UN AMOUR AUSSI GRAND

Un poème de : Mf Gobé
Un amour aussi grand

Un Amour si grand que l’on se noie dedans
Si grand – qu’il me fait peur souvent
Cet Amour – aussi sublime que l’univers
A scellé nos destins au-delà des frontières
 💖
C’est à Toi que j’ai fait don de mon cœur
Je t’aime si fort et plus encore chaque heure
Pour Toi – j’ai appris l’absolu du présent
L’intensité du désir et la douleur de l’absent
 💖
Un seul mot de toi – me voilà transportée
Dans cet univers de rêve – de folie – d’éternité
J’oublie tout – ma raison – ma pudeur
Je perds mes sens – le temps et l’heure
 💖
Deux amants l’âme et le cœur léger
Qui arrêtent le temps – à nouveau adolescents
La nuit venue s’envolent vers la voie lactée
Décrocher les étoiles – déjouer les tourments
 💖
Et nos corps fusionnent à n’en plus faire qu’Un
Effaçant un instant les frontières et Tes liens
Du fond de mes yeux clairs aux abîmes des tiens
Je jure que je t’aime et ça je n’y peux rien
 💖
Partons sur un nuage – Amoureux  sans bagage
Nous offrir l’impossible – ce merveilleux voyage
Je te parlerai sans rien dire  et dans ce silence
Je t’aimerai plus fort  - Jusqu’au bout de l’absence

Copyright © 2017 – MF.Gobé

❝ Charles Baudelaire ❞

Poète français 
(Paris 1821 ~ id. 1867)
Citations Charles Baudelaire
Charles Baudelaire citations célèbres

Voici quelques-unes de ses célèbres citations :

Dieu serait injuste si nous n'étions pas coupables.
Projets de lettre à Jules Janin :
Faut-il qu'un homme soit tombé bas pour se croire heureux.
Journaux intimes / Fusées, I :
Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière.
Journaux intimes / Fusées, III :
La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. - Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté.
Journaux intimes / Mon cœur mis à nu :
La femme ne sait pas séparer l'âme du corps.
Journaux intimes / Mon cœur mis à nu :
La jeune fille, ce qu'elle est en réalité. Une petite sotte et une petite salope ; la plus grande imbécillité unie à la plus grande dépravation.
Journaux intimes / Mon cœur mis à nu :
Ne pouvant pas supprimer l'amour, l'Église a voulu au moins le désinfecter, et elle a fait le mariage.
Journaux intimes / Mon cœur mis à nu :
La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable.
Curiosités esthétiques :
Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art.
Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi !
On n'est jamais excusable d'être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu'on l'est ; et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise.
L'Art romantique :
Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire.
L'Art romantique :
Tous les grands poètes deviennent naturellement, fatalement, critiques.
Les Fleurs du mal, Femmes damnées :
Maudit soit à jamais le rêveur inutile 
Qui voulut le premier, dans sa stupidité, 
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile, 
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !
Les Fleurs du mal, Le voyage :
Pour ne pas oublier la chose capitale, 
Nous avons vu partout, et sans l'avoir cherché, 
Du haut jusques en bas de l'échelle fatale, 
Le spectacle ennuyeux de l'immortel péché : 
La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide, 
Sans rire s'adorant et s'aimant sans dégoût ; 
L'homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide, 
Esclave de l'esclave et ruisseau dans l'égoût ; 
Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote ; 
La fête qu'assaisonne et parfume le sang ; 
Le poison du pouvoir énervant le despote, 
Et le peuple amoureux du fouet abrutissant ;
Les Fleurs du mal, Au lecteur :
La sottise, l’erreur, le peché, la lésine, 
Occupent nos esprits et travaillent nos corps, 
Et nous alimentons nos aimables remords, 
Comme les mandiants nourrissent leur vermine. 
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ; 
Nous nous faisons payer grassement nos aveux, 
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux, 
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches. 
Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste 
Qui berce longuement notre esprit enchanté, 
Et le riche métal de notre volonté 
Est tout vaporisé par ce savant chimiste. 
C’est le diable qui tient les fils qui nous remuent ! 
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ; 
Chaque jour vers l’enfer nous descendons d’un pas, 
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent. 
Ainsi qu’un débauché pauvre qui baise et mange 
Le sein martyrisé d’une antique catin, 
Nous volons au passage un plaisir clandestin 
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange. 
Serré, fourmillant, comme un million d’helminthes, 
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons, 
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons 
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes. 
Si le viol, le poison, le poignard, l’incendie, 
N’ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins 
Le canevas banal de nos piteux destins, 
C’est que notre âme, hélas ! n’est pas assez hardie. 
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, 
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, 
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, 
Dans la ménagerie infâme de nos vices ; 
Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde ! 
Quoiqu’il ne pousse ni grands gestes ni grands cris, 
Il ferait volontiers de la terre un débris 
Et dans un bâillement avalerait le monde ; 
C’est l’ennui ! – l’oeil chargé d’un pleur involontaire, 
Il rêve d’échafauds en fumant son houka. 
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat, 
– Hypocrite lecteur, – mon semblable, – mon frère !

Conte de Noel malheureux

Coeur de pierre 💖
Abertale dans : L'homme au cœur de pierre 
Il y a bien longtemps dans un pays que l’on appelle Lavie .
Homme au cœur de pierre vivait seul au milieu des gens 
Ils ne voyaient de lui que le coter obscure de sa vie ….
A vrai dire, son image n’était pas c’elle d’un homme comme tout le monde 
Il vivait seul, dans une petite maison de pierre froide et sombre 
Juste faite à son image. 
Seule la porte de sa maison était toujours entrouverte, comme si il attendait quelqu’un.
Un vieil homme du village disait de lui, qu’il avait donné son âme au diable, pour une femme 
Qui n’était jamais venue et que depuis son cœur était devenu comme une pierre.
Pas le moindre sentiment ne sortaient de lui, pas une larme, pas un cri …Seul son regard 
Trahissais son désarroi..
Il vivait là, un peu comme si il attendait de la vie un signe, qui ne serais jamais venu ….
Pourtant quand on le croisait et que vous pouviez capter son regard, il y avait encore une petite flamme qui brulait au fond de lui.
Un espoir de revoir sa belle, un envie de lui parler et de revivre pour un instant le moment magique qu’il pensait avoir partagé avec elle.
Mais il n’en fut rien et la vie se joua de lui à nouveau encore et encore .Si bien que ses forces l’abandonnaient de plus en plus …Son courage de vivre diminuait et la flamme en lui s’éteignait.
Il n’aurait qu’a dû ouvrir sa porte et laisser entrer la lumière dans sa maison pour voir que dehors 
Il fessait beau et que le monde n’attendait que lui …Que la vie s’ouvrait a lui …
Mais le serrement qu’il s’était fait en perdant sa belle, ne serais plus et il aurait failli à sa parole.
Bien des fois pourtant les cris des enfants jouant dans la rue, arrivaient à ses oreilles et lui disait va y 
Tu verras, avec ou sans elle la vie t’attend.
Alors il refermait encore un peu plus la porte de sa maison devenue prison, cela la même qu’il avait construite pour elle …là où il l’attendait depuis de si longue années.
Les saisons passant, on ne le vit plus dans les rues, il ferma définitivement la porte de sa maison par une journée pluvieuse 2 jours avant la Noël
La tristesse eu définitivement raison de lui et comme un courant d’air elle vient souffler la dernière petite flamme qui brûlait encore en lui.
Quand on le retrouva, il y avait trois mots graver sur un cœur en bois qu’il tenait contre lui ….
Instant de bonheur ……
Certain raconte que le soir dans la petite maison, on entend des voies venue d’ailleurs, des voies des gens qui l’ont connu et qu’il a rejoint là-bas du pays ou on ne revient pas ….
Une d’elle s’adresse à toi ! Écoute là, elle te dit merci et vas-y maintenant vie ta vie …..
💖 💖 💖
Le copyright © Abertale 
Belgique 2016

Tu avais un cœur généreux
Une main tendue vers les autres,
Des yeux rieurs,
Un sourire merveilleux,
Un visage d'ange,
Une vie devant toi,
Une vie à partager.
Tu es partie,
Non tu es simplement passée dans un autre univers.
Tu seras toujours toi, près de nous,
Et nous serons toujours nous.
Ce que tu étais pour nous,
Tu le seras toujours dans nos cœurs.
Nous prierons sourirons, penserons à toi.
Nous n'oublierons jamais ton nom.
Tu seras toujours à jamais dans nos pensées, dans notre cœur.
Tu nous as donné tant d'amour,
Même pendant ton absence, tu seras toujours là, à nos côtés.
Tu dors tout simplement.
Bonne nuit,
Nos cœurs, notre amour, nos pensées t'accompagnent.
Nous ne te disons pas adieu, mais à bientôt.
La petite Alicia
MOD VAREIL ta tante 

Ma petite Alicia, je refuse 
de te dire au revoir à jamais.
La mort est un adieu.
L'espérance est de te revoir au paradis.
Mon message est écrit avec l'encre de mes larmes,
Et un vent frais, me murmure à l'oreille, je suis toujours là, près de vous, 
Je ne te dis pas adieu, mais à bientôt

Charles Baudelaire : Poète français. Né à Paris le 9 avril 1821, meurt dans la même ville le 31 août 1867.

Quelques oeuvres de Charles Baudelaire :

Charles Baudelaire
Charles Baudelaire : Mouvement & Influences

1. Baudelaire Charles. La fanfarolo. 1847.

Nouvelle de Charles Baudelaire (1821-1867), publiée à Paris dans le Bulletin de la Société des gens de lettres en janvier 1847, et en volume dans le tome IV des Oeuvres complètes chez Michel Lévy frères en 1869.

La Fanfarlo est une oeuvre de jeunesse. Baudelaire ne s'y reconnaît plus à partir de 1857, c'est-à-dire après la publication des Fleurs du mal, et il ne la mentionne pas dans les listes de ses oeuvres qu'il établit à la fin de sa vie.

Le jeune et brillant Samuel Cramer retrouve par hasard à Paris Mme de Cosmelly, «un ancien amour de jeunesse». Il lui montre ses vers et essaie de réveiller en elle les tendres souvenirs du passé mais la jeune femme, très éprise de son mari, demande simplement à Cramer «les secours d'un ami». Elle est désespérée car son époux la délaisse pour une danseuse en vogue, la Fanfarlo. Cramer promet «d'arracher la Fanfarlo à M. de Cosmelly» et «espère trouver dans les bras de l'honnête femme la récompense de cette oeuvre méritoire». Il parvient à séduire la danseuse mais Mme de Cosmelly, qui a retrouvé le bonheur conjugal, se borne à le remercier par «la promesse d'une amitié éternelle» et, Cramer s'installe dans une longue liaison avec la Fanfarlo.

Bien qu'elle donne à la nouvelle son nom, très sonore et un peu fanfaron, la Fanfarlo n'en constitue pas le principal personnage. Elle n'apparaît en effet qu'assez tard dans le récit et ne possède ni véritable épaisseur psychologique, ni originalité. Elle est composée plutôt d'un ensemble de poncifs relatifs à la femme de scène, excitante, sensuelle et aux moeurs faciles. Quant à l'autre protagoniste féminin, il réunit également les clichés de la femme aimante et vertueuse. Mme de Cosmelly n'est tout de même pas exempte d'une certaine rouerie puisqu'elle obtient ce qu'elle souhaite de Cramer grâce à sa franchise simple et confiante mais aussi en entretenant une certaine ambiguïté quant à la récompense qui sera accordée au jeune homme. La rivalité entre l'amante et l'épouse, entre la femme volcanique et la femme angélique, reste toutefois typique d'une tradition romantique que Baudelaire une renouvelle pas véritablement.

Plus convaincant et attachant est le personnage principal de la nouvelle, Samuel Cramer. C'est autour de lui que s'organise le parcours narratif du texte qui tantôt épouse le trajet intérieur de ses pensées, tantôt en délivre un commentaire émanant d'un point de vue extérieur _ celui du narrateur qui a côtoyé Cramer dans «cette terrible vie parisienne». Ce procédé permet d'établir une grande proximité avec le personnage tout en le maintenant à distance. Or il est tentant de reconnaître en Samuel Cramer maints traits propres à Baudelaire lui-même. Il incarne la hantise de l'impuissance, cette victoire du redoutable «Ennui» (voir le poème-préface des Fleurs du mal intitulé "Au lecteur") qui dévore et paralyse le poète moderne: «Samuel fut, plus que tout autre, l'homme des belles oeuvres ratées; [...il] m'est toujours apparu comme le dieu de l'impuissance _ dieu moderne et hermaphrodite _, impuissance si colossale et si énorme qu'elle en est épique! [...il] n'a jamais réussi à rien, parce qu'il croyait trop à l'impossible.»

A travers Samuel Cramer, il semble que ce soit toute une part de lui-même, totalement imprégnée des lieux communs du premier romantisme et tentée par une sorte de dilettantisme superficiel et facile, que Baudelaire cherche à exorciser. Ainsi, le narrateur conserve un ton de distance ironique à l'égard de Cramer et le parcours du personnage révèle son échec. Au début de la nouvelle, en effet, le passé littéraire de Cramer est, assez gentiment encore, tourné en ridicule: «Samuel Cramer, qui signa autrefois du nom de Manuela de Monteverde quelques folies romantiques [...].» A la fin, le ton est bien plus grinçant et le personnage totalement frappé de dérision: «La Fanfarlo veut que son amant soit de l'Institut, et elle intrigue au ministère pour qu'il ait la croix. [...] Pauvre Manuela de Monteverde! Il est tombé bien bas. _ J'ai appris récemment qu'il fondait un journal socialiste et voulait se mettre à la politique.»

La Fanfarlo témoigne de l'influence de certains modèles littéraires sur le jeune Baudelaire _ Gautier, Musset, Balzac surtout (elle offre notamment quelque similitude avec Béatrix) _ et de l'emprise de l'expérience personnelle sur la création _ la Fanfarlo rappelle Marie Daubrun, Mme de Cosmelly Félicité Baudelaire et Cramer le poète lui-même. L'ironie permet cependant d'instaurer une distance à l'égard de ces sources d'inspiration, voire de conjurer la tentation de certaines formes d'écriture. A cet égard, la Fanfarlo prépare l'oeuvre future et ouvre la voie à l'esthétique qui fondera les oeuvres majeures.

2. Baudelaire Charles. Le spleen de Paris. ; 1869.

Recueil de poèmes en prose de Charles Baudelaire (1821-1867), publié dans le tome IV des Oeuvres complètes à Paris chez Michel Lévy frères en 1869. De nombreux poèmes avaient, à partir de 1855, paru dans diverses revues, notamment dans la Presse en août et septembre 1862. Au fil des publications de ses poèmes en prose, Baudelaire a hésité entre plusieurs titres : Poèmes nocturnes, la Lueur et la Fumée, le Promeneur solitaire, le Rôdeur parisien.
C'est sous le titre de Petits Poèmes en prose que paraissent les vingt pièces publiées dans la Presse en 1862. Ce titre est toutefois trop peu attesté pour que l'on puisse le considérer comme reflétant l'intention définitive du poète : Baudelaire, durant les dernières années de sa vie, utilisait en effet l'expression le Spleen de Paris pour désigner son recueil, et la plupart des éditeurs ont conservé ce dernier titre.

Dans le Spleen de Paris, Baudelaire expérimente un genre nouveau, inauguré peu auparavant par Aloysius Bertrand: "C'est en feuilletant pour la vingtième fois au moins, le fameux Gaspard de la nuit, d'Aloysius Bertrand [...] que l'idée m'est venue de tenter quelque chose d'analogue, et d'appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d'une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque" ("A Arsène Houssaye", dédicace du recueil). Les poèmes en prose de Baudelaire, différents dans leur inspiration et leur facture de ceux de son devancier, imposent le genre, lequel deviendra particulièrement florissant dans les dernières décennies du XIXe siècle et au début du siècle suivant.

Le Spleen de Paris contient cinquante textes que Baudelaire n'a pas eu la volonté ou le temps de rassembler et d'organiser en diverses parties. Ses notes contiennent des projets de regroupements mais la dédicace "A Arsène Houssaye" fait de la libre ordonnance des poèmes un principe esthétique: "Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu'il n'a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue, alternativement et réciproquement. [...] Enlevez une vertèbre, et les deux morceaux de cette tortueuse fantaisie se rejoindront sans peine. Hachez-la en nombreux fragments, et vous verrez que chacun peut exister à part." Discontinuité, liberté et diversité caractérisent le recueil.
Le ton et l'atmosphère sont variés, depuis l'agressivité: "la Femme sauvage et la Petite Maîtresse", "Assommons les pauvres!", et le sarcasme: "Un plaisant", "le Chien et le Flacon", "le Galant tireur ", jusqu'au pathétique: "les Veuves", "le Vieux Saltimbanque"; ces différents aspects peuvent d'ailleurs cohabiter dans un même poème comme "les Yeux des pauvres". La plupart des pièces sont narratives, et certaines s'apparentent même à des contes : "Une mort héroïque", "la Corde", ou à des fables sataniques: "les Tentations, ou Éros, Plutus et la Gloire", "le Joueur généreux", alors que d'autres, qui se terminent parfois par une moralité: "la Fausse Monnaie", tiennent plutôt de l'exemplum médiéval: "les Dons des fées", "les Vocations". Les thèmes sont eux aussi variés mais quelques-uns dominent: le destin et le pouvoir du poète dans "le Confiteor de l'artiste", "la Chambre double", "le Fou et la Vénus", "les Foules", "Enivrez-vous", "les Fenêtres"; les exclus, tous ces êtres déshérités ou bizarres qui éveillent la compassion dans "le Désespoir de la vieille", "les Veuves", "le Vieux Saltimbanque", "le Gâteau", "Mademoiselle Bistouri"; le désir d'évasion dans "l'Étranger", "l'Invitation au voyage", "les Projets", "Déjà", "Any where out of the world"; la femme enfin, à la fois mystérieuse et dérisoire, fascinante et haïe dans "la Femme sauvage et la Petite-Maîtresse", "Un hémisphère dans une chevelure", "la Belle Dorothée", "le Galant tireur".

Ce recueil en prose s'inscrit dans la continuité de l'oeuvre en vers : "En somme, c'est encore les Fleurs du mal, mais avec beaucoup plus de liberté, et de détail et de raillerie", écrivait Baudelaire à J. Troublat le 19 février 1866. Certaines pièces du Spleen de Paris peuvent même apparaître comme des
doublets de poèmes des Fleurs du mal (l'exemple le plus frappant est celui de "l'Invitation au voyage", dans les deux ouvrages). L'expression "le Spleen de Paris" souligne cette filiation puisque le terme "spleen" sert de titre à la première section des Fleurs du mal, elle-même intitulée "Spleen et Idéal". L'ennui, l'angoisse, le sens aigu et douloureux du néant de toute chose, demeurent au centre de l'expérience baudelairienne. L'idéal est ailleurs, rêvé, entrevu, toujours inaccessible à l'homme prisonnier de la réalité mesquine et décevante. Perceptible pour le poète en quelques instants privilégiés, il fait de l'univers un spectacle réversible dont "la Chambre double" offre l'image symbolique. Dans ce poème en effet, la même chambre est d'abord décrite comme un lieu merveilleux - "chambre véritablement spirituelle", "chambre paradisiaque" - avant d'être rendue à sa dimension réelle de sordide "séjour de l'éternel ennui". La contemplation de la nature n'échappe pas à cette fatale réversibilité: "Grand délice que celui de noyer son regard dans l'immensité du ciel et de la mer! [...] / Et maintenant la profondeur du ciel me consterne; sa limpidité m'exaspère. L'insensibilité de la mer, l'immuabilité du spectacle, me révoltent... Ah! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau?" ("le Confiteor de l'artiste"). Ce pouvoir visionnaire mêlé à une extrême lucidité fonde l'intolérable frustration du poète et sa misanthropie souvent cruelle, le choix du mal n'étant que l'envers d'un désespoir. Ainsi, alors que dans maints poèmes du Spleen de Paris le poète fraternise avec les déshérités, il fait preuve, dans "le Mauvais Vitrier", d'"une haine aussi soudaine que despotique" à l'égard d'un "pauvre homme": il détruit méchamment la marchandise d'un vitrier
ambulant parce que celui-ci ne possède que des "verres de couleur", c'est-à-dire des "vitres qui [font] voir la vie en beau".

Poème : Amour Quand tu nous tiens

Par : Med Riahi 
Casey Childs : Amour quand tu nous tiens

L'amour arrive par hasard 
Par attention, par curiosité 
C'est d'abord un regard 
Une attirance, une beauté.
💝
L'esprit au fond de lui-même 
Cherche réellement beaucoup
Et puis l'âme aime,et on l'aime
Par désir, par envie, par goût.
💙
On va vers l'autre,on l'invite
A partager quelques instants 
Et puis on s'habitue très vite
Comme de petits enfants.
💚
La pudeur ne sait commencer
Nous échangerons des mots
On les redit sans y penser
Et c'est vraiment très beau.
💛
Quand passe la timidité 
Sincère devient la relation
A ce sentiment, la félicité
Donnera à la vie raison.
💜
Tous droits réservés 
© Riahi Mohamed
 Janv 2017

La fête de l'âme :

Par : H. Hijazi
La fête de l'âme
La fête de l'âme
Comment dénier ton amour gemmé
Après cette épouvantable
Traversée du désert
Où j’étais proie 
À un sphinx mythique? 
Comment néantiser
Tes passions d’enfer
Collées sur le visage pâle de la mer? 
Tends donc ta main
Voici la mienne
Arrache ton lis fleurdelisé
De mon cœur affligé
Brûle tous les mots insensés, inédits
Par cette voie jaillissant de tes yeux !
Je ne suis pas un caméléon
Mais un aventurier amoureux
N’ayant qu’un poème, qu’un viatique
Comment renier ton vin saint
Et partir loin très loin de nos prairies
Florissantes d’iris, de liseron ?
Comment planer, caresser ton espace
Rester à jamais esclave de tes caprices?
Moi, je ne suis pas incrédule.
Je continue à croire
Au soleil, à la lune
À cajoler l’amertume de la vie
Mais cette métamorphose factice
M’assiège d’idées impérieuses.
Malgré toutes les peines
Je ne peux renoncer à ton amour
Je continue à chatouiller ton corps
Par cette rosée dorée,
À contempler les vibrations
De ta voix euphorique
A créer de nouveau
Nos plantes ratatinées
Préludant à des 
Frissons foudroyants.
Comment dérober 
Le secret de nos nuits
Le jeter aux jours évanouis ?
Comment ravir nos rêves féeriques
N’ayant vu la lumière qu’à peine?
Réponds à mes questions étonnées,
À mon encre ruisselante !
Fêtons l’envie fiévreuse !
Sois ma loi
Pour la première fois
Pour la dernière fois !
Moi je n’ai plus rien à te donner
Mon sourire est flétri
Je n’ai qu’un souvenir exclu
Un hurlement de plaisir inexaucé
Prière réponds à mes gémissements, 
À mon cri qui déchire la nuit
Fêtons l’envie pendue
Sois ma loi
Pour la première fois
Pour la dernière fois! !
***
Copyright © Hassan Hijazi 
Maroc 2017

Poème du jour : Tulipe 

Par : Wafae Abid 

La silhouette d’une Tulipe 
Fléchit sous les lames de l’Adieu 
Son écharpe nuancée 
Protège les creux de son corps 
Sa conscience trouée 
Insouciantes 
Les bribes des ombres 
Parcourent les escaliers 
Leurs balbutiements serrent 
La poudre mouillée du sol 
Quelle est la vertu de l'eau 
Devant une chair rude 
Une métaphore ineffable 
La mort...!
Le cadavre muet
Murmure le refrain de la Mariée
Le démon des fausses joies
Vole les roses qui dosent
Le souffle des absorbés.
Tulipe par : Wafae Abid

Commentaire :

Commençons notre commentaire d’aujourd’hui par souhaiter à notre poétesse tous nos vœux de bonheur à l’occasion de son mariage puis entrons tout de suite dans le vif du sujet. Comme tous les poèmes précédents de cette auteure (Fantômes ombrés, Réincarnation...), celui-ci se distingue par la condensation extrême des sens, résultant de réduction de la quantité verbale au profit des connotations et des sens seconds.

Cette stratégie stylistique a permis de générer délibérément un texte ambivalent qui se prête à de différentes interprétations dont deux qui semblent les plus proches de la vérité, si vérité y est. Roland Barthes n’a-t-il pas, en effet, récusé dans son fameux ouvrage Critique et vérité l’existence de vérités dans un texte littéraire ? La lecture de ce poème va , à notre avis, et sans prendre en considération que ce que dit le texte, dans deux directions possibles : la première est qu’il y s’agit d’une tulipe réelle que l’auteure aurait personnifiée dans un but métaphorique pur, tandis que la seconde est que la tulipe n’est qu’un comparant dont le comparé est une personne de sexe féminin (écharpe nuancée- son corps- sa conscience). Et c’est dans cette ambiguïté que réside tout le charme du poème, car quel que soit le sens que tu choisis, tu rencontres, au fur et à mesure que tu avances, une floraison d’images qui se succèdent jusqu’à l’ultime vers et dont aucune ne contredit ton interprétation de départ. Ceci concerne la construction globale du texte.

Quant au niveau des détails, les connotations qui grouillent à chaque pas suscitent un flot d’émotions contradictoires :d’un côté une sensation triste ou macabre (les lames de l’Adieu - fausses joies- la mort - le cadavre - le démon vole les roses ) et de l’autre une impression de sécurité et de confiance (son écharpe nuancée protège les creux de son corps - murmure le refrain de la Mariée ).

Sur le plan du rythme, la poétesse a misé, dès le début, sur la rythme interne par l’usage de l’asyndète en évitant toute conjonction de coordination, ce qui a écarté tout besoin de rimer les vers. Un poème concis et hautement poétisé. Bravo Wafae !

Poème : Mariage forcé 

Poésie d'un Mariage Forcé

Quel est mon crime dites moi ,celui de l'aimer
celui de l'avoir choisi par moi même,
de vouloir l' épouser contre votre gré,?
Dites moi quel mal y a t 'il à ca Dites moi?
Vous dites ici ça n'se fait pas ,c'est comme ca
tu dois prendre celui qu'on te donne
en l'aimant lui tu nous déshonores
t'es une moins que rien c'est tout.
💍
Réfléchis t'obeis, nous on a choisi
Choisi celui qu'il te faut, qui te fera femme
tu lui donneras des enfants c'est ca la loi.
Mais moi ,moi je veux pas c'est mon droit
c'est mon choix ,c'est lui que j'aime
qui es ma vie ,qu'importe qu'il vous déplaise.
💍
Vous dites méfies toi ,tu sais ce qui t'attend
pense à ta mère et réfléchis , Quitte le
Renonce à lui et ne céde pas , Ton promis est là 
il t'attend , Tu verras: tu vas t'y faire et tu s'ras bien
on ne te demande pas de l'aimer ;mais qui sait?
un jour peut être ça se fera, l'amour viendra.
💍
Promettez moi les flammes de l'enfer ,ma fin de vie
sur terre ,la lapidation ou la mort par mes frères
je n'cédrerai pas, Je l'aime lui c'est tout
je ne veux pas de votre mari ,pas de celui la
je veux celui que j'aime ,De ce mariage forcé
je ne veux pas , car cet homme je n'l'aime pas
Si c'est un crime de choisir ,si c'est un crime de l'aimer
si je mérites d'être punie parce que je vous ai offensé
alors punissez moi,ou tuez moi, la mort sera mieux
que vivre loin de lui pour être la chose de cet homme la.
💍
mais toi mon père qui dit m'aimer et toi ma mère qui dit aussi
et vous mes frères ,vous mes amis sur ma tête je le dis
devant les hommes et devant Dieu, d'un autre que lui
je ne veux pas ;car de l'aimer c'est mon droit,c'est mon choix.

Copyright © Regine Brulin

❝ Gaëtan Faucer ❞
Dramaturge, poète et nouvelliste.
( Bruxelles 1975 )
Gaëtan Faucer : dramaturge et poète
Gaëtan Faucer
1. L'auteur écrit des tonnes pour être publié en grammes.
2. La culture, c'est l'expression du vivant.
3. Sartre a écrit les Mains sales de ses propres mains.
4. Le poète a souvent des maux de pieds.
5. Le verre à pied... tout un poème.
6. Paradoxalement, les plumes légères ne volent pas haut !
7. Le poète écrivit sur du papier de vers... ce dernier y laissa sa plume !
8. Certaines pensées se couchent sur du papier et ne se relèvent jamais.
9. Après avoir écrit le Banquet, Platon eut une indigestion.
10. Quelle déconvenue pour un poète de terminer rongé par ses vers !
11. Pour un écrivain, la prolixité c'est déjà assurer un minimum.
12. C'est en lisant dans le train que j'ai appris à passer d'une ligne à l'autre.
13. Pour l'auteur : quand les vers ne viennent pas, il ne faut pas en faire un drame. 
14. Sage est celui qui ose se contredire.
15. Pour cacher la vérité il faut la rendre grotesque.
16. Après un bref passage sur terre, nous vivons éternellement... morts.
17. La vie n'est pas un jeu de carte, pourtant on y cherche tous un cœur.
18. L'unique moyen d'avancer sereinement est de ne rien attendre de personne.
19. La vie est une parenthèse du néant.
20. L'homme moderne pense avec un demi cerveau et agit sans l'aide de ce dernier.

Lily Nom

Dans ma boîte pour tout ranger il y a...

La clef de mon carnet
Qui renferme mes secrets
Une peluche toute douce
En forme de petit ours
Une carte postale de l'Ile de Ré
Elle finira par s'abîmer
Un trèfle à quatre feuilles ramassé
Lors d'une balade en forêt
🌈
Dans ma boîte pour tout ranger il y a...
Un porte clé rigolo
En forme d'oiseau
Un sac à mains doré
Avec qui je dansais toute la soirée
Un manuel de français
A quoi bon le garder
Des escarpins usés
Je ne peux plus les porter
🌈
Dans ma boîte pour tout ranger il y a...
Un dessin coloré
Je me demandais où il était
Un vernis rose bonbon
Sortant de la poche de mon blouson
Un livre rempli de pages
Pour aller à la plage
Croûtes de pizza et peaux d'orange
Il faut vraiment que je range !
🌈
Copyright © Lily-Rose 11 ans
France 2017

Austin Jack

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