Sous des chênes qui nous prêtent leur ombre,
Tu m'avais promis mille baisers l'autre jour 
Et des caresses, sans compter leur nombre,
Car le nombre ne peut suffire à l'amour.

J'ai une faim de loup durant ces jours !
Pourquoi souvent je m'étonne, madame,
Est-ce que tu caches ton jeu, par amour ?
Je sais que tu m'aimes, je te jure mon âme.

Ta grâce, ta beauté et ta tendresse !
Brûlent le cœur et l'âme tour à tour
Est-ce que mes caresses te blessent ?
Excuse-moi, si mes mots sont trop lourds.

Le drap ébranle ta fine peau satinée 
Et ton corps sème son parfum de roses 
Viens, laisse-moi dévorer cette beauté
Lorsque l'onde du ciel retrouve sa dose.

Ah ! Je suis comblé, j'ai jeté mes armes
Je ne compte les maux, mais les plaisirs.
Même si s’entremêlent baisers et larmes 
Fantasmes, désirs, rêves, plaisirs et soupirs.

Baiser Amoureux d'une belle femme, Image & Photo
TU M'AVAIS PROMIS MILLE BAISERS
Tous droits réservés à l'auteur © Riahi Med

J’aimerais partir 
Vers des cités 
Où le soleil ne fane jamais 
Des cités qui ne détiennent 
Que le clair de la lune 
Et où le vin nocturne s’est enivré
***
Vers des plages 
Où le sable fidèle 
Prie pour un reflux 
Qui s’est échu,
Vers un lieu sans meurtrissures 
Ni bulles creuses,
Vers un flux blanc et généreux 
Qui au cours d’un débordement 
S’est oublié lui-même.
***
J’aimerais étreindre un souhait 
Embu de ton parfum,
Jeter l’ancre sur un baiser 
Aussi violent 
Que la tempête des saisons,
Tourner avec lui ,
Danser telle une vie passionnée,
Me balancer comme une fillette 
Défiant les limites du ciel.
***
J’aimerais filer la soie de l’envie 
Dans les bras de ma patrie.
Je voudrais tisser passionnément 
La transparence d’un corps,
Faire accoster mes vagues 
Sur la chaleur d’un pouls,
Mes vagues fondant en soupirs 
Dans l’éveil de mes gémissements.
***
Ah si la patience dans l’exil 
Possède une entité semant la rosée 
Tel un silence printanier !
Mais tu es mon temple
Et j’y suis une ascète .
Que mon encens 
Ne brûle jamais à vive voix
Dans mes corridors 
Pour un souvenir 
Autre que le tien !

Poétesse Rachel Chidiac


Fidèle à son thème de prédilection, à savoir l’amour spirituel fusionnel, l’auteure de ce poème que l’on peut, de ce fait, classer parmi les poètes dits « à expérience » c.à.d. ceux qui sont habités par des préoccupations profondes et constantes mais qui ne se répètent, par contre, pas au niveau du style, conçoit, comme on le voit, son nouveau texte sous la forme d’un poème amoureux dans lequel le discours émane d’une locutrice éprise follement d’un bien-aimé (j’aimerais étreindre un souhait embu de ton parfum,/jeter l’ancre sur un baiser/ aussi violent que la tempête des saisons, / tourner avec lui ,/ danser telle une vie passionnée,/ me balancer comme une fillette défiant les limites du ciel ). 

Mais un seul vocable placé intentionnellement dans le 26 ème vers (j’aimerais filer la soie de l’envie dans les bras de ma patrie ) fait découvrir au lecteur que c’est plutôt de l’amour de la patrie ( Watan – mawten : masculin en arabe) qu’il s’agit et qu’il a, dès le début, affaire à un poème patriotique. 
Ce subterfuge artistique constitue ainsi le premier coup d’éclat majeur dans ce texte qui se renforce, ensuite, par la métaphore du temple et de l’ascète sur laquelle se clôture le poème ( tu es mon temple et j’y suis une ascète . que mon encens ne brûle jamais à vive voix dans mes corridors pour un souvenir autre que le tien !). 
Néanmoins, la construction de ce texte n’est pas aussi simpliste que l’on penserait ,car la poétesse l’a conçu, sur un autre plan, dès le début aussi, sous la forme d’un acte de langage promissif selon le terme de John Searle (Les promissifs : promettre, faire vœu de, garantir, parier, jurer de…). Et cela ne manque pas de nous faire poser de sérieuses questions sur les raisons des souhaits de la poétesse de quitter le pays qu’elle adore vers d’autres horizons (j’aimerais partir vers des cités… vers des plages… vers un lieu sans meurtrissures ni bulles creuses…) ? 

Le reste du poème montre que le départ souhaité s’accomplit dans le rêve et non dans un espace réel, donc vers une situation plus favorable où la patrie serait plus stable, plus sereine et portée vers un avenir prometteur. Une hymne ayant la forme d’une chanson lyrique , écrite avec passion, finesse et une grande sensibilité.

Face à la laideur du monde 
Je cherche dans l'immonde

Une place au soleil.
Il est couleur vermeil

Celui qui trouve le ciel 
D'un savoir universel.

L'ignorance est trop triste 
Quand l'inculture assiste

La vie, et son chemin.
Quittons donc le destin

Qui vit sans lendemain 
Pour atteindre enfin

La beauté de ce monde 
Et reposer dans l'onde

Ou vécut Ophélie 
Jeune nymphe enfouie 

Dans les méandres de la vie.
Je cherche l'univers 
Ou le monde à l'envers

Trouvera sans répit 
Culture et esprit.
Image de culture colorée avec une femme

Je crois que cette brillante lune 
N'est que le reflet de ta beauté 
Et que le Sahara et ses dunes 
Sont les territoires de ta liberté.

Je pense que c'est toi qui adore 
Les coquelicots des champs 
Tu as un très joli sourire fort 
Et une âme douce d'enfants.

Je pense que les louanges 
A ton visage montent mieux,
Là où se rassemblent les anges 
Ils ne peuplent pas que les cieux.

Ah ! Puisque tu entends de loin 
Tu sais que de toi j'ai besoin 
Alors aime moi sans cesse.

Ton amour Divin est un don !
Que chaque jour tu fais éclore
Je ne lasse de crier ton nom 
Tout le temps,le soir et à l'aurore.

Tu es le destin que j'espère
Toi que je nomme à genoux
En courbant le front par terre 
Toi, dont le cœur est si doux.
Protection des anges
Les droits sont réservés à Riahi Med

Que mon corps n'y peut suffire 
Pourtant je ne vis que pour eux,
Même si des fois me font souffrir.

L'avenir est rayonnant et blanc 
Je n'ai qu'à le poursuivre 
Comblé, heureux et content : 
Je ne veux qu'avec elle vivre.

Grand bonheur, joie et rire 
Yeux noirs, ciel azur bleu 
C'est aux regards qu'on peut dire.

En forme, plus d'amour, je veux
Vivre, chanter,composer et écrire
Jusqu'au parfum de tes cheveux,
Jusqu'à la beauté de ton sourire.

Je veux voyager avec toi, tout voir 
Te peindre, te décrire en un livre 
Beau et réel comme ton miroir 
Content, je tiens vraiment à vivre.

Vœux d'amour et de bonheur

Tout droit réservé à l'auteur : Riahi Med

A toi ma lune d'espoir
Un poème de Sonia Garcia :

Une lune d'espoir et d'amour, sous forme d'un coeur


Embrassons ce monde 
Sans perdre une seconde 

A toi ma source de magie 
Plus belle chose de ma vie 

Tu es l'écrin de ma traîne 
Le sang dans mes veines

Ne détourne plus ton regard 
Pas de peine surtout ce soir

Ta douce lumière me berce 
De milles et une caresses

Guide et poète de mes runes 
Toi le fils de la plus belle lune

Tu es mon croissant d'argent 
Le plus beau de tous les diamants

Mon matin pur fait de satin 
S'il te plaît croyons aux lendemains

Ma lune si mystérieuse 
Dans ce ciel tu me rends heureuse

Sur ce fleuve d'argent 
Que tout redevienne comme avant

Sous ce bel astre princier 
Que s'allume la lumière tamisée

Ma poussière de lune 
Sous ta délicate plume

Essuie les larmes de nos chagrins 
De ton plus bel éclat cristallin

Copyright © Sonia Garcia

"Sonia Garcia" dont le nom et le prénom sonnent respectivement arabe et espagnol est bel et bien française et sa particularité la plus saillante est son ton mystique presque constant qui rappelle bien le soufisme musulman. Ce que nous constatons encore une fois dans ce nouveau poème où elle assimile son bien-aimé à un astre ( lune) , le place dès le début haut dans le ciel et se met à lui quémander désespérément un peu de lumière .Il y a aussi ce désir de s’unir avec lui (embrassons ce monde - essuie les larmes de nos chagrins ). 

Mais bien entendu, il n’y s’agit point de soufisme religieux mais plutôt d’un emprunt métaphorique pour exprimer sa flamme à l’égard de l’élu de son cœur. Et cette flamme est, selon ses propos, dramatique (essuie les larmes de nos chagrins) non seulement parce qu’elle n’est pas partagée (ne détourne plus ton regard ) mais aussi du fait qu’elle se poursuive après une rupture (que tout redevienne comme avant sous ce bel astre princier). 

Voici donc réunis dans ce poème tous les ingrédients de l’amour passionné unilatéral. Ce qui s’est projeté sur le style utilisé que l’on voit dominé de bout en bout par l’hyperbole dans le but d’amplifier trois qualités bien déterminées dans le bien-aimé : élévation (lune : 4 fois – croissant – astre-ciel ), luminosité ( lumière : 2 fois- éclat ), préciosité ( l'écrin de ma traîne – argent : 2 fois – diamants -. Satin ). Et si nous prenons en considération le fait d’avoir placé ce bien-aimé dans le ciel et sa propre personne en bas, l’image qu’elle donne de lui paraît être celle d’un dieu. 

Un poème amoureux d’une grande qualité ,simple, certes et d’une communicabilité facile mais habilement structuré et profondément émouvant.

Elle parle, j'écoute sa voix 
Je ne peux la contraindre 
Je l'écoute plus qu'une fois 
Elle n'est pas à craindre.

Elle parle avec tendresse 
Et tient absolument à me voir.
Je me tais pour fuir l'ivresse 
Puisqu'elle a tout le pouvoir.

J'accuse la vraie beauté 
Qui se colle à son image 
Et je me défends par pitié 
Des feux de son langage.

Sa grâce dépasse les étoiles 
La joie,le bonheur,le plaisir 
Une très jolie image sur toile 
Qui procure un envieux désir.

Un doux et beau printemps 
Un regard tueur, sois sûr 
Qui te retiendra longtemps 
Mais qui guérira ta blessure.

Un immense lac arrose
La belle et son teint vermeil
La face rouge et ronde,une rose
Un rêve d'un divin sommeil.

Une femme super belle !
J'ACCUSE SA BEAUTÉ
Tous droits @ réservés à Riahi Med

Ni Papa ni Noël

Ma vie est cruelle 
Que le Froid 
Que la rue 
Tel un chien 
D’autrefois

Ni papa ni noël 
Que la vie est cruelle 
Ni câlin ni allô 
Ni toit ni ombrelle

Ni papa ni noël 
Que ma vie est cruelle 
Ni sel ni miel 
Ni chocolat ni caramel

Ni godasse ni babouches 
Que mépris que taloches 
Ni fiston ni mon fils 
Et moi fils de la rue 
Et la rue c’est les couteaux 
Et Mille et Une peurs 
Et leur mère la Terreur !
Celui-ci est de la police 
Celui-là est violeur ...

Noël joyeux mais aussi un peu triste
Noël triste ...

Les larmes de Noël

Nous voilà chantant petit Papa Noël 
Le sourire aux lèvres 
La voix assurée 
Regardant d’un œil attendrit 
Notre petite famille 
Laissant échapper une larme de…
C’est beau n’est-ce pas la magie de Noël !
Mais où est-elle passée ?
Chaque matin je ne lis que des textes 
Aux cœurs lourds 
Tout le monde a l’air si triste,
Si désemparé. 
Dos courbé vers l’avenir 
Apeuré vers le passé,
Oubliant le présent.
Que s’est-il passé ?
A quel instant l’homme a-t-il oublié 
Qui il était ?
Il ne pleure que des larmes amères,
Ne sourit que contraint et forcé,
Et son cœur est si sombre 
Que la lumière n’y passe plus.
Il attend.
J’aimerais trouver les mots 
Pour le réconforter 
Mais il est des silences 
Qu’il lui faut comprendre 
Pour sourire à nouveau.
Je n’aurais jamais ce pouvoir.
Alors toi qui a pris le temps de lire 
Ces quelques pensées nostalgiques 
Redresse-toi !
Soupire, respire, souris,
Et avance !
Demain ne peut pas être plus sombre qu’hier 
A toi de donner la lumière 
Chaque cœur est une lanterne d’espoir 
Pense au ciel étoilé et à sa beauté 
Et dis-toi que tu peux être aussi une étoile 
Qui brille de mille feux.
Sois la joie, 
Sois toi-même 
Et rêve !
(© Laure bolatre)

Une journée monotone, douze sur douze 
Le climat est lourd, le poète évite le combat ! 
Tout le monde sait que la beauté est jalouse, 
Là où il y a tristesse, elle n'habitera pas.

A Midi, le ciel, verse sa lessive blanche,
Les flaques dans les ruelles se laissent voir 
Les oiseaux sautent de branche en branche,
Rasant les allées semées de gazon vert noir.

La jolie femme marche sur la pelouse 
Malgré l'épaisse neige, le froid et la pluie. 
Quand l'ouvrier à midi jette sa blouse 
Ses lourds pas sur le pavé font du bruit.

Avec sa très courte robe sans manches, 
Le rapide zéphyr soulève ses cheveux,
Il cherche à prendre vraiment sa revanche 
Ayant peur du regard perçant de ses yeux.

C'est pourquoi les arbres de la terre entière 
Laissent tomber facilement leur feuillage, 
Elles n'aiment pas le vent et son mystère,
Ni même les bourrasques et les orages.

Belle femme dans l'automne
 JOURNÉE AUTOMNALE

La femme est dans ce monde charmant 
Un oiseau, une rose, une belle mélodie 
Une lumière, une eau vive,un chant 
Un ange qui me pénètre et m'envahit.

Un cœur si tendre, une gracieuse voix,
Un bonheur,une délicatesse,une vie.
Seul,en fin de soirée il m'arrive parfois,
De sentir mon corps frémissant de folie.

Son parfum est une douceur fort lente 
Et mon esprit qui n'a jamais touché le feu,
S'agite sur des idées et envies brûlantes.
Mon amour pour elle, est grand et pas peu.

Sur les refrains d'une romance infinie 
Cette cadence est un appel joyeux mêlé, 
A des plaintes d'amour et à des rires unis 
Flottant harmonieusement, jamais troublés.

La sueur coule et les yeux bien ouverts,
Le buste droit et les lèvres couleurs sang.
Elle se repose à l'ombre des arbres verts
Les pieds posés sur mon genou tremblant.

Femme Romantique a un coeur tendre
La femme dans ce monde 

Le vent tourbillonne,siffle et rabat les volets, 
Courbe les roseaux comme une chevelure 
Le bruit pareil aux vagues rouleuses de galets 
Monte dans mon salon comme un murmure.

Le silence règne, même si le vent au couloir 
Pleure et tient à emporter les persiennes faciles, 
Mais les vitres en cristal tout comme mon miroir 
Résistent et restent des heures immobiles.

C'est la morne saison, pas trop féconde, 
C'est mon avis, et je le présente à ma façon, 
Car les périodes façonnent ce vaste monde 
Et font apparaître en nous de gros frissons.

Devant ma cheminée près du feu qui meurt, 
Je respire et j'aspire et transpire l'air vif, 
Dehors l'orage gronde et fait vraiment peur 
Me laissant sans voix, hagard et pensif.

Tout le monde dépose masque et fardeaux, 
Quand il s'agit d'une pluvieuse journée 
L'âme flotte avec les plis de mes rideaux 
La neige aussi nous montre son bout de nez.

Pour avoir sa part de cafard en cet instant 
Lorsque le corps éclate, ruisselle et flamboie 
Trop ivre d'un bon vin de la terre, et laissant 
L'esprit cumuler en parallèle craintes et foi.

Le mois de décembre sous la neige
Copyright © Med Riahi

Austin Jack

{picture#https://4.bp.blogspot.com/-VtRi_63TCq4/WAagBTSsGTI/AAAAAAAAFL8/b5VAA4seTRwoiPm8AwgwGcCdOiCDFuyHwCLcB/s1600/Austin-jack.jpg} Vers la poésie, je l'écris en cris, a l'encre des qualités de mon âme, et des fautes - et des défauts de ma vie. {facebook#https://www.facebook.com/austin.jack.3158} {twitter#https://twitter.com/poemedamours} {google#https://plus.google.com/u/0/+AustinJackCA} {

marie france gobé

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Modvareil

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Mohamed Salah Ben Amor

{picture#https://1.bp.blogspot.com/-BoerHdzKX3s/WAagCGhU0YI/AAAAAAAAFME/GIm-HcD1i3g7rDZJH8g0td-TFdCZjVeNgCLcB/s320/Med-Salah-b-Amor.jpg} Professeur d'enseignement supérieur chez institut supérieure de langues, orienté depuis 2009 vers le suivi de la poésie arabe et mondiale en tant que critique et traducteur. {facebook#https://www.facebook.com/mohamedsalah.benamor.16} {linkedin#https://tn.linkedin.com/in/mohamed-salah-ben-amor-91b4322a} {google#https://plus.google.com/105346205953520526606}
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