Poème du jour  : Une page sans visage.

Par : Gaëtan Parisi
Gaetan Parisi Photo Perso

J'ai lu la pureté de ses vingt ans fragiles 
Au delà des murs d'un premier regard 
Elle avait un collier de perles d'argile 
Et sur la peau, le sable bleu d'un frisson hagard 
J'ai ressenti toutes les ondes 
De la profondeur de son secret 
Elle égrenait le chapelet 
De ses rêves troublés 
A la recherche des vagues blondes 
D'un champ de blé
Elle mendiait des vers aux poètes 
Pour s'inventer une histoire désuète 
Écrire des serments 
Masquer ses errements
Sur une page 
Sans visage
J'ai lu son âme 
J'ai vu voler les lettres de son prénom
En désordre 
Tel le tourbillon 
D'un vol de papillons
J'ai soulevé un voile
La dentelle du printemps sur l'orient
J'ai lu en lettres d'or 
Le ciel de ses aurores 
Où brille un soleil souriant
J'aspire à cette fièvre
Aux instants de ses lèvres 
Pour fuir ce mirage
Cette page 
Sans visage 
Et vivre un avenir brûlant
Renouveler les parfums des matins blancs
© Gaëtan Parisi

L’image insolite et complexe prise comme titre pour ce poème ( une page sans visage ) est une métaphore fondée sur la l’association entre deux éléments appartenant à deux champs lexicaux très éloignés l’un de l’autre : le papier et le corps humain. 

Ce dont a résulté une représentation abstraite qui ne peut être que symbolique ou inconsciente et qui exige donc de la part du lecteur avisé un effort d’interprétation. Cet objet mystérieux se caractérise ,selon les dires du poète, par deux traits contradictoires : l’un étant attractif et l’autre rebutant. Partant de cette dualité, l’auteur a exploité à fond le trait attractif pour façonner son poème sous la forme d’un discours amoureux, étant donné que l’objet en question est féminin (une page sans visage ). Et cette exploitation s’est concrétisée sous trois formes différentes : l’énumération simultanée d’objets concrets ou abstraits qui appartiennent à la page et qui allient mystère, douceur et beauté (elle avait un collier de perles d'argile et sur la peau, le sable bleu…- les ondes de la profondeur de son secret - j'ai vu voler les lettres de son prénom en désordre…- le ciel de ses aurores où brille un soleil souriant ) et d’actes qu’elle accomplit et dont le dénominateur commun est l’irréel ( elle égrenait le chapelet de ses rêves…- elle mendiait des vers aux poètes… ). 

Quant au trait répulsif, bien qu’il ait été retardé jusqu’à l’ultime strophe, son effet s’est avéré être le plus fort et le plus déterminant puisqu’il a poussé le poète à s’éloigner de cette page sans visage ( j'aspire à cette fièvre aux instants de ses lèvres pour fuir ce mirage cette page sans visage ). Que peut-elle bien être donc cette page sans visage ? Symboliquement, la page blanche, en tant que support pour l’écriture, suscite un désir de communiquer contré par l’angoisse de l’incapacité de s’exprimer. Quant au qualitatif « sans visage », il évoque surtout l’anonymat et l’étrangeté. Et cette ambiguïté qui se poursuit jusqu’à la fin du poème constitue, sans aucun doute, la source principale de son attrait esthétique.

Femme triste

BONJOUR TRISTESSE

************************************************

B elle était notre Histoire et nos cœurs exultaient
O n croyait au bonheur – à notre destinée
N os chemins s’étaient croisés juste pour nous aimer
J ubilant tous les deux de s’être enfin trouvés
O ubliant bien souvent la triste réalité
U n Amour interdit – Une folle épopée
R estera de cela qu’un souvenir fané

T out doucement et sans bruit tu t’éloignes de moi
R avivant la douleur – la tristesse et l’émoi
I ronie du sort – Un refuge dans mes maux
S aigne mon pauvre cœur en longs sanglots de mots
T oi mon âme qui à présent se meurt
E fforces-toi d’oublier cette vie sans couleur
S ouris à l’existence – Ce chapitre se termine
S achant qu’après la pluie – le soleil illumine
E n mon cœur à jamais – Cet Amour est gravé

© 2016 – Marie-France Gobé

Mon Cœur à moi 
Est déjà chez toi 
A Paris il bat 
La Sonate d'Amour
Et tous mes mots 
Syllabes et Rimes 
Me viennent de toi 
Et me posent
Très loin aux Cimes
Charmante, angélique 
Et belle et brave 
Beauté qui assouvit 
Et Paix d'aigue à grave
Et traits magiques 
Et donnent la vie
Je ne comprends pas 
Ces étranges symboles
Mais comme ils me viennent de toi 
Ma belle Cassie
Ils me disent tant de choses
Et tout ce qui me vient 
De toi ma belle 
M’élève en haut 
De toute Amas du Ciel
Me rend léger
A me piéger 
Et ton Regard
M'assomme et traîne
Droit à toi 
Toi belle Cassie
En toi je rêve
En toi je vis 
En toi je crève.
Image représente un bel Amour
Poème pour Mon bel Amour ...
C'est ça l'Amour
Que ne savent ces hommes
Qui font la Cours
Aux Cœurs des Femmes
Mais n'atteignent jamais 
Ce stade d'Amour 
L'Amour qui dure 
L'Amour d'aimer 
Pour rien que ça 
L'Amour plus sur
Ainsi je t'aime
Ainsi je vois 
Ainsi je vis 
Toujours et même
Pour toute la Vie
L'Amour suprême
Je n'aime voire que toi 
Que toi belle Cassie 
Qui me charme 
Et me fascine
Les autres femmes 
Sont laides et moches 
Et sans les signes
Mais toi mon Ange 
Tu es la Reine de toutes 
Et reine et belle
Et belle et fine
Et mon Poème
Ne peut cesser 
De couler ses rimes 
Que sur ton ordre 
O belle Cassie
Le plus intime
Ton beau visage 
M'est familier 
Et proche aussi 
De tout mon Cœur 
Combien il me dicte 
De lois divines 
Sur le Cœur que tu possèdes
Plus grand et beau 
Et plein d'Amour
Sans toi ma belle 
Tout est morose
L'Espace, les Êtres 
Et même les Choses
T'es Reine des belles
Et celles de Fées 
Shahrazade en toi 
Est déjà née 
Et Shahrayar est moi
Tous deux nous sommes 
Sous l’Éclair de Lune
Au Temple sacré
De ton doux joli corps 
Je m'accroupis nacré 
Capté par Ondes de l'Or
Et t'es jolie 
Ravissante et Perle 
Que les Diamants du Monde
Envient et même jalousent 
Et t'es la belle
Rareté et merle
Et t'es le joli Pot 
Bienvenu du Ciel 
Pour embellir les Terres 
Et rafraîchir la Lune
Tu es belle à foudroyante 
Et effroyablement jolie 
Tu es la Reine des ravissantes
Et t'es le beau joli colis
Et toutes mes entités civiles 
Se voient entrain 
De se perdre en île 
De ton beau Corps 
Trés bien bâti 
Et me fait perdre 
Le Nord des Iles
Et Lionne tu es 
Ardente et lisse et chaude 
Et Lionceau je suis 
Tordu d'Amour
Et je t'aime 
Et Joconde tu es 
Monalisa rayonne
Et ne te ressemble
Nulle part de femmes 
Et très belle tu es 
Et très belle mignonne
Et je t'adore 
O ma chérie 
Et je te pardonne 
Et de mes tréfonds
L'Amour te donne
Et t'aimer m'est un devoir
Et mes devoirs
De toujours te voire
Mon Ange et jolie Sirène
A l'instant tu sors des Flots
Et fou de frissons 
Bouche-bée je suis 
Et ton joli Corps 
D'un Œuf Diamant éclos
Et t'es Liqueur 
Qui de loin m'enivre
Ne pense jamais 
Me quitter ma belle
Avec toi 
Beaucoup de bien je trouve
Rien qu'avant-hier
nous étions méconnus 
L'un à l'autre
Et venu ce bel Amour
Miraculeux et cool...
* * *
Tous droits réservés © Inokane Med

Vous trouverez ici les plus beaux Messages & SMS de la catégorie Tu me Manques, ainsi de nombreux poèmes et textes originaux pour dire et montrer à votre chéri (e) qu'il ou elle vous manque.

Article mis à jour le 14/04/2016, publié initialement le 03/01/2014

SMS Original pour dire Tu me manque :

Tu me manques déjà  (cadenas d'amour)
Tu me manques : SMS & MSG ...
01. Quand je suis en manque de toi,
 je suis ému tellement que j'ai les larmes aux yeux,
 et je me redonne du courage
02. Il est des instants où ton manque m’obsède à tel point
 que je peine à l’équilibrer, et de remettre de l'ordre.
03. Tu me manques trop, terriblement 
Mes yeux ne t’ont pas toujours vu
Et je t'aime et je t'adore follement.
04. Sincèrement de toi je suis amoureux, 
J'ai envie dans mes bras te serrer 
Mon esprit et mon corps sont heureux
De tout toi, de ta bonté, de ta beauté.
Tu me manques tellement mon amour
05. Sais tu ma tourterelle
que ton manque m est cruel
Et que mon cœur t'appelle
Pour un temps continuel
06. Tu sais bien, ma jolie maîtresse, 
Que ta présence peut m'apaiser, 
Pour que ma chaleur disparaisse,
Il ne me manque que tes baisers.
07. Combien me manque ta présence
Tu me hantes et je te respire
Et je m'aperçois de ton absence
Et vraiment j'ai mal à mourir.

08. Loin de toi ,
je suis en train de manquer des moments d'éternité.

09. Tu me manques, tes regards, tes mains,
tes rires, tes mots, ton silence rassurant, tes rêves.

10. Je crois qu'à ton manque, encore ce matin, mon cœur tremble et vacille...
viens, assieds-toi près de mon cœur, écoute son rythme,
 tu entendras ton guide en toute intimité..
Poeme amour

Le manque d'amour : Messages & Textes d'Amour

Tu me manques, si tu savais combien je t'aime et combien mon âme ne prononce que ton nom, il vient du fond du cœur, je me souviens de tous nos tendres moments, avec toi et passionnément... je sais ce que je veux, ce que cherche mon cœur, ce que désire mon corps, et ce qui charme et enchante mon esprit, c'est toi mon amour... et a mes côtés, des mots d'amour qui attendent, qui caressent, qui se posent, et qui me parlent de toi, rien que de toi.

Je t'aimadore, et cette attirance irrésistible que j'ai eue pour toi dès le premier jour, a sonné comme une évidence et restera gravée dans ma mémoire, et ceci m'aide mon amour dans les moments de manque.

Tu me manques , tu me manques à chaque instant... Ce qui me manque le plus...est-ce ton sourire mutin ? Ou tes yeux qui me rassurent...est-ce la douceur de ta paume contre la mienne ? Ou ta voix douce et envoûtante...
Rien ne peut remplacer ton manque, si tu me manques, ce n'est pas parce qu'il y a un vide en moi, mais un débordement.

Idées SMS Tu me manques :

Je te désire, mes sens, mon corps, tout est en manque de toi. 

Je pense à toi quand tu es là ,
 je pense à toi quand tu n'es pas là.
Loin de toi, je suis en train de manquer des moments d'éternité. 
Tu me manques, tes regards, tes mains, tes rires, tes mots, ton silence rassurant, tes rêves.
Ce qui me manque le plus ? C'est toi, et rien que toi....c'est tout à la fois...
Ces textes que j'écris, ne peuvent pas expliquer toute l'amour que j'ai pour toi, tu me manques...
- Tous droits réservés © M.Riahi -

Poèmes & Poésie - Tu me manques :

Poème d'amour - elle me manque : 

Elle me manque et je me disais pourquoi ?
Moi seul, je la revois, dans mes pensées
Et tout brille ainsi dans les airs et dans moi 
Dans l'âme où rien ne meurt. Ô ma dulcinée.

Elle me manque et j'ai faim de sa présence
Et la lumière du soleil errante sur sa joue,
En m'enflammant je brave l’espérance
Et ses boucles livrées au vent qui les dénoue.

Partir la rejoindre et ne plus la quitter,
Une brise embaumée aspirait la fraîcheur,
Tout ce temps sans elle, j'ai fantasmé 
Écoutant le chant du nocturne pêcheur.

A travers ses jolis yeux sur les miens,
Jour et nuit, seconde après seconde
Je me rappelle nos premiers entretiens,
Comme si je suis dans un autre monde.

Elle a tout et suis encore pour le partage
Elle fut la première, et sa douce lueur
Malaxée à mon amour me brûle le visage,
Sa tendresse éclaire encore mon cœur.

Suis en Manque d'Elle : 

Il parait que je suis son amant
Et même qu'elle l'avoue fièrement.
Pour elle je compose en plein
Des vers, des citations, des quatrains.

Je n'attends que les lèvres de ma mie
Et les nuits qui m'ont vraiment pâli.
Je fume ma sèche au balcon
Elle n'arrive pas,je tourne en rond.

L'esprit devient vide à faire peur
Ajoutant une douleur dans le cœur.
Elle me fait frémir,j'ai des frissons
Tumultueuses idées effleurant l'horizon.

Je cherche cette brise pour lui plaire
Que faire ? Ma chambre est galère.
Ô muse ! Je ne tiens plus à souffrir
Mon front ruisselle, impossible à tarir.

Je veux crier,et répéter sans cesse
J'suis en manque de ma maîtresse.
Va t-elle enfin de compte arriver ?
Et auprès d'elle je respire ma santé.

Ses absences me tuent, me ravagent
Comme dans un tourbillon sauvage.
Pourrai-je vivre d'amour et d'harmonie
D'étreintes, de baisers et de lèvres unies ?
 © M.Riahi 

Mon Manque de toi :

J'imagine sous mes paupières closes,
Les moments le plus fortement liés.
La nuit, le jour, les vers, le rire, les roses,
Les endroits où je me suis promené.

Blotti dans ma chaise, près de mon lit
Immobile,rêveur, je songe et j’évoque
Ton profil,tes yeux, ton sourire à l’infini
Les enchantements de la folle époque.

Je t’aime terriblement. c'est un devoir !
Alors que ma lune croît à l’horizon
Ta voix sonne, un chant dans le soir.
Ton charme qui me donne raison.

T'es bien sage, et pas du tout sévère 
De toi, aucun mal ne pourrait m’arriver.
Je crains mon cœur et sa vraie colère.
Chut, ne dites rien, laisse-moi rêver.

De toi, je ne reçois aucun message 
Pourtant tu peux parler, j'suis discret.
Ta gentillesse est-elle ton langage 
Ta sagesse est-elle un grand secret ?

Instants Magiques :

Mon amour lointain, le bonheur te gagne,
Loin de ton pays,de ta ville, de ta maison
Je tiens à t'emmener loin,dans la montagne
Je songe, je rêve, je fantasme avec raison.

Suis en manque de ton limpide charme 
Je veux te consoler,t'enivrer et te séduire, 
Tes douceurs,ton ardeur et tes charmes,
Vraiment me rassurent et me font sourire.

Ô muse et rêve de poète,t'es audacieuse,
Mon cœur frémit comme une mer agitée
Mon âme saute, roule et plane silencieuse
Tout le temps fidèle et pleine de sincérité.

Mes chaudes caresses sont adorables 
Et font trembler le corps aux bords de l'être, 
Et livrent de réels plaisirs interminables 
Que seul le fond du cœur peut faire naître.

Tu as mon esprit, et mes baisers, les purs 
Leur chaleur plus douce que mes paroles
Sont un réel désir exprimant un plaisir dur, 
Des minutes délicieuses aux êtres frivoles.
© M.Riahi 

Mon amour, pour te montrer à quel point tu me manques, je te dédie ces poèmes :

Dis moi que tu m’aimes,
Dis moi que tu tiens à moi…
Que notre amour est le même,
Que tu penses toujours à moi…

Je te sens près de moi,
ce, même quand tu ne l’es pas…
Je ne vis que pour toi,
Tu me manques tant…

J’aimerai être à tes côtés,
Trop long est ce temps…
pourtant je t’ai trouvé,
Mais je ne désespère pas,
Je sais ce que je suis pour toi…
Alors, redis-moi que tu m’aimes,
et que tu tiens toujours à moi…

Poème pour dire tu me manques :

Ton absence se fait de plus en plus ressentir 
je ne sais plus comment t'exprimais tout cette amour 

que j'ai pour toi chaque jours je prie.
pour que tu me revienne auprès de moi j'ai le cœur

 Qui se brise ....
Je sais que je ter fait du mal 

je sais que les parole que je ter dite je n’aurez jamais du te les dire   
 Je pense à toi nuit et jour; Je ne peux pas dormir la nuit. 

Je ne fait que me retourner sur mon lit. 
Toutes mes pensées vont vers toi. Je ne peux rien faire. 

Je ne peux pas manger, Je ne peux pas boire. 
J’ai soif de toi; J'ai faim de toi. 

Sans toi ma vie est vide.
 Pour toi je peux me coucher sur les rails 

et laisser le train ne me passer dessus rien que 
pour te prouver mon amour...

Tu me manques énormément :

Le chagrin pénètre mon cœur
La douleur m’emporte
Comme un ras de marée
Impuissante d’agir, de réagir

Contre le vent de mélancolie
Et du deuil
Je déplore mon amour rate
Je déplore les moments instants

et les paroles inédites..
Les mots s'apprivoisent et je fonds...
Tu me manques entre hier et aujourd’hui
Tu me manques entre jour et nuit

Je n’aime que toi, 
J'ai besoin que de toi
J’ai soif de ta présence
Toi, mon ami, mon cœur

Tu entends le cri de mon cœur brise?
Tu entends la tonnerre de mon silence profond
Issu des ténèbres abîmes de mélancolie?
je suis perdue dans le désespoir
je suis abîmée par ton absence...

Poème du jour : le poète du vent ... 


Écrivain par amour, n'aimant rimer que la nuit,
Dans la grande lignée des poètes du vent, 
Je l'ai vu cheminer sans les palmes d'argent.

De ville en ville, de bourg en bourg, même ici
Sur l'agora, il chantait des vieux airs catalans,
Seuls, ses refrains par les oiseaux étaient repris.

Randonneur sans bâton, marcheur toujours chantant,
Sous le moutonnement des nuages de pluie,
Je l'ai entendu prier, Marie et l'enfant.

N'est-pas poète qui veut par grâce ou par envie?
Sur son chemin de rimes, comme par enfantement,
Les alexandrins sortaient d'une quasi léthargie.

Traçant les mots à la craie sur l'ardoise du temps,
Jamais il ne relisait ses premiers écrits,
Par souci de ne pas déranger l'ordre naissant.

En dégageant les rimes frêles de son esprit,
Il colorait d'amour les grands mots indigents,
Pour mieux les comprendre, c'était son premier souci.

Pour enfin les entendre ses grands mots savants,
Qui trottaient dans sa tête comme par magie,
Mais étaient-ils de lui ou bien étaient-ils du vent?

Personne ne savait que son écriture à lui,
N'usait le verbe que pour accorder le temps,
Et cela l'école ne le lui avait pas appris.

"Ave" frère poète, tu n'es pas le plus grand,
Même si ton ego te semble tout petit,
Toute ta poésie tu l'a apprise du vent.

De ce grand amphigouri de notes c'est vraiment la plus jolie.

Thierry Montgaillard - poète

Analyse & Commentaire :

L’auteur de ce poème  auquel j’ai accordé le pseudonyme de "poète nocturne" parce qu’il ne se manifeste sur Facebook que très tard la nuit ou à l’aube ,expose avec une grande précision sa conception propre de la création poétique. Ce qui constitue pour nous un témoignage supplémentaire pour espérer lever un jour ce mystère sur lequel se penchent actuellement les cognitiens , les généticiens et les neuroscientifiques. Selon l’expérience propre de l’auteur, l’inspiration ne lui vient que la nuit ( écrivain par amour, n'aimant rimer que la nuit). Ce cadre temporel est, croyons-nous savoir, le même où les prophètes recevaient la parole de Dieu , peut-être parce qu’à cette heure, tout baigne dans le calme et aide donc à la concentration et à la connexion cérébrale avec des sources de révélation inconnues. Le grand poète tunisien Aboulkacem Chebbi n’a-t-il  pas raconté dans ses mémoires .que les vers prennent  parfois d’assaut son esprit  en plein sommeil ? la seconde caractéristique de l’écriture poétique de l’auteur est sa spontanéité pure  à tel point qu’il ne court jamais derrière le poème  mais c’est le poème  qui l’assaillit  sans préavis tel un accouchement. Ce qui  différencie totalement cette écriture du simple traitement technique du poème ou versification qui n’engendre que des textes artificiels, compassés  ,ni goût ni couleur (  traçant les mots à la craie sur l'ardoise du temps, jamais il ne relisait ses premiers écrits, par souci de ne pas déranger l'ordre naissant  - pour enfin les entendre ses grands mots savants qui trottaient dans sa tête comme par magie, mais étaient-ils de lui ou bien étaient-ils du vent?  - sur son chemin de rimes, comme par enfantement, les alexandrins sortaient d'une quasi léthargie).

Une autre spécificité de cette écriture est son caractère cosmique et universel,  du fait que ses mobiles ne sont point d’ordre social ou réel mais elle provient de contacts  secrets et invisibles  avec des  êtres et objets de la nature tels que  le vent, les oiseaux, les nuages , la pluie, le temps  (toute ta poésie tu l'a apprise du vent - seuls, ses refrains par les oiseaux étaient repris - traçant les mots à la craie sur l'ardoise du temps …). 

Toutes ces révélations de la part du poète concordent  à appuyer la thèse que la poésie est avant tout un don et non une performance technique qui s'acquiert   au moyen de l’érudition  (   personne ne savait que son écriture à lui, n'usait le verbe que pour accorder le temps, et cela l'école ne le lui avait pas appris)  et l’exercice. Un manifeste poétique clair, cohérent et bien articulé sans le moindre sacrifice sur le plan esthétique oû la langue est hautement poétisée et le rythme est régulier et soutenu.

POÈME DU JOUR : AU DÉSHABILLÉ DE L’OMBRE 

Bonne sous l’ataraxie du silence :
La plèvre d’où émane la respiration chuchotante
Laisse tracer le sang d’une parole
Attachée à un cœur

Âme pulsant son cours
Au déshabillé de l’ombre
Elle brille sur tes lèvres –
Soulignée par
Un sourire
Deviné

Tropismes fléchés dans ta chair
Comme fleurs s’épanouissant –
Tu accueilles le flambant neuf
De la caresse

Ogive pointée de ton regard
Sur la pauvre étoile
Qui tangue dans
Mes doigts

Toi – remuant mon horizontal lointain
Sur le terre-plein qui traverse
Ta tendresse

L’exil mâché par tes mots
Qui s’étirent en
Dansant –
Lance la surprise verticale
De l’instant
Qui expose ton corps
Au plus hâlé des
Désirs pour
Le bateau libre de
Tout horizon

Pendant que s’épuise
Le mystère de
Ton nom
Au creux ferré
De tes amours –
Qui attrape les cordes et l’ancre
Pour aller lâcher des
Feux d’artifice
Vers le large ?

Au plus happé de ton lointain
Ils résonnent avec
Ta parole
Que tu traces comme l’écume
Sous ton vent de
Sable

On la retrouve :
L’inattendue faisant brûler
Le chiffon du désespoir
Et couvrant de soie
Les grandes épaules
D’Éole qui véhicule
La promesse
Pour
Les plus égarées
Les plus fictives
Rencontres
Fixées
Sans autre orientation
Que le lit d’un
Fleuve à son
Embouchure

Fleuve d’amour
Que drainent tes mots devenus
Compatibles avec
Le désert urbain
Où se perdent
Les solitudes

Tableau  peinture déshabille de l'ombre
Copyright © Alain Minot

Analyse : 

Le tour du talentueux poète français Alain Minod était, à vrai dire, venu depuis quelques jours mais j’étais pratiquement contraint de le sauter plusieurs fois. En effet, étant donné que je commente chaque jour un poème que je traduis aussi, soit en français pour les francophones soit en arabe pour les arabophones, la longueur un peu démesurée des poèmes de notre ami fait qu’ils sont intraduisibles en une seule journée bien qu’ils soient commentables en quelques minutes. Et j’espère qu’il m’en excusera. 

Passons maintenant à ce nouveau poème. Soucieux, comme à son accoutumée, d’atteindre dans sa poésie le plus haut degré possible de poéticité, notre auteur a déployé, comme nous le constatons clairement, un effort considérable pour purifier sa langue des sens lexicaux dénotatifs .Et le meilleur moyen pour y arriver est, comme il l’a fait, de vivre pleinement l’instant poétique , en enrayant complètement l’outil de penser et donnant libre cours à ses compétences siégeant dans l’hémisphère droit du cerveau ( imagination, perception , attention, intuition, affectivité …). Dès lors, le poète se libère des contraintes qu’exerce sur lui la réflexion logique et n’a, par conséquent, que glaner les trésors sémantiques que lui offre son monde intérieur, passé du réel plat et insipide à l’imaginaire, le règne, par excellence, du merveilleux et du fantastique qu'il exprime sous formes de métaphores inédites, de fantasmes bizarres , de sensations étranges , de visions abracadabrantes…Et le tout se déverse en des flots bouillonnants, du début du poème jusqu’à sa fin. Cet état que l’homme contemporain commun assimile à une forme de folie est, en revanche, fort recherché par le poète parce qu’il lui procure les expressions et les images originales dont il a besoin pour fuir la réalité.

Formellement, ce poème a été conçu sous forme d’un discours noué soit entre un locuteur et soi-même donc un monologue soit adressé de lui à un ou une allocutaire. Quant au contenu sémantique, il nous est éclairé par les trois derniers vers (le désert urbain où se perdent les solitudes)qui renvoient à l’état d’isolement et de marginalisation psychologiques dont souffre l’intellectuel dans l’espace urbain qui a passé de « la ville-monde » à une ville inhumaine ou plus précisément « une ville-monstre » où la sérénité , la sécurité et l’ataraxie ont cédé la place à l’angoisse, l’anxiété et l’inquiétude.

Un poème finement ciselé dans lequel les inventions linguistiques déroutantes s’accordent harmonieusement avec le message profond véhiculé.

Fourni par Blogger.