Je n'ai peur de l'été, et de sa chaleur 
Et de la soyeuse brise touchante, 
Cette saison fait battre mon cœur 
Qui veille,compose,écrit et chante.

Le ciel bleu sous la forme d'un ange 
Je me souviens de plusieurs rêveries 
Assis sur le sable fin qui se range 
Où se tenaient les conversations fleuries.

Et de cette lune qui brille de loin,
Éclairant les couples,sans descendre,
Eux qui sur la plage n'ont pas besoin 
Cherchent à ne pas se faire surprendre.

Le très grand amour se réveille,
Et l'esprit inconsciemment renaît,
Le sensuel sur la bouche vermeille 
Se ressuscite, se consume et plait.

Dans mon âme,toute folie s'écarte, 
Un sentiment vrai, pur, blanc cristal, 
Les flâneurs changent leurs cartes 
Pour un plaisir,une rencontre loyale.
Saison des amours humain
La Saison des amours
Tous droits réservés © Riahi Med
le 19 Mai 2015.

Poème du jour : Je m'en vais faire une balade

Par :Judith Pitussi

Je m'en vais faire une balade 
Le soir apaise la chaleur 

Écouter chanter les étoiles  
Les martinets siffler en cœur 

je vais flâner les yeux au ciel  
Le cœur léger et sifflotant 

Je m'en vais border le soleil  
Et m’embraser de son ardent 

Le drap du ciel en bleu de soie 
S'opacifie et s'obscurcit  

Le croissant doré devant moi  
M'éclaire et me donne l'appétit 

Le monde à enfilé sa cape 
Et tout de noir il est vêtu  

Dans le ciel pointent les étoiles 
Les anges perdent leur vertus 

La lune berce le silence  
Les oiseaux sont enfin couchés  

Les insectes entament une danse  
Une Heure festive pour araignée 
Judith Pitussi © Tous droits réservés
La promenade dont relate les faits la locutrice dans ce poème se déroule dans un futur qui peut bien être hypothétique, car elle s’incruste expressément dans le cadre du voulu ( je m'en vais faire une balade). Mais si tout voulu ne se réalise pas nécessairement , celui qui anime la poétesse s’est concrétisé au niveau linguistique par l’écriture de ce texte qui nous décrit une balade des plus vastes où le vraisemblable se mêle à l’imaginaire. Et étant donné que cette promenade est projetée dans le futur, nous pouvons dire qu’elle se passe à l’intérieur de la locutrice sous forme d’une sorte de rêve éveillé. Ce qui nous offre l’occasion de plonger dans cet intérieur pour essayer de mettre à nu ses traits caractériels les plus marqués. Le premier de ces traits est, sans aucun doute, que la poétesse possède une âme spécifiquement romantique visible dans cette fuite qu’elle entreprend dans le temps : du jour tumultueux et suffocant vers la nuit calme et douce (le soir apaise la chaleur - la lune berce le silence ). Cependant, le calme et la douceur ne sont pas recherchés ici en soi mais c'est plutôt l’ambiance qu’ils créent et lui offrent pour donner libre cours à son imagination dans monde nocturne fascinant , non dans l’espace urbain mais en pleine nature. Et du coup, se réunit dans le paysage décrit une multitude d’êtres (martinets - anges - oiseaux - insectes - araignée ) et d’objets (étoiles - ciel - soleil - croissant ) soit resplendissant de beauté, soit suscitant l’étrangeté, mais concordant tous harmonieusement les uns avec les autres et le tout qu'ils forment avec le cœur de la poétesse. A la fin , nous ne terminons ons pas ce bref commentaire sans rappeler la signification archétypale de la nuit qui symbolise dans l’imaginaire humain l’inconscient féminin avec tout ce qui le caractérise comme intuitivité créatrice , réceptivité et liquidité , à l’opposé du jour qui est typiquement masculin .

Un poème psychologique s’ouvrant sur les profondeurs du Moi et écrit avec finesse et une grade subtilité esthétique .

Poeme du jour : Quand je serai parfaite

Par : Solène de la Marlier 
Quand je serai parfaite, je n'aurai plus de doute 
J'irais dans les sentiers des douces certitudes 

Et à toute opinion, je laisserai latitude 
Et grande liberté pour se donner en joute 

Quand de ma perfection j'aurai pris le sommet 
Ayant grimpé mon cœur au niveau de mon âme 

J'inviterai là-haut uniquement des femmes 
Car aucun de nos hommes n'aura pu s'élever 

Mais si j'étais parfaite, je ne serais cruelle 
Au point de ne vouloir aucun mâle nous aimer 

Je laisserai monter les plus beaux cavaliers 
Heureusement chacune n'est parfaite qu'en rêve 

Et c'est dur d'accepter qu'un rien nous fait pleurer...
Le monde n'est rien sans nous, ni sans fragilité !

femme parfaite selon les hommes
Copyright © Solène de la Marlier, 25 juin 2014
L’auteure de ce poème évoque cette fois la question éternelle et épineuse de la nature féminine de la femme : est-ce un point fort dont elle devrait être fière ou au contraire un point faible qu’elle doit s’en débarrasser ? Pendant longtemps, la première thèse était adoptée à des degrés divers. En Arabie avant l’Islam, par exemple, on enterrait les fillettes vivantes parce qu’on considérait la femme comme une source de tentations susceptible de mettre l’honneur de la famille en péril. En Occident et depuis Aristote, l’idée de l’infériorité de la femme était largement partagée. 

Pour les psychanalystes, en revanche, la nature féminine ne doit pas être traitée en termes de « force » ou de « faiblesse » mais il faut la considérer comme une spécificité par opposition à la masculinité, laquelle, tout en étant son contraire, se complète avec elle harmonieusement. Vue sous cet angle, la féminité se présente comme un ensemble de traits dont les plus importants sont la réceptivité, la liquidité, la mollesse, l’intuitivité, la tendresse…etc. Est-ce en se basant sur ces traits que la poétesse s’est convaincue qu’elle imparfaite ? Ou tient-elle à une vision qu’avait l’ancienne noblesse française de laquelle elle est issue à l’égard de la femme ? En tout cas, ce qui est sûr , c’est qu’elle n’est nullement gagnée aux idées émancipatrices féministes. S’acceptant telle qu’elle est, elle tente de réunir des arguments susceptibles d’appuyer la thèse commune qu’elle soutient. Et si ces arguments n’ont rien de philosophique ou de profond, leur exploitation esthétique ne manque pas d’attrait .Et cela se manifeste dans l’imagination du contraire de ce que l’auteure croit être c.à.d. une femme parfaite et de ce qui en suivrait (quand je serai parfaite - quand de ma perfection j'aurai pris le sommet- si j'étais parfaite).

Les conséquences qui découleraient de cette supposition seraient en fin de compte, selon la poétesse, négatives parce qu’elles feraient de la femme une sorte de divinité ou une amazone hautaine, égoïste et prétentieuse et relègueraient l’homme au statut d’un simple être secondaire végétant au bas de l’échelle humaine. Ce qui impose donc à la femme de demeurer imparfaite pour ne pas dérégler l’ordre de la nature.

Un texte riche en informations sur la vision que l’auteure porte sur elle-même, bien construit et élégamment conçu au niveau de la forme.

Poème du jour : L’attente 


Par :Monika Del Rio
( Poétesse et pianiste polonaise installée en Ethiopie )

Je t’attends
Je guette chacun de tes gestes,
Le rayon d’un regard,
La fleur d’un sourire.
J’attends tes baisers dispersés au vent, 
Je les attrape 
Dans les filets de mes sentiments 
Comme des papillons aux mille couleurs, 
Beaux mais éphémères.
Le chant de ton cœur
Transperce mon corps enfiévré.
Et même s’il est composé
De points d’orgues et de silences,
J’adore sa musique.
J’attends l’instant
Où l’humidité fraîche du pré
Couvert d’ivraies sauvages
Nous enivre
Et nous émerveille. 
L’amertume de l’herbe
Réveillera en nous soif et désirs.
Et malgré que tu ne sois qu’un Papillon,
Un Colibris multicolore, volage, 
Nous allons nous baigner ensemble
Dans le nectar des fleurs, 
Dans les gouttes de rosée de la prairie.
Le chant d’un cœur solitaire 
Se transformera en un duo inséparable
Dans l’opéra de la vie.
Ce concert restera gravé pour toujours
Dans la mémoire des arbres et des fleurs ,
Dans l’odeur balsamique,
Dans les larmes des pins et des cyprès
Il restera enfermé,
Emprisonné,
Dans la cage des sentiments,
Dans le cirque de la vie, 
Dans ce jardin, 
Où l’Un observe l’Autre
A travers les barreaux
De sa propre prison, 
De sa boîte d’habitudes
Par dessus les barrières des superstitions, 
Cet enclos aigu et pointu
Qui empêche l’âme de s’envoler
Vers l’azur du ciel,
Vers le soleil.
Ses ailes
Douces et tendres
Blessées douloureusement
Desséchées au soleil
Et dispersées dans l’air
S’enflammeront 
Dans le feu de la jalousie 
Et de la moquerie.
Je t’attends,
J’attends ton signal ,
J’envoie des centaines 
De colombes blanches
Transmettant mes messages.
Parfois
Le bruissement des ailes
M’oblige à lever
Mes yeux.
Le soleil est brûlant
Aveuglant ,
Fait couler mes larmes
Et les ailes restent désespérément vides
Où es-tu ?
Photo du poétesse Monika Del Rio
Monika Del Rio, l’été 2013

Poème du jour : La poésie

La poésie 
La poésie,
Vibre,
Médite,
Cogite.

La poésie,
C’est ma vie,
Elle est ma mélodie
Elle est ma compagnie.

La poésie,
Elle est lumineuse,
Elle est radieuse
Et elle est éclaireuse.

La poésie,
Son parfum me réchauffe le cœur
Son odeur me réjouit l’âme
Elle est merveilleuse.

La poésie,
Elle est mon bonheur,
Elle est mon oxygène,
Et elle est ma prairie de rêves.

La poésie,
Elle m’arrose de bien- être
Elle me sème de bien-paraître
Et elle me couve dans sa douceur.

La poésie est mon abri,
Contre les méchants vents,
Contre les marées
Et contre les tempêtes
Elle adoucit,
Elle console,
Elle berce
Et elle enseigne.
© Fattoum Abidi

Image et fond d'écran poésie avec poème d'amour
La poésie est mon abri
Fattoum Abidi est une poétesse profuse ,infatigable et omniprésente sur Facebook. Les amateurs de ce vieil art linguistique la rencontrent presque chaque jour dans les innombrables groupes qui lui sont consacrés. Elle écrit principalement en français mais aussi en arabe et ses thèmes sont aussi divers que la diversité des fluctuations de la vie.

Ce qui témoigne que cette auteure « vit » la poésie de tout son être et que cet art fait partie de son essence la plus profonde et la plus intime (C’est ma vie, Elle est ma mélodie Elle est ma compagnie). Et comme tous les poètes pour qui l’écriture est une forme de respiration, elle éprouve le besoin d’avoir une idée précise sur cette compagne de route toujours présente dans son esprit, son cœur et son âme. Et pour y arriver rien de mieux que de la questionner et la définir (La poésie, Vibre, Médite, Cogite ) comme nous le voyons bien dans ce poème-manifeste élogieux où elle énumère les bienfaits spirituels et psychiques que lui apporte la poésie et qui se résument en un profond sentiment de bien-être, de paix intérieure et même d’extase et de bonheur (lumineuse – radieuse – éclaireuse - me réchauffe le cœur - me réjouit l’âme - mon bonheur - ma prairie de rêves - m’arrose de bien- être…etc.). Mais elle ne joue pas seulement ce rôle de donatrice et de bienfaisante mais aussi de protectrice et de refuge pendant les moments d’angoisse et de détresse ( La poésie est mon abri, Contre les méchants vents, Contre les marées Et contre les tempêtes Elle adoucit, Elle console, Elle berce Et elle enseigne).

Côté style, ce poème composé d’une cascade de phrases courtes et de même nature syntaxique, par le biais du procédé de l’accumulation ( une figure de style qui se traduit par une énumération d'éléments appartenant à une même catégorie de même nature et/ou de même fonction grammaticales et qui crée un effet d'amplification. Wikipédia ) se présente comme un chant d’intériorité mélodieux et vibrant, émanant d’une âme d’artiste éprise de beauté et en quête de sérénité et d’équilibre .

Absence  ô  Désespoir :

***
Toujours - Toujours je pense à Lui 
Et je l'appelle dans mes nuits 

Au cœur de mes rêves je vis ma folie 
Dans cet univers Tout est permis

  Au désert de nos vies nous étions naufragés 
Par ton existence ma vie était comblée 

Je savais lire dans tes silences 
Des mots d'Amour en transparence 

A maintes reprises mon Amour, j'ai cru t'avoir perdu 
L'étincelle au fond des yeux toujours tu es revenu 

Pour apaiser mon esprit - oublier ces virages 
Cet Amour voguant trop loin de mes rivages

J'ai besoin de me perdre dans l'abîme de ton être 
Ne luttons plus contre cet Amour - Désespérément nos corps se cherchent 

Aimons nous tout simplement - Acceptons ce Destin 
Car au fond de nos cœurs cet Amour est là -
Infini et Divin

Cet Amour Passion me colle à la peau 
Mon corps vibre à la caresse de tes mots 

Mon âme est en extrême délicatesse 
T'aimer est ma plus grande faiblesse

Tes mains sur ma peau - Quelle douce sensation 
Des pensées - des images qui ne sont qu'illusion 

Mon corps est en frisson au son de ton Prénom 
Aussi folles que le vent nos âmes en perdition

Mais la réalité est une autre évidence 
J'ai grand besoin de te voir - de sentir ta présence 

Un instant vibratoire au cœur de ton Absence 
Cette romance nous inflige tant de peine - de souffrance

Pour ma vie avec Toi - Je ferai n'importe Quoi 
Ton absence me déchire - Je ne peux vivre sans toi 

En longs sanglots de mots mon pauvre cœur saigne 
J'ose espérer que le Ciel écoute ceux qui s'aiment 

COPYRIGHT © MARIE-FRANCE GOBE

LE TEMPS EST LOIN, TRÈS LOIN :


Le temps est loin 
De mon enfance,
De ces rires, sourires et balbuties,
Le temps est loin,
De mes chansons, carillons et murmures,
Le temps est loin de mes amours,
Le temps est loin, très loin.

Le temps est loin,
De cette petite fille,
Le temps est loin,
De ces champs, vignes et forêts,
Le temps est loin,
De ces rivières, fleuves et océans,
Le temps est loin, très loin.

Le temps est loin,
De ces regards aimants,
Le temps est loin,
De ces caresses, 
Le temps est loin,
De ces mots doux,
Le temps est loin, très loin.

Le temps est loin,
De cette harmonie,
Le  temps est loin,
De cette nature rayonnante,
Le temps est loin,
Des animaux murmurant à l' oreille,
Le temps est loin, très loin.

Le temps est loin,
De  cette limpidité, ce calme,
Le temps est loin,
Du  ciel, du soleil, de la lune éclairant mon visage,
Le temps est loin,
Du vent balayant mes cheveux,
Le temps est loin, très loin.
Le temps est loin de mon enfance

L'Image Du Temps
© Toi, Mon fils, Mon aîné , envoyé le : 05/06/2015 
Par : MODVAREIL - Tous droits réservés.

Toi, mon fils, mon aîné :

 La lumière de ma vie.
Tu es né,
Tu as grandi,
Tu es devenu un homme.
Tu m'as apporté,
Tant de joie, de bonheur, d'espoir,
Pendant toute ses années auprès de moi.
Tu as été à mes côtés,
Tu m'as soutenu,
Tu m'as aidé,
Dans les bons et mauvais moments.
Maintenant, tu as pris ton envol.

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Toi, mon fils, mon aîné,

La vie n'est pas toujours rose,
Des hauts et des bas t'attendent,
Des joies, des chagrins.
Lève la tête et  avance,
Dans ce monde sans pitié, 
Fait ton nid,
Pense à toi,
Fonde une famille,
Regarde toujours devant toi,
Ne te retourne pas,
Laisse le passé derrière toi,
L'avenir est à ta porte.

Toi, mon fils, mon aîné,

L'amour, le vrai existe,
Cet amour donné ne blesse jamais,
Ne le rejette pas,
Ne le déçoit pas,
Ne le cherche pas,
Il est là, auprès de toi,
Présent depuis ta naissance,
Et te suivra jusqu'à la fin.
Bien sûr, tout n'a pas été parfait
Personne ne connaît la solution,
Mais, rien, n'est plus beau,
Que l'amour d'une mère,
Aucune mère n'est parfaite,
Et une mère parfaite n'existe pas.

Toi, mon fils, mon aîné,

Tu as un cœur pur,
Tu es sensible,
Plein d'amour et de générosité,
Tu as de grande valeur,
Prends confiance en toi,
Regarde autour de toi,
Avance la tête droite,
Le regard vers l'avant,
Avance vers ton destin,
Ne baisse jamais les bras,
Tu as devant toi, ton avenir,
Un avenir que tu choisiras,
Ne laisse pas les autres,
Détruire tes valeurs,
Tes faiblesses faits en ta forme,
Et continue ton chemin tout droit,
Ne dévie pas, 

Car un seul faux pas, 
La vie ne pardonne pas.

Toi, mon fils, mon aîné,

Prends ton courage à deux mains,
Avance, ne recule jamais,
Et accepte l'amour, le vrai amour,
Cet amour à jamais sera près de toi,
L'amour d'une mère est sans limite.

Toi, mon fils, mon aîné,

A jamais dans mon cœur,
Pour la vie,
Même dans le plus grand désarrois,
Je serai là, loin de toi, près de ton cœur,
Tu es toi, je suis moi,
Et tu seras,
Toi, mon fils, mon aîné,
Toujours au fond de mon cœur,
A jamais, pour la vie.
Toi, mon fils, mon aîné,
Mon amour, pour toi, 
Sera toujours plus fort,
Que nos différences,
Toi, mon fils, mon aîné.

Poème d'une mère à son fils, mains superposées mère-fils
© Toi, Mon fils, Mon aîné , envoyé le : 05/04/2015 
Par : MODVAREIL - Tous droits réservés.

D'un fils à une mère Par : Patrice Merelle, Auteur - Poète.

 J’ai écrit ces quelques lignes, juste pour toi,
Mais je sais que tu ne les liras jamais,
J’ai écrit quelques poèmes rien que pour toi,
Il n’y a rien d’aussi tragique dans la beauté
De quelques vers, et je te dis encore une fois,

Merci pour ce que tu as été, ce que tu fus,
En une si courte existence qui s’est tue !
Si j’écris cette ode triste rien que pour toi,
Oh, maman ! Alors je te dis merci pour ce toit !
Je voudrais tellement écrire un roman à ton sujet,
Mais je ne sais pas par quel bout commencer ;
Comment brosser tous ces instants maternels,
Quand j’ai si peu de souvenirs dans ma pelle
Et mon seau ; j’aimerai dédicacer ce livre,
A ta mémoire, juste pour toi, et encore vivre,

Un instant auprès de mes souvenirs, une fois de plus,
Te rappelles-tu quand nous prenions le bus,
Ceux sont des réminiscences éparses qui me reviennent,
Quand je pense à toi et remontent avec mes peines.
J’ai fait une liste non exhaustive de tout ce que tu avais
Fait, ici sur cette terre, j’ai rangé mes souvenirs
Sur une vieille étagère familiale auprès de ta beauté
Sous verre, d’une photographie tendresse, et le plaisir
De la contempler encore, quelques fois, quand je pense
A toi, à la richesse de tes amours envers un fils,
Je prends le cadre et la photographie pour une danse
Mélancolique, d’un souvenir d’une mère pour un fils.

J’ai lu un livre sur l’amour à propos d’une famille,
Qui ressemblait à cet arbre généalogique, et la brindille
Que je suis contemple les branches qui parcourent
Des racines vers le ciel, où les nuages courent,
Noircissant de larmes mes yeux embués d’amour,
Voilà, mon poème se finit comme tous mes jours,
Quand je pense à toi, merci pour tout cela maman,

Merci pour tout cet amour tellement captivant !
Je referme le livre à présent, tu restes dans ma mémoire,
Enfermée à jamais, gardée jalousement, tendrement,
De l’aube du jour au crépuscule plombant du soir,
Ma destinée m’appelle à nouveau, maintenant
Je dois partir rejoindre les miens, je sais que tu es,
Que tu seras toujours présente comme une fleur de beauté !

Image d'une mere avec son bébé
Copyright © Patrice Merelle 17-02-2014

L’AMITIÉ 

Image d'amitié triste
JE NE VEUX PAS PERDRE TON AMITIÉ

Je ne veux pas perdre ton amitié,

Parce que mon cœur t'a un jour aimé,
Restes là, encore, ne t'en va pas,
C’est toi qui a fait le premier pas
Je ne pourrai pas me passer de toi,
Écris encore et parles moi,

Je ne veux pas perdre ton amitié,

Même si un jour, j'ai osé me confié.
N'oublie jamais que l'on a pas choisi,
Cette route qui ne nous a pas réuni,
Même si l'amour nous a hanté,
Soyons patients à notre destinée.

Je ne veux pas perdre ton amitié,

Même si un jour nos cœurs se sont croisés,
Dis moi, des choses, rassure moi,
Que rien pour toi, ne changera de moi,
Notre amitié est si profonde 
Qu’elle se propage comme une onde.

Je ne veux pas perdre ton amitié,

Malgré qu’on est très éloignés
Pour seulement s'être dit ‘nous deux ‘
Tels que de vrais amoureux
Sur une seule voix, sur un seul poème
Nos cœurs chantaient la bohème...

Je ne veux pas perdre ton amitié,

Car notre lien est bien soudé.
Si ton cœur est venu à moi tout droit 
Et si mon âme t'a pris dans ses bras,
Avec ce sentiment plus fort que l'amour
Restons alors unis pour toujours.

Je ne veux pas perdre ton amitié

Sinon notre vie serait sans intérêt,
Il n'est pas moins qu'il reste de nous
Des sentiments et des mots doux
Celle que je ne veux pas perdre de toi,
Que nous avions bâtis ensemble toi et moi.

Des poèmes et des lettres d'amour d'origine arabes, avec les traductions en français pour les comprendre plus facilement. 

Poème n°01 : Dans tes yeux ; mille ciels 

Et mon baiser 
Un pigeon 
Planant 
Tel une prière … une invocation …
Ö ornement verbal 
Sur le front du poème !
Ö printemps dont s’enveloppe ma nuit 
Chaque soir… !
Grâce à ton amour, 
La terre tourne dorénavant deux fois ,
Foisonnant de parfums et de désirs. 
Grâce à ton amour, 
Le sable des distances 
Édifie dorénavant des forteresses de rêves.
Grâce à ton amour, 
En ta présence les jardins 
Fleurissent chaque matin…
Et l’histoire se transforme 
En des pépites de saphir 
Que les prêtres sèment 
Dans les temples sumériens 
Chaque nuit de pleine lune.

Copyright © Mithaq Karim Roukabi. Poétesse irakienne
Princesse, la Belle Femme Arabe Avec Voile
Poétesses d'expression arabe
Cette poétesse est tenue prisonnière chez elle par son frère depuis quatre mois. Et pour la libérer, il n’y a qu’une seule condition : ne plus écrire de la poésie ! Mais elle tient bon !

Je t’aime…mille ans de jasmin
Je t’aime …autant de fois 
Que le nombre des vagabonds
Dans mon pays attristé
JE T’AIME …je la construis 
Sous forme d’une tour
Faite de larmes de pauvres 
Étanchant la soif des vieilles ruelles
Et lavant les péchés des guerres 
Tachées du sang des innocents 
J’ai tissé pour toi sept ciels de poésie 
Dont les portes sont faites de musc
Et gardées par une lune …
De la dynastie de ton visage…
Dans l’apside de chaque ciel il y a un verre
Et un moine dont les prières sont du vin 
Je t’aime…mille ans de débâcle …
Et de traîtrise dont vit mon pays 
Lorsque je t’écris le soleil se refroidit 
Et les temples entonnent des chants religieux
Composés par de la terre pétrie avec la pluie 
Toutes mes couleurs …sont tes yeux
Tous mes miroirs…sont ton âme
Et toutes mes aires …sont ton blé

Poème n°02 : Ton amour - ô mon maître !

 Sème l’alphabet 
Chaque soir 
Sur le tapis de prière de mon cœur
Nous lustrons les lettres ,
Les polissons 
Et les trempons 
Dans les récipients de la lumière argentée 
Puis avec les derniers fils des ténèbres 
Nous les libérons 
Sous forme d’essaims 
De papillons blancs .

 © Fatma Benfdhila. Poétesse tunisienne

Poème n° 03 : 

Mon cœur est aussi impuissant 
Que le fleuve 
Inaccessible à toutes les parties 
Et la chute creuse son cours 
De la fin de la source 
Jusqu’au début de la mer 
© Maya Sabah – poétesse syrienne

Poème n°04 : La terre des orangers 

Il y a quelque chose qui s’interpose entre moi et moi 
Je dis à mon corps :
Tu voles 
Ce désert est pour moi toute seule 
On dira :
La tempête l’a envahie 
La brise n’a aucune autorité sur elle 
Je pressentis :
Je suis la poussière 
Il y a un malentendu entre le sable et lui-même 
© Lana Almajaly – poétesse jordanienne

Poème n°05 :

Je t’aime le soir 
Et chaque fois que le jour 
Frappe avec ses soleils
A mes fenêtres
Et chaque fois que les oiseaux 
De mes yeux en pleurs
Se posent sur les paupières
Comme un amoureux passionné
Et sa mariée
© Afiaa AlAsadi – poétesse irakienne

Poème n°06 :

Ah si j’étais au bout de la nuit 
Une brise qui 
Parfois s’élève dans ta poitrine …
Parfois disparaît …
Parfois oscille… !
Ah si toutes les portes de la cité 
Se ferment 
Et une seule porte dans ton cœur 
S’ouvre !

© Maysoun Suidane , 
poétesse koweitienne

Poème n°07 : Avec quelle ténacité

 Les rêves résistaient au sommeil 
Pour que le matin ne se réveille pas !!
Je me vêtis de ce que l’armoire 
De mon désir ardent
Met à ma portée.
Non , mon corps n’était pas encore 
Trop soucieux …
Et la tristesse de la taille du souvenir 
Etait , il est vrai , molle …
Les miroirs souriraient-ils
Si je mettais l’habit de l’indulgence
Le jour du nouvel Aïd ?
Qui m’offrirait ici le cadeau festif des rêves ?
Puis m’inciterait à ne pas acheter une douleur
Pour que je ne dérange pas 
Les gens du quartier 
Avec la déflagration des larmes ? 
Qui me souhaiterait de sourire 
Puis tapoterait sur les épaules de l’absence 
Pour inciter le cœur de ma tristesse 
A acclamer à haute voix :
C’est le bon Aïd !
Photo de Qamar Sabri Jesem , la poétesse syrienne
© Qamar Sabri Jesem , 
Poétesse syrienne

Poème n°08 : 

 Je suis le seul jardin
Je suis le seul jardin 
Qui n’accueille pas avec enthousiasme 
Le cueilleur de ses roses 
Je suis le seul jardin 
Qui se referme sur le cueilleur de ses roses
Et le blesse 
Je suis le seul jardin 
Qui défend la face des roses.
Avez-vous connu maintenant 
Le secret des épines qui poussent
Sur les branches ?
© Imène Amara 

Poème n°09 : 

Ö mon Dieu ! Y’a-t-il un moyen pour perdre la vue ?
Pourquoi m’avez-vous créée pour voir ce que je vois :
Mort, Guerre, Haine
Et tout ce qu’il y a de douleur sur la Terre… ?
Ö mon Dieu ! D’où viennent à mes yeux ces visions ?
Une étoile autour de laquelle tout est en flammes !
© Furat Esbir – poétesse syrienne

Poème n°10 : 

Toi tu ne me reconnaîtras pas 
Lorsque je m’assiérai sur la chaise en plastique 
Et lèverai les jambes 
Je te parlerai avec tristesse  
Des figues volées du champ lointain 
De la lumière qui fait pénétrer seulement sa moitié 
Dans les bois avoisinants  
Je te donnerai des nouvelles 
De la maison moins âgée que moi  
De deux ans  
Mais qui décéda avant moi 
Et des fleurs tristes dans les papiers peints  
Sur ses murs écroulés 
Tandis que moi je jouais pieds-nus 
Avec ma mèche de cheveux 
D’une manière grossière 
Je te donnerai des nouvelles de tout 
De tout 
Sauf du nombre des lignes qui ont été rayées 
De mes papiers 
Les lignes dans lesquelles nous étions ensemble

© Intisar Doulib – 
poétesse arabo-américaine

Poème n°11: 

Ö maîtresse du vent manifestez-vous !
L’eau nous est devenue suspecte…
Et des nuées se sont alignées toutes ivres…
De secrets… Et d’excuses…
Les feuilles du mûrier se sont alors suicidées
Entre l’eau et le feu !!
© Tuqa Morsi – poétesse égyptienne

Poème n°12 : 

Au bout de ton attente 
Les saisons m’abandonnent à mon sort 
L’automne se vêtit de moi 
Le visage de la vie jaunit 
Et les feuilles de ma verdure 
Tombent…
Chagrin 
Après chagrin 
© Linda Abdelbaki 
poétesse syrienne.

Poème n°13 : 

Ö herbe poussant sur nos portes 
Mets ta missive entre mes mains 
Laisse-moi charger tes doigts de bagues 
Et mettre à ton cou 
Les amulettes de mes rêves 
Car je ne vois aucun autre vert que toi 
Couler sur ma chemise
© Nwal Alghanim  
Poétesse irakienne

Poème n°14 : 

Elle est excessive ta présence 
Malgré l’absence.
Comment la nostalgie 
Rapproche-t-elle les distances 
Faisant se lever  
Sur les rivages de ton âme 
Une gazelle 
Qui déverse sur moi ses matins 
Et les chansons
© Oumeima Ibrahim 
poétesse syrienne

FEMME ENFANT :

Femme enfant, je suis,
Femme enfant, je resterai,
Au milieu d'un flot de bonheur,
Inondée de joie et d'amour,
Je parcours cette vie,
D'un regard lointain,
Je dis adieu à mon passé.

Enfant heureuse, femme malheureuse,
Je me bats contre mon destin,
Près de toi, enfoui dans tes bras,
Je deviens une enfant,
Et femme, lorsque tu m'attires près de toi.

Un univers s'ouvre à mes yeux,
Plein de charme,
Et cette femme enfant découvre peu à peu,
S'évanouir ses cauchemars,
Pour laisser place aux mystères.

Je suis déchirée au fond de moi,
En découvrant que le bonheur,
Est à ma portée,
A ce moment présent,
Je suis cette femme enfant,
Et femme enfant, je resterai,
Pour le plaisir de me retrouver près de toi,
Tantôt enfant, tantôt femme,
Sans jamais les éloigner l'un de l'autre.

Je suis une femme enfant
© Femme Enfant, envoyé le : 4/28/2015 par  MODVAREIL - Tous droits réservés

AMOUR :

Les heures passent,
La vie s'écoule 
Comme un long fleuve,
Auprès d'un amour infini 
Qui m'envahit.

Mon cœur bat à chamade,
Mon corps frémit sous tes caresses,
Mes yeux s'emplissent de larmes,
Ma bouche tremble de tes lèvres.

Tout mon être est en émoi,
A chaque instant passé près de toi,
Le soleil réchauffe ma vie,
Les étoiles caressent mes nuits,
Le vent balaye mes ennuis,
Et la nature complice,
Vient à nous, s'unir.

Ma peur, mon douleur s'estompent,
Ma joie, mon bonheur s'épanouissent 
Comme une caresse de jeunesse 
Dont mon cœur se pénètre.

Tu es présent en moi,
Au plus profond de mon âme 
Et je vis près de toi,
Des moments inoubliables,
A jamais enfouis dans mon cœur.

La Bouteille d'Amour - Tielt - Gift Shop - Photos
AMOUR © MODVAREIL. Envoyé le : 28 Avril 2015
Fourni par Blogger.