Toute une vie pour dire un mot : pardon...
Photographie & Poésie Pardon
Savoir dire pardon ...
Un mot simple, tout simple, pardon...
Un mot si facile à prononcer,
Un mot si difficile pour faire le premier pas.
Un mot si profond dans nos cœurs,
Un mot pour tracer un trait,
Un mot pour tourner la page,
Un mot libre de notre choix,
Un mot pour gagner notre confiance,
Un mot pour se reconstruire,
Un mot venant du cœur, un acte d'amour,
Un mot libre pour chacun,
Un mot ne changeant pas la personne,
Un mot ayant un grand pouvoir,
Un mot pour cicatriser nos plaies,
Un mot permettant d'oublier les blessures,
Un mot pour se réconcilier avec soi-même.
Toute une vie pour dire un mot : pardon...
Combien de fois a-t-on demandé pardon ?
Dire, je trace un trait,
Je tourne la page,
Bientôt, tu ne t'en souviendras plus.
Peut-on oublier ?
Sortons-nous indemne, pareil, comme avant, face à la vie ?
La confiance est-elle de nouveau établie ?
Croyons-nous que tout va être pareil, comme avant ?
Nous n'avons aucun pouvoir dessus.
Il y a des blessures que l'on n'oublie pas,
Chaque personne est libre de son choix.
La réconciliation est une suite de pardon,
Mais le chemin de la guérison est loin,
Le mal est profond et difficile à oublier.
Nous n'évacuons pas le mal, il reste en nous.
Le passé ne s'efface pas, il impose d'oublier.
Nous enfouissons notre souffrance, notre haine
Notre rancœur dans notre insconcience.
Sa force est destructive,
Et opère en nous une montée de la violence.
La haine est un sentiment si puissant,
Cette haine nous empêche de vivre, d'avancer.
Toute une vie pour dire un mot : pardon...
Dans notre vie, il existe plusieurs pardons,
Le pardon ordinaire,
Le pardon extraordinaire.
Le pardon pour certains, un acte de courage,
Le pardon pour d'autres, un aveu de faiblesse.
Le pardon libère l'esprit,
Le pardon permet de nous délivrer,
Le pardon permet d'avancer dans le futur.
Le pardon nous influe une nouvelle énergie.
Le pardon ne signifie pas oublier,
Le pardon permets de cicatriser nos plaies intérieures,
Le pardon n'évacue pas le mal, il reste,
Le pardon sert avant tout, à se libérer soi-même.
Le pardon ne fait pas changer la personne,
Le pardon, un acte d'amour ?
Le pardon est le fruit d'un vrai travail sur soi, mais l'issue est incertaine,
Le pardon est une décision de ne plus souffrir,
Le pardon est une volonté de sortir de la violence,
Le pardon est indépendant de notre volonté.
Toute une vie pour dire un mot : pardon...
Je me sens coupable face à moi-même, face aux autres,
Je reconnais ma souffrance.
Je voudrais qu'elle sorte,
Et dire enfin ce mot, si magique, si simple, si difficile à dire,
Pardon du fond de mon cœur, à vous tous, je vous aime...
2015 © MODVAREIL - France 

Entends-tu...
Mes cris de douleur s'élevaient au loin à l'horizon,
Entends-tu...
Mon cœur battre à chamade, comme un tambour,
Entends-tu...
Ma souffrance au fond de mon âme me détruire,
Entends-tu...
Mon désarroi face à ce passé qui m'inonde,
Entends-tu...
Ma colère face à mon miroir que je hais,
Entends-tu...
Ma détresse, les yeux levés vers le ciel,
Entends-tu...
Mes angoisses, qui me rongent chaque jour,
Entends-tu...
Mon appel au secours au milieu de mes cauchemars,
Entends-tu...
Mon amour que j'ai tant à donner,
Entends-tu...
Mes regrets d'enfant que mes yeux cherchent,
Entends-tu...
Mon désarroi au milieu de ce flot de peur,
Entends-tu...
Mon corps se tordre de douleur face aux années,
Entends-tu...
Mon visage crispé par les rides au fils des ans,
Entends-tu...
Mes mots qui ne veulent pas sortir de ma bouche,
Entends-tu...
Mon chagrin qui me ronge depuis des années,
Entends-tu...
Mes supplications demandant que tout s'arrête,
Entends-tu...
Mes désirs d'être heureuse, de vivre,
Entends-tu...
Mes rêves enfouis au plus profond de moi,
Entends-tu...
Mes cauchemars qui sans cesse surgissent de mon passé,
Entends-tu...
Mes pieds glissés sur cette terre froide,
Entends-tu...
Ma vie qui s'écoule dans mes veines,
Entends-tu...
Mon âme désabusée qui cherche le bonheur,
Entends-tu...
Mon être trahi par la vie tout au long de mon chemin pierreux,
Entends-tu...
Mes paroles hurler ma tristesse,
Entends-tu...
Mon courage de vouloir survivre, de sortir la tête de l'eau,
Entends-tu...
Mon moi que je cherche, ma voie de l'avenir,
Entends-tu...
Mes soupirs de tristesse le long de ce chemin tortueux,
Entends-tu...
Mon mur de silence autour de moi que je me suis construite,
Entends-tu...
Mes dérobades face à la réalité du présent et du passé,
Entends-tu...
Ma plume sur ce morceau de papier faisant couler l'encre,
Entends-tu...
Jeune Belle Femme Triste Regardant Par La Fenêtre
Tout simplement, MOI
Avec mes peurs,
Mes cauchemars,
Mes angoisses,
Mes regrets,
Mes désespoirs,
Mes colères,
Mes détresses,
Mes abîmes,
Mon amour,
Ma tendresse,
Entends-tu...
Tout simplement, MOI.

France 2015 © Tout droit réservé à DOMINIQUE ELVIRA  
(MODVAREIL)

POÈME DU JOUR : APPEL A NOTRE HUMANITÉ...

Un bébé retrouvé mort sur une plage - réfugié syrien
APPEL A NOTRE HUMANITÉ...
De tout temps, les hommes veulent vivre,
Travailler, aimer.
Ils cherchent sur cette terre un lieu de paix.
La fragilité de notre vie depuis notre naissance,
Nous fait nous interroger sur notre place dans l'univers.
Nos cœurs sont-ils prêts à comprendre,
Les drames de tous les jours.
Un enfant échoué sur une plage,
Si tendre frais, mignon,
Incarnant nos besoins de protection,
D'être pris dans les bras,
Voir notre avenir sur des chemins meilleurs.
Nous n'avons pas demandé de terminer dans une tombe,
Sans avoir eu le bonheur de vivre notre vie à pleine dent.
Une tragédie de tous les jours,
Dont nos yeux rencontrent à chaque instant,
Ces images de détresse, de peur, de désarroi.
Notre terre est envahie par des drames de violence,
De vols, de viols, de massacres, de guerre qui font réfléchir,
Où est notre place dans ce monde cruel.
Nous devons méditer à notre devoir d'humain,
De ne pas rejeter l'hospitalité, l'amour, les aides,
Pour des personnes en détresse,
Qui nous appellent d'un cri de douleur,
Leur souffrance doit nous faire comprendre,
Que la solidarité de tous les peuples,
Une vertu ancienne de nos ancêtres durant des siècles,
Qui nous ont montré le chemin du devoir,
D'aider notre prochain,
De lui tendre la main,
De le recueillir,
Un simple geste d'amour,
Qui pourrait changer le monde,
Notre vie de tous les jours.
Ne nous voilons pas les yeux,
Car chaque personne peut avoir un jour,
Au long de toute sa vie,
Besoin de son semblable.
Ne soyons pas égoïste,
Cherchons dans notre mémoire,
Croyons nous vivre dans un monde merveilleux,
Depuis les temps des temps,
Les massacres, les tueries, la barbarie existent.
Nos illusions où sont-elles ?
De croire que tout est beau, tout est rose,
Dans le meilleur des mondes,
Non, Cette illusion entame notre humanité,
Nous devons rester lucide,
Ouvrir nos yeux, et aller vers l'avant,
En tendant nos mains vers des êtres fragiles,
Peut-être là, nous trouverons notre humanité en nous.
Courage, amour, amitié, main tendu,
Sont des dons que chacun garde enfoui au fond de soi,
Osons face à tous ces drames,
Sortir le meilleur de nous,
Afin qu'un jour, le monde devienne,
Un monde de bonheur, de joie, d'amour,
Et que notre humanité en nous jaillisse.

Copyright © 2015 - MODVAREI

PRENDS MA MAIN...
Par : DOMINIQUE ELVIRA 

Images mains entrelacées (Amour)
Amoureux Main Dans La Main
Prends ma main,
Viens ce matin, cueillir la rose qui a éclose.
Prends la rose.
Cueille la rose de l'amour,
Cueille la rose de la vie.
Prends ma main...
Le jardin de roses s'offre à nos pieds,
Le souffle du vent d'été encore présent transporte son parfum si léger,
Sa senteur divine se répand autour de nous, et nous entoure de son odeur.
La rosée sur ces pétales ce matin, brille d'un éclat de diamant.
La rose nous émerveille.
La rose livre tous ses trésors.
Le charme de la rose, nous apporte la paix.
Leurs pétales si frêles, si fraîches nous apaisent,
Et nous appellent à les cueillir, les roses de la vie.
Les roses sont des étoiles éternelles,
Des joyaux vivants parfumés,
Des larmes de rosées,
Des baisers d'étoiles.
Prends ma main,
Une rose au milieu du jardin appelle.
Cueille moi, je suis la rose de l'amour,
Cueille moi, je suis la rose de la vie.
Mes pétales sont pleines de rosée de la nuit.
Je brille de l'éclat d'un diamant.
Mes pétales s'épanouissent pour te montrer mon cœur.
Je suis la rose de l'amour,
Je suis la rose de la vie.
Je suis la rose qui livre tous ses trésors.
Je suis une fleur qui ne dure que l'instant d'un amour.
Cueille moi, du plus profond de ton cœur, avec amour,
Et du plus beau de tes baisers, vis ce temps de rêves d'un jour.
Je suis la rose de l'amour,
Je suis la rose de la vie.
Car demain, j'aurai perdu ma beauté d'un jour.
Prends ma main...

Tous droits réservés à l'auteure  ©  MOD VAREIL 2015 - France 

Poème du Jour : Mon Pépé...


Poème et texte pour mon grand père qui nous a quitté : je t'aime
Mon Pépé,
Tu m'as apparu dans ma vie,
Tu m'as fais voir le soleil,
Tu m'as montrer les étoiles,
Tu m'as appris l'amour, la tendresse.
Tu croyais en moi.
Mon Pépé,
Tu m'as dis,
Que j'étais unique,
De rester vraie,
D'être libre,
D'être moi-même,
Tu m'as appris que la vie est courte,
Tu m'as dit d'être moi et moi-même.
Mon Pépé,
J'aimerais pouvoir me serrer dans tes bras,
Entendre ta voix,
Écouter tes mots doux,
Sentir ton odeur.
Mon Pépé,
Le monde est méchant,
Tout va mal,
Je me sens perdu, mal .
Mais au loin, une petite étoile brille au-dessus de moi.
Elle étincelle pour moi,
Elle me parle,
Et me dit tout bas, tout bas,
Tout va s'arranger,
Avances et tu verras le bout du tunnel.
Le temps qui passe loin de toi,
Ne peut altérer l'amour profond,
Que je ressens pour toi,
L'attachement qui nous lie,
Ils grandissent avec moi,
Chaque jour loin de toi.
Mon Pépé,
Tu m'as toujours écoutée,
Quand j'avais besoin de toi,
Tu m'as remonté le moral
Quand j'avais des soucis,
Tu m'as encouragée,
Quand j'étais triste.
Tu m'as consolée,
Quand je subissais un échec.
Mon Pépé,
Je voudrais tant que tu sois près de moi,
Te dire tout l'amour que je ressens au fond de moi,
Toute la tristesse de ton départ,
Jamais, je ne pourrais combler ce vide,
Un vide immense, une enfant perdue,
Qui pense à toi à chaque pas,
Qui te cherche dans ses rêves,
Qui prie pour toi,
Qui à besoin de toi,
Mon pépé, mon pépé de toujours,
Mon pépé à jamais dans mon cœur.

Copyright © 2015 - MODVAREIL. France

Poème du jour : Là pour toujours

Par : Dominique MONTAULARD
Photo : Dominique MONTAULARD
Au bout du chemin,
Quand tu crois que tout s'arrête,
Je serai là à t'attendre.
Ma main ne peut exister sans la tienne,
Mes mots ne sont que l'ombre
Des paroles qui dessinent tes rêves.
Dans le silence du soir,
A l'heure où les souvenirs s'étirent
Pour venir te frôler de leurs bras,
Je serai ta lumière.
Là pour toujours,
Telle est ma place...
je serai là,
Toujours là pour toi.
Quand tu croiras que tout est perdu,
Que l'espoir n'est qu'un mot,
Je serai là,
Pour éloigner l'orage
Et dessiner l'arc en ciel.
Au bout du chemin,
Je t'attends depuis le premier jour
Jusqu'au dernier jour de nos vies.
c'est ainsi.
Je suis née pour toi!

Analyse :

Lorsqu’un poète ou une poétesse se consacre à un grand thème, en diversifiant les sous-thèmes qui lui sont associés – ce qui ne l’empêche pas d’ailleurs de traiter de temps en temps des thèmes imposés par les circonstances – on parle alors d’« une expérience poétique » à condition qu’il ( ou qu’elle) mette en œuvre les mêmes procédés stylistiques. Ce qui s’applique pleinement à l’auteure de ce poème dont la presque totalité des écrits s’inscrit dans le grand thème de la poésie amoureuse et tout particulièrement dans une perspective spirituelle et fusionnelle. Et cela se constate par trois indices majeurs : 

  1. Le premier est l’idée claire de l’unité originelle de l’âme que Platon ,dans le Banquet, avait imaginée symboliquement sous la forme d’une sphère qui s’était scindée en deux et dont chaque moitié se mit à rechercher l’autre (je t'attends depuis le premier jour jusqu'au dernier jour de nos vies. C'est ainsi. je suis née pour toi! - ma main ne peut exister sans la tienne - je serai là, toujours là pour toi ).
  2. Le second , découlant du premier, est la notion de complémentarité psychologique garantissant le réajustement automatique de tout déséquilibre touchant l’une des deux moitiés dès qu’elle retrouve l’autre (quand tu crois que tout s'arrête, je serai là à t'attendre - à l'heure où les souvenirs s'étirent pour venir te frôler de leurs bras, je serai ta lumière- quand tu croiras que tout est perdu, que l'espoir n'est qu'un mot, je serai là, pour éloigner l'orage et dessiner l'arc en ciel ). 
  3. Le troisième indice, enfin, est l’absence totale de mentions à l’attirance physique. 
Au niveau du style, la nature spirituelle de l’amour décrit a influé fortement sur la texture métaphorique du texte qui a acquis un haut degré d’abstraction et de généralité, en réduisant les actants présents à trois : le « Je », le « tu » et l’« Univers ». Un autre bon poème Dominique ! Au prochain !

Poème du jour : Toi, mon héros, ma petite-fille...


Petite fille amoureuse de sa maman
Poème pour ma petite-fille
Toi, mon héros, ma petite-fille qui éblouit ma vie,
Toi, mon héros, ma petite-fille, mon rayon de soleil,
Qui chaque jour m'émerveille,
Toi, mon héros, ma petite-fille qui m'apporte tant d'amour,
Toi mon héros, ma petite-fille qui présente à mes côtés,
Suscite en moi, des joies intenses,
Toi, mon héros, ma petite-fille aux yeux étincelants de malice,
Toi, mon héros, ma petite-fille, la magie de me rendre le sourire,
Toi, mon héros, ma petite-fille, ta présence remplit mon cœur de passion,
Toi, mon héros, ma petite-fille, qui a changé mon existence,
Toi, mon héros, ma petite-fille, qui a fait de moi une mamie comblée.
Toi, mon héros, ma petite-fille,
Tu es arrivée un beau jour de décembre,
Ta naissance à marquer mon destin,
Ta venue fut pour moi un espoir de bonheur,
Ce petit bout de chou a émerveillé ma vie,
Au moment même où ma vie basculée.
Ta frimousse m'a réchauffée mon cœur,
Tes gazouillis m'ont transportée de joie.
Toi, mon héros, ma petite-fille,
A chacun de tes pas tu m'impressionnes,
A chacune de tes paroles tu me touches,
A chacune de tes chansons tu me fais tourner la tête,
A chacun de tes câlins tu m’émouvais,
Tu a su conquérir mon cœur,
Ta présence me charme,
A chaque instant tu me fais rêver, à des mondes inconnus.
Toi, mon héros, ma petite-fille,
Mon héros de tous les instants,
Tes demandes sont surprenantes,
Tu es heureuse déguisée en tes héros favoris, que nous t'offrons,
Là, tu es dans ton élément,
Un petit héros, haut comme trois pommes,
Tu sais m'attendrir par la grâce que tu as en toi,
Mais tu es aussi mon petit garçon manqué,
Tu n'aimes pas les habits de princesse,
Tu préfères t'habiller en petit-garçon, tu es dans ton élément,
Pour le bonheur de mes yeux,
Tu te déguises en tes héros,
Tu adores te comporter et agir comme tes héros
Tu sais me les faire aimer,
Tu me fais partager ton imagination,
Et je tombe sous ton charme.
Toi, mon héros, ma petit-fille,
Tu es mon rayon de soleil, ma joie de vivre
Tu es mon trésor,
Tu es mon héros de chaque jour.
Ton sourire est si tendre,
Ton cœur est si pur,
Ton petit air boudeur me charme,
Tu parles de tout avec maturité,
Tu me surprends de ton savoir,
Tu poses des questions sur le monde,
Tu vas te réfugier dans le monde de tes héros,
Sérieuse et appliquée sur ce que tu fais,
Parfois tu pars dans tes pensées, dans la lune,
Ton air songeur, cherche des réponses.
Toi, mon héros, ma petit-fille,
Tu chéris que je te raconte des histoires en t'endormant,
Où lorsque je suis près de toi,
Tu aimes les animaux, les cajoler, les regarder.
Tu cherches les câlins, ta « tutu » et ton doudou dans les mains,
Ta tête dans le creux de mon épaule, blottit contre moi,
Tu t’endors doucement dans ton monde d'enfant,
Ton monde où les héros sont rois.
Tu sais t'imposer avec malice.
Toi, mon héros, ma petit-fille,
Je remercie ma fille, ta maman,
De m'avoir donnée une si jolie petit-fille,
De m'avoir permise de te dorloter, de profiter de toi,
Lorsque tout chavirait dans ma vie,
Et une chose est sure que pour moi,
Dans ma vie, l'amour, la joie d'avoir une si jolie petit-fille,
A changé ma vie pour la nuit des temps,
Je veille sur toi près ou loin,
Tu peux à tout moment compter sur ta mamie,
Tu es et resteras à jamais pour moi,
Mon héros, ma petit-fille.

Copyright © MOD VAREIL. France 2015

Poème du jour : Par delà murs et trompettes 

Par : Alain Nemo 

Alain Nemo
Avec ta carcasse désemboutie
Tu roulerais loin
Le long des méridiens

Un corps ainsi projeté
Chaufferait à blanc
Le fil rouge
Du temps
Et ...
Lâcherait son souffle
Dans le plus brûlant
Des azurs

Ce serait ton corps –
Qui tiendrait de
Giacometti
L’immortelle silhouette
Fondue avec
Les aciers de
César –
Là exposé aux grands
Carambolages
De l’instant

Et ton cœur
Que l’argile pétrirait –
Se modèlerait fortement
Dans les plus belles
Attractions
Et
Leurs pulsations orgasmiques :

Toute une histoire tremblante
Passant dans tes mains
Qui trouveraient
Son langage

La grande terre peut tourner
Entièrement sur son axe
Tu laisserais encore
Vriller la toupie
Du temps

Là campé vers le ciel
S’inaugurerait
Ton long
Désir
Avec ses moments déchaînés
D’amour – comme
Un toujours :
Recommencé

L'Analyse : 

L’une des lois fondamentales – et il faut bien faire la distinction entre loi et règle- de l’expérimentation littéraire, apparue pour la première fois à la fin des années soixante, au sein du groupe « Tel Quel » à Paris sous la houlette de Philippe Sollers - est de faire éclater une règle ou plus de l’écriture classique.

Le choix de l’auteur de ce poème s’est porté sur les deux notions espace/temps qui , selon la définition classique de l’art énoncée par Aristote, doivent être reproduites « avec la plus grande exactitude ce qui s'offre à notre perception dans la nature ».Ce qui consiste à respecter l’impression ordinaire que la conscience humaine a de ces deux notions et qui est de les saisir comme étant deux contenants : l’un concret et visible (l’espace) et l’autre abstrait et invisible( le temps) et qui ont une caractéristique commune : l’infinité. Partant de ces deux notions, le poète s’identifie, par le biais de l’imagination et la sensibilité, à l’espace et au temps, en s’attribuant leur étendue illimitée. Et du coup, il nous place devant un spectacle fantastique avec cette propulsion foudroyante de son corps à travers le cosmos (tu roulerais loin le long des méridiens –ton corps …lâcherait son souffle dans le plus brûlant des azurs - là campé vers le ciel) et sa fusion avec le temps qui le met c.à.d le poète, par rapport à lui, en position d’agent actif et non plus comme les communs des mortels comme un « patient » (ou être passif) qui subit les transformations que le destin lui impose ( toute une histoire tremblante passant dans tes mains - la grande terre peut tourner entièrement sur son axe ,tu laisserais encore vriller la toupie du temps),ce qui permet d’accéder à l’immortalité (ce serait ton corps – qui tiendrait de Giacometti l’immortelle silhouette).

Cependant, l’Homme, même s’il acquiert un jour cette faculté de devenir maître de l’espace et du temps, il demeurera esclave de sa nature animale originelle (ton cœur que l’argile pétrirait – se modèlerait fortement dans les plus belles attractions et leurs pulsations orgasmiques - là campé vers le ciel s’inaugurerait ton long désir avec ses moments déchaînés d’amour – comme un toujours : recommencé).

Un autre texte de pure création qui témoigne de la grande sensibilité esthétique de son auteur et de ses capacités imaginatives hors pair .

Articles qui devraient vous intéresser : 

Mon amour,
Je veux te toucher,
Te regarder tout le temps,
Te dire je t'aime sans arrêt,
T'embrasser nuit et jour,
M'endormir dans tes bras toute la vie.
Ma tête pense à toi,
Mes yeux ne voient que toi,
Ma bouche ne parle que de toi,
Mon cœur ne bat que pour toi,
J'aimerais te dire ce que veut mon cœur,
Mais je n'ai pas les mots,
J'aimerais te dire que je n'ai plus peur,
Mais ces mots sonnent faux,
J'entrevois le bonheur,
Mais mon passé me détruit,
Mes angoisses, mes peurs sont là,
Je pleure pas en ta présence,
Mais j'ai peur, seule loin de toi.
Je voudrais que le temps s'arrête,
Que tout disparaisse,
Et laisser un espoir de résurrection,
Que mon passé disparaisse,
Et me réveiller toute nue de mes peurs,
De mes angoisses, de ma tristesse,
Retrouver ce bonheur perdu,
Il y a si longtemps,
Une enfance trahie,
Une vie d'adolescente bafouée,
Une vie de femme traquée et battue,
Une vie de mère meurtrie par ses agissements,
Tout ce poids, je le porte à chaque instant,
Je voudrais le fuir, mais il est là,
Je le repousse, il revient.
Pourtant tu es là, près de moi,
Tu m'aides à chaque instant,
Tu me soutiens,
Tu es mon réconfort,
Avec le temps, mon passé ne sera qu'un souvenir,
Un souvenir qu'on n'oublie pas malgré tout,
Mais dont je pourrais regarder en face,
Sans avoir peur, et l'affronter,
Grâce à toi, mon amour,
J'avance doucement vers ce chemin,
Ce chemin du bonheur,
Tant attendu,
Et que je découvre chaque jour près de toi.
Mon amour, j'ai besoin de toi,
Tu es mon rayon de soleil,
Mon rayon de chaque jour,
Mon rayon de survis,
Mon amour.
Photos amoureux romantique
Pensée d'amour pour mon amour
Copyright © DOMINIQUE ELVIRA - France. Septembre 2015

Voici une nouvelle sélection des textes poétiques arabes traduits en français.

Anthologie de Poèmes & Poésie Arabes traduits en Français :

Poésie Arabe
Poésie et littérature arabes !

Poème N°01 : Mon père 

Je m’adosse sur la nuit de ta abaya* noire 
Et laisse le vent éplucher avec le chant
La rouille me couvrant la gorge
Seuls les pleurs ne remplissent que la rougeur des yeux
J’ai semé ma main dans la rue pour un bout de pain 
Et dit à la Koufa* :
« Ils ont récidivé !
Le lait des pauvres a alors coulé par terre »
Nous nous dispersons secrètement à l’instar de la prophétie
Tandis que les indicateurs sont collés à nos visages
Sur un baril bourré de poudre à canon
Nous avons laissé l’Irak dormir
Et nous nous sommes mis à le pleurer à haute voix
Il ne se lèvera jamais un matin pour les pauvres
Tant que nous tuons dans l’ombre Ali*
Puis nous marchons derrière son cortège funèbre
Tant que nous égorgeons chaque jour Jésus et Zakaria 
Tant que nous sommes un jour sunnites et un autre chiites
Le corbeau de la séparation continuera à nous pourchasser
Ö mes parents !
Ramassez les débris du matin éparpillés sur les routes 
Sans un corps unique et sans une main unique 
Nous ne nous relèverons jamais
Ö mes parents !
Je crains que si le collier se défasse 
Et c’est le souhait le plus cher des ennemis 
Nous nous perdrions tous dans le désert
Et nous deviendrions les juifs errants de l’histoire
Ö mes parents !
L’inattention ne laisse à la maison aucun prophète vivant
Y prenez-garde !
Si elle arrive le verre d’or nous sera volé entre les mains
Et nous perdrons le couffin et les raisins 
A ce moment l’histoire nous damnera
Les générations nous rejetteront 
Les pieds nous écraseront 
Les papiers nous injurieront 
Parce que nous aurions perdu l’Irak
  • Abaya :sorte de manteau arabe en laine.
  • Koufa :l’une des plus grandes villes de l’Irak et l’un des fiefs du secte chiite.
  • Ali : Ali Ibn Abi Taleb, le gendre du prophète Mahomet et le quatrième.
  • khalife après lui. Les chiites musulmans s’en réclament.
  • Zacharie : père de Jean Baptiste , prophète pour les musulmans.

Poème N° 02 : Nouvelles brèves sur la lumière du soleil : 

En lieu d’exil
Je souhaite 
Qu’en me réveillant
Je trouve le plafond du matin 
Bagdadien !
Yahin !!*
Même l’habit de la joie est noir
Même nos boîtes postales 
Ne nous apportent 
Que les colis d’obscurité
Je laisserai le bruissement de l’air 
Sculpter de ma main
Une maison pour la famille éperdue.
Il n’y a aucune lumière sur nos chapeaux
Il n’y aucune main pour accrocher 
L’impartialité sous la forme d’un pot de fleurs. 
Pour cela 
Nous avons reporté les nouvelles brèves
Sur la lumière du soleil 
A un autre bulletin d’information.
De son peigne tombe la tristesse, 
Tombe la peur.
Sur son manteau abusivement noir, 
Galope une rivière morte 
Comme il est persistant ce clou crochu
Auquel j’étais accrochée toute ma vie !
La poussière noire elle-aussi 
Est une cloche accrochée au plafond de la maison. 
Le rêve se disperse au dessus de nos têtes 
Comme une herbe verte 
Nous ne mourrons pas 
Et sur nos habits
Galope la braise des roses rouges
Je mets la lampe dans la gueule de la noirceur
Et je dis à l’obscurité :
Le temps est étroit sur le corps de ma montre
Le rocher attaché à mon pied
N’est plus rien d’autre qu’un brin de paille
Qui essaie de retarder mon arrivée
Loin de tout désespoir
J’ai tiré le vide du pilier de la maison 
Et j’ai dessiné la Liberté
Sous les traits d’un oiseau brisant la cage

Photo d'une poétesse irakienne
Nwal Alghanim – poétesse irakienne

Poème N°03 : 

Il me semble que ta main 
Ressemblant à une cité qui m’abrite
S’étend sur mon front
Il me semble qu’elle s’étend sur mes traits
Et efface de mon visage
Le ciel d’octobre
Ta main qui n’a jamais déversé
Que de la rosée
S’en est allée
En agitant des senteurs
Et des figues
Afyaa Al Asadi – poétesse irakienne

Poème N° 04 : Ö tisseur de la blessure 

Poèmes de Imen Diabel, poétesse bahreïnienne :

Qui fait pénétrer ses aiguilles
Dans mes souffrances 
Aucun fil ne peut me repriser !
Le temps vole de mes jours
Me berne
Prends donc ce qui en est resté…
Et fais-moi don 
D’un seul instant à vivre
Pareille au papillon 
Offrant à la lumière son trépas
Comme la mort est belle
Si tu t’en sers 
Pour réaliser tes desseins !

Poème N°05 : Les souhaits sont un trottoir 

Les souhaits sont un trottoir
El les visions sont un voyage
Dés le début de l’amour
Mon cœur attendait.
Dés le début du désir ardent
La grande route me faisait signe.
Je voyais ce que le regard
Ne peut voir
J’allais vers toi portant mes vers
Parmi mes affaires
Et derrière moi
Marchaient le soleil et la lune
Imen Diabel, Poétesse Bahreïnienne

Poème N°06 : Je sors de mon vacarme

Je sors de mon vacarme
Au vacarme des trottoirs 
Je suis tellement ennuyé 
Au point où je jetterais ma vie 
A n’importe quelle passante 
Puis je m’en irais tout libre
Ennuyé par les souvenirs, 
Les amis et la mélancolie 
Ennuyé ou désespéré 
Tel un bateau troué sur la falaise 
Ne pouvant appareiller
Ni couler
Adnène Sayegh , poète irakien

Poème N°07 : Au nom de la bien-aimée

Dans les chansonnettes de l’affliction
Au nom du sang, de l’appartenance,
Et de la patrie
Nous jurons que nous verserons
Notre vie dans tes veines
Et nous prions Dieu
Pour qu’il préserve ton âme
Du trépas ou de la faiblesse
Bande tes plaies et lève-toi
Nous sommes là
Nous sommes la canne de ta dignité
Pendant les rudes épreuves
Tu es celle qui comme les palmiers
Saigne d’en haut
Aucune différence pour nous
Entre l’exil et la mort
Pour ta cause
Ö patrie !
Tuqa Morsi – poétesse égyptienne

Poème N°08 : 

Ils tracent la carte du pays
Comme s’ils étaient des enquêteurs 
Qui traçaient des limites 
Autour d’un cadavre 
Là-bas 
Sur le lieu du crime 
Les rideaux ne seront jamais baissés
Bissan Kherbik, poétesse syrienne

Poème N°09 : 

Je fuis ton ombre azuréenne
Je pénètre dans le tunnel du jasmin 
Le parfum m’encercle …
Je dégaine mon cœur 
Mais il me transperce 
Avec le hennissement de la nostalgie
Alaa Housamou , poétesse syrienne

Poème N°10 : Je suis la seule adolescente

Qui n’a jamais grandi
Je suis la seule fillette qui
Au passage du distributeur des âges
S’est cachée parmi ses jouets
Je suis la seule amoureuse 
A attendre son bien-aimé
Pendant vingt ans 
Alors qu’il se boursouflait 
Dans la matrice de sa mère
Je suis l’aire de battage
Que le vent a enflammée
Mais n’a pu disperser ses pas
Loin de ses collines
Je suis la seule croyante 
Qui ne convoite pas le paradis éternel
Moi
Et comme tous les dispersés 
A travers la terre de la diaspora 
Je revendique seulement
Le droit de retour
A tes yeux !
Fatma Ben Fdhila
Poétesse tunisienne

Poème du Jour : Mon désespoir...


Image de : Honte, Désespoir, La Dépression, Seul
Mon cœur saigne,
Mes larmes coulent,
Mon corps ne répond plus,
Mon cerveau se déconnecte.
Je tombe sans rien comprendre,
Je crie à l'agonie,
Je sombre dans la folie,
J'explose de rage.
J'espère un miracle,
Un tout petit miracle suffirait.
Il fait froid autour de moi,
Sans leur amour,
Sans leur pardon,
Sans leur compréhension.
Je me meurs doucement.
Je voudrais qu'ils comprennent :
Que la douleur me ronge,l
Que le pardon serait mon réconfort,
Que la compréhension est ma survie,
Que leur amour est toute ma vie.
Que juger mes actes s'arrêtent.
Je demande juste de m'aimer,
De me pardonner.
J'ai tant à donner encore.
Mon cœur est plein d'amour.
Au fond de moi, la douleur est là.
J'ai perdu tout,
Mon rôle de femme,
Mon rôle de mère.
Maintenant, je perds foi en la vie.
J'ai pourtant encore une lueur d'espoir,
Mon cœur palpite et pleure,
Sans cesse, il est empli de tristesse.
Je ne veux plus souffrir.
J'aimerais tout recommencer ?
Retrouver mon rôle de mère.
Assumer ma vie de femme,
Pouvoir arborer de nouveau, un large sourire,
Vous prendre dans mes bras,
Vous câliner,
Vous dire des mots d'amour.
Les mots me manquent...
Je me noie,
Je m'enfonce.
Je ne comprends plus rien.
Les mots ne veulent plus rien dire.
J'ai peur de mes pensées,
Les mots ne s'assemblent plus,
Je suis aveugle,
Je perds tout jugement,
Toute capacité à m'exprimer.
Aurai-je le droit à ce pardon ?
Je me perds dans mon chagrin.
Je me consume petit à petit.
J'attends un geste,
Un simple appel,
Un murmure à mes oreilles,
Un mot d'amour tout éclairé.
Juste pour savoir que je suis pardonnée,
Que j'existe,
Que je ne partirai pas seule.
Copyright © MOD VAREIL - France. Septembre 2015

Austin Jack

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marie france gobé

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Modvareil

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Mohamed Salah Ben Amor

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