Le Vide

Poème du jour  : LE VIDE 

Par : Marie Funk
La femme vide

Le vide c’est immatériel,
Ça n’a pas de couleur
 Ça n’a pas de senteur
Ça vit et ça sommeille.

Le vide c’est un volume,
A l’œil nu transparent
Et vivant à chaque instant
A remplir, à vider sans amertume.

Au bord du néant le vide attend
Le vide peut être attirance,
Sa victime volant un court instant
Hypnotisant, offrant peu de résistances.

Ne tournez pas le dos au vide,
Ne le laissez pas vous entraîner
Dans la valse de vos idées
De vous il peut-être très avide.

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Articles L 335-2 et suivants


Critique du professeur Med Salah b-Amor :

L’auteure de ce poème aborde cette fois la notion du vide que beaucoup de gens confondent avec celle du néant. En réalité, elles sont totalement différentes car la première relève de la physique et signifie l’absence de matière dans un espace donné tandis que la seconde désigne  l’inexistence c.à.d. l’absence absolue  des êtres et des choses y compris cette de l’espace.

Néanmoins, toutes les deux ont été débattues en philosophie où elles constituent un objet de très grande divergence. Mais puisque c’est  du vide qu’il s’agit dans ce poème, concentrons-nous donc sur  cette notion et voyons de près le sens que la poétesse lui y a attribué. De prime abord, ce sens est le même que celui que avons mentionné plus haut. D’abord, il est différent du néant (au bord du néant le vide attend ). Ensuite, il est, comme nous venons de le dire , l’absence de matière(le vide c’est immatériel, ça n’a pas de couleur ça n’a pas de senteur) .Alors en quoi donc a consisté l’apport de la poétesse en le traitant dans ce texte ? Cet apport  réside clairement dans  l’approche avec laquelle elle l’a abordé et qui est  principalement intuitionnelle  et émotionnelle  et non scientifique c.à.d. une approche humaine, celle d’une poète dont la vocation première est d’interroger tout ce qui l’entoure, de l’infiniment petit à l’infiniment grand , visible à l’œil nu ou invisible. Et puisque le vide est imperceptible et insaisissable , il est très normal qu’il l’intrique surtout qu’il peut être aussi présent dans la vie de l’être humain .Et sur ce point, l’attitude de la poétesse est très claire : elle nous avertit que le vide  peut se grimer sous une apparence enjôleuse (le vide peut être attirance, au bord du néant le vide attendsa victime volant un court instant hypnotisant, offrant peu de résistances) et nous recommande de lui opposer une farouche résistance ( Ne tournez pas le dos au vide, Ne le laissez pas vous entrainer Dans la valse de vos idées  ). Ce qui revient à dire que la vie de L’homme doit être remplie de bonnes œuvres et son cœur d’Amour.

Une belle philosophie  dont l’homme d’aujourd’hui a grandement besoin, car l’oisiveté et le vide l’érodent de plus en plus. Merci Marie pour ce beau poème, bien écrit et plaisant à lire.