe toutes les images que le poète a conçues et qui relèvent d’un mélange de réel et d’irréel (un félin téméraire apprivoise le vide, avance à pas feutrés - elfes évanescents, maints souffles éthérés divaguent - une sirène brune offre une silhouette à mon rêve incertain - froissements de draps blanc sur le lit d’une étoile ) et l’autre, de type psychologique, nous offre un intérieur tiraillé aux prises avec des affects contradictoires: tristesse, inquiétude, phobie et doute d’un côté (apprivoise le vide - l’équilibre est précaire. - une ombre solitaire - offre une silhouette à mon rêve incertain s’effeuille ) et clarté et plaisir de l’autre ( ondoyante clarté - essence de parfum ) mais dont la confrontation finit en faveur des premiers nommés (Il neige sur mon cœur, soudain la nuit se voile ; Il n’est d’autre départ que celui de l’exil), révélant ainsi une âme profondément romantique et hypersensible. UN poème finement écrit et bien ciselé aux deux niveaux des images et du rythme.

Je n’oublierai pas 
Que tu m’as appris 
Comment mordre mes ongles 
Tout exactement comme tes lèvres 
Que le prestige du chemin 
Provient de ceux qui l’ont traversé  
Que la richesse du paon est dans ses plumes 
Que la terre est une danseuse 
Ayant soulevé le bas de sa jupe 
Que l’orifice du fusil est devenu 
Une toile d’araignée

Je n’oublierai pas 
Que tu m’as appris 
Comment enrouler le monde 
Avec une cigarette 
Que la malice est un aliment délicieux 
Comment ingurgiter la parole humide 
Comment segmenter mon temps 
En jouant sur les cordes de la pluie 
Comment marcher  
Vers les bas de ton corps 
Comment retourner l’une 
Des deux pièces de mes souliers 
Pour que le chacal étouffe avec son désir 

Je n’oublierai pas 
Que tu m’as appris 
Comment porter les clefs  
Des contrées sauvages 
Comment courir comme une gazelle 
Souffrant d’une otite 
Comment me rincer la bouche avec mes larmes 
Dans les salles de cinéma et les théâtres 
Comment être délicieuse comme un fruit africain 
Dont le nom est tombé 
Avant qu’il ne touche les cerises 
Comment attirer le soleil vers ma paume 
Pour que j’essuie ton visage 
Barbouillé de moi !

Voici une très belle photo personnelle de Intisar Souleymen

Tous droits réservés ® Intisar S – Poétesse Syrienne

Austin Jack

{picture#https://4.bp.blogspot.com/-VtRi_63TCq4/WAagBTSsGTI/AAAAAAAAFL8/b5VAA4seTRwoiPm8AwgwGcCdOiCDFuyHwCLcB/s1600/Austin-jack.jpg} Vers la poésie, je l'écris en cris, a l'encre des qualités de mon âme, et des fautes - et des défauts de ma vie. {facebook#https://www.facebook.com/austin.jack.3158} {twitter#https://twitter.com/poemedamours} {google#https://plus.google.com/u/0/+AustinJackCA} {

marie france gobé

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Modvareil

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Mohamed Salah Ben Amor

{picture#https://1.bp.blogspot.com/-BoerHdzKX3s/WAagCGhU0YI/AAAAAAAAFME/GIm-HcD1i3g7rDZJH8g0td-TFdCZjVeNgCLcB/s320/Med-Salah-b-Amor.jpg} Professeur d'enseignement supérieur chez institut supérieure de langues, orienté depuis 2009 vers le suivi de la poésie arabe et mondiale en tant que critique et traducteur. {facebook#https://www.facebook.com/mohamedsalah.benamor.16} {linkedin#https://tn.linkedin.com/in/mohamed-salah-ben-amor-91b4322a} {google#https://plus.google.com/105346205953520526606}
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