Pouvoir des mots :

Poème de M.B Jemâa !
Poème et parole ainsi des mots en image
Pouvoir des mots ... 
Nos rues sont pleines de mots
Nos cafés grouillent de mots
Nos souks foisonnent de mots
Souvent les bruits sont des maux
lorsque la nuit il fait beau

Nous enivrent les conquêtes
d’une époque que l’on fête,
lorsque les mots les habillent
d’un halo sacré et brillent
Nous ne connaissons les choses
que par les mots et leurs grilles
Nos mots prennent pour des roses
les épines qui nous nuisent
Les mots doux, beurrés le soir,
fondent sitôt qu’il fait jour (1)

Les paroles de nos princes
nous ouvrent par leurs promesses
un grand coin de paradis
Nous rêvons alors de liesse
de bonheur et de houris

véhiculent nos discours !
Que d’obscénités aussi
dans certains mots souvent dits !

Les chansons d’amour nous plongent
dans un océan de songes
où Morphée peint des images
bigarrées et des ramages
Magique, le pouvoir des mots !
Aussi diffus que l’éther,
Il fait le froid et le chaud
dans nos cœurs gais ou amers
Si les mots soulagent l’âme
en peine, ils seront à même
de blesser l’âme qui aime
ils créent la haine alentour

Les faits têtus dans le monde
défient les mots et les frondent,
sauf quand dire c’est agir

Notre univers fait de mots
offre un tableau contrasté
où pudique, la vérité
se déguise dans les mots

Si le pouvoir a ses mots,
les mots ont bien leur pouvoir
Ils soulèvent la tempête
qui s’abattra sur les faîtes

C’est pourquoi tôt le pouvoir
asservit les libres mots
les maintenant en étau
Gare à qui usant des mots
abuse de leur pouvoir !
Car il n’aurait que des maux

(1) Proverbe tunisien.

Copyright Officiel © Mahmoud Ben Jemâa

DE MON DÉCÈS…


Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
J’aimerais retrouver,
Bouteille à la main,
Mes vieux copains
Au fond d’un bistrot
Avec un verre de trop,
Deux trois pots de vin,
Se raconter des bobards,
S’échanger des regards,
Et des sourires en coin
Jusqu’au prochain matin.
être enterré Alors, de mon décès
Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
J’aimerais me détacher
De cette satanée laisse
Dont je me serais bien passé
Si j’avais eu cette noblesse
D’esprit de tout envoyer balader
Mais, vivre au sein d’une société,
Ça ne se fait jamais avec la trouille,
Seulement en sortant ses couilles
Quitte à briser ces frêles murailles
Aussi fragiles qu’un vieux vitrail.

Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
Je voudrais choisir ma maison,
Opter pour le plus douillet des cocons
En y affichant des posters olé-olé,
Tanière de packs de bière auréolés
Limée de photos de mes fiancées,
Car rien n’est plus humain
Que d’être un terrien
Ayant pour besoin
Certaines simplicités
Que l’on obtient
Au fil des années,
Avec ce brave chien
En guise de fidélité.

Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
J’aimerais retourner
Dans les bras de ma mère
Pour redécouvrir la lumière
De ce que c’est d’être désiré,
Comme cet éclat inestimé
Dès que ce mettent à pleurer
Les yeux d’un amour familial
Aussi friable qu’une cathédrale.
Avec le temps il y a des fondations
Pouvant laisser deviner du carton.

Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
Je voudrais voyager
À bord d’un petit voilier,
Aussi léger qu’un oiseau,
Pour combattre les eaux
M’aveuglant de leurs rouleaux
Dès que se lèvent les tempêtes,
Dès que les heureux bigorneaux
Me voient rêver de tourteaux
En pêchant quelques crevettes,
En loup solitaire faisant la fête.

Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
Je voudrais déclarer
À ceux m’ayant aidé
Pour enfin devenir
Quelqu’un se sentant bien
Avec seulement trois fois rien,
Un style pour écrire un bouquin
Mais, même en levant le poing,
On ne peut pas tout révolutionner
Si le courage de peur est révulsé,
Même en luttant contre la marée,
Pour espérer un jour avancer,
La vérité est là pour nous noyer.

Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
Je voudrais m’acheter
Un cœur jamais porté
Pour réapprendre à aimer
Comme savent le faire les bébés
Sans ressentir ces ariennes pensées
Qui, tel un adultère, vous dévore
Sans que vous puissiez vous défendre
À part, peut-être, vous laisser dire
Que surement ce jour viendra
Où, par chance, tout s’effacera.

Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
Je voudrais déclarer
Ma flamme à la femme
Faisant briller mon âme,
Telle l’inusable flamme
Que nous tend la liberté,
Afin que soient statués
Mes sincères sentiments
Que je ne sais déclarer
Autrement qu’en blessant,
C’est moins embarrassant.

Si je devais être enterré
Alors, de mon décès,
Je voudrais être un pique-nique
Aux abords des voies publiques
Où se salueraient ces passants,
Qui crurent en moi un instant,
Ceux que j’ai laissés indifférents
Pour générer un attroupement
Comme si un immigrant de la vie
Avait fait, de sa léthargie,
Quelque chose de dérisoire
N’ayant jamais fait d’histoire.

 Copyright © Ludovic Auboeuf

Poème : Pourquoi j'ai si mal 

Par Marie-France Gobé
***

Jamais je n'aurai cru pouvoir aimer autant 
Cet Amour - Ce feu que je ne peux éteindre 
Toujours tu viendras dans mes rêves me rejoindre 
Pour ne faire qu'un et ce jusqu'à l'orée du temps

Dans les méandres de cet Amour je me suis égarée 
Il n'a pourtant duré que le temps d'un regret 
Je ne reconnais plus le chemin de ma vie 
Par faiblesse je crois - Ton destin tu as choisi

Pardonnes moi si je t'aime encore
Mais cet Amour pour toi est si fort
Pardonnes moi si je ne sais t'oublier
Saches combien pour Toi j'ai pu pleurer

Désormais mon âme est à jamais perdue
Les voix du bonheur se sont tues
Perdue entre les souvenirs de Toi
Perdue entre tes photos et ta voix

Aujourd'hui ma vie n'est plus que silence
Et pour toujours mon âme est en errance
Là où je suis - De l'autre côté de la rive
Mes pensées voguent et mon cœur est en dérive 

Tu étais le vent qui faisait chanter les violons
Tu étais la musique qui faisait danser les étoiles
Tu étais cette belle histoire d'amour - ma seule raison

Mon rêve défendu-mon tourment-mon aurore boréale

Je t'aime - comme le bleu de l'océan
Je t'aime - As-tu compris !
Je t'aime - à changer les couleurs du temps
Mais je te laisse à ta vie

Copyright Officiel 2016 ® MF Gobé

Tristesse en poème : pourquoi j'ai si mal !
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