L'amour, c'est le cri de l'aurore, l'amour c'est l'hymne de la nuit. Qu'elle est belle la poésie quand nos poètes nous parlent d'amour. De Victor Hugo, Louis Aragon, Paul Verlaine à Charles Baudelaire, découvrez leurs meilleurs poèmes d'amour.

Poésie & Poèmes d'amour Français :

Ici, Les poèmes d'amour les plus célèbres
Poètes romantiques français
De merveilleux poèmes de Victor Hugo, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Germain Nouveau, Charles Cros et de Jean-Claude Brinette.

Sommaire :


Les poètes français :

Vous aurez la possibilité de lire toute la biographie de nos plus grands poètes en visitant des sites consacrés à leur vie et leur parcours.
  • Victor-Marie Hugo dit Victor Hugo, considéré comme l'un des plus importants poètes et écrivains de tous les temps, est né à Besançon en 1802.
  • Charles Baudelaire, poète controversé et violemment attaqué de son vivant, a été salué après sa mort comme "le vrai Dieu" par Arthur Rimbaud.
  • Anna de Noailles, poétesse française, est la première femme devenue commandeur de la Légion d'honneur et fut honorée par l'Académie française.
  • Louis Aragon, poète majeur du vingtième siècle, romancier et écrivain français, fut l'un des créateurs du dadaïsme parisien et du surréalisme.
  • Voltaire : Poète, écrivain et philosophe français, François Marie Arouet, dit Voltaire a marqué notre histoire littéraire au XVIIIe siècle.
  • Paul Marie Verlaine, poète des clairs-obscurs, est à la base de la notion des "poètes maudits" qui désigne ainsi les hommes incompris.
  • Germain Nouveau est un poète français né dans le Var en 1851 et dont l'oeuvre, profondément mystique, fut admirée par les surréalistes.
  • Charles Cros est le fils d'un instituteur de Narbonne. Charles Hortensius Emile Cros est né en 1842 à Fabrezan, dans l'Aude.
  • Jean-Claude Brinette : Poète contemporain et ancien religieux, J.-C. Brinette est l'auteur des poèmes L'art d'aimer et de L'effet d'un sourire.

Les plus beaux poèmes français sur l'amour :

Que c'est beau la poésie quand nos poètes nous parlent d'amour ! Nous vous présentons, dans ce recueil de poésie française, les plus beaux poèmes français sur le thème de l'amour.

1. Les femmes sont sur la terre...


Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L'univers est un mystère
Que commente leur baiser.

C'est l'amour qui, pour ceinture,
A l'onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N'est, au fond, que l'ornement.

Tout ce qui brille, offre à l'âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n'avait fait la femme,
Il n'aurait pas fait la fleur.

A quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;

Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.

Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,

Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N'est plus que la maladie
D'une bête dans la nuit.
Les femmes sont sur la terre de Victor HUGO : un magnifique hommage aux femmes
Victor HUGO : Les femmes sont sur la terre

2. Les bijoux :

Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Les fleurs du mal

La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !

Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !

3. Je ne veux plus aimer que ma mère Marie :

Paul Verlaine (1844-1896)

Recueil : Sagesse

Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.
Tous les autres amours sont de commandement.
Nécessaires qu'ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux coeurs qui l'ont chérie.

C'est pour Elle qu'il faut chérir mes ennemis,
C'est par Elle que j'ai voué ce sacrifice,
Et la douceur de coeur et le zèle au service,
Comme je la priais, Elle les a permis ...

C'est par Elle que j'ai voulu de ces chagrins,
C'est pour Elle que j'ai mon cœur dans les Cinq Plaies,
Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies,
Comme je l'invoquais, Elle en ceignit mes reins.

Je ne veux plus penser qu'à ma mère Marie,
Siège, de la Sagesse et source des pardons,
Mère de France aussi, de qui nous attendons
Inébranlablement l'honneur de la patrie.

Marie Immaculée, amour essentiel,
Logique de la foi cordiale et vivace,
En vous aimant qu'est-il de bon que je ne fasse,
En vous aimant du seul amour, Porte du ciel ?

4. Soir :

Charles Cros (1842-1888)

Recueil : Le coffret de santal

Je viens de voir ma bien-aimée
Et vais au hasard, sans desseins,
La bouche encor tout embaumée
Du tiède contact de ses seins.

Mes yeux voient à travers le voile
Qu'y laisse le plaisir récent,
Dans chaque lanterne une étoile,
Un ami dans chaque passant.

Chauves-souris disséminées,
Mes tristesses s'en vont en l'air
Se cacher par les cheminées.
Noires, sur le couchant vert-clair.

Le gaz s'allume aux étalages...
Moi, je crois, au lieu du trottoir,
Fouler sous mes pieds les nuages
Ou les tapis de son boudoir.

Car elle suit mes courses folles,
Et le vent vient me caresser
Avec le son de ses paroles
Et le parfum de son baiser.

5. Une allée du Luxembourg :

Gérard de Nerval (1808-1855)

Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.

C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait !

Mais non, - ma jeunesse est finie...
Adieu, doux rayon qui m'as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, - il a fui !

6. Plaisir d'amour :

Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794)

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.

J'ai tout quitté pour l'ingrate Sylvie,
Elle me quitte et prend un autre amant.
Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.

Tant que cette eau coulera doucement
Vers ce ruisseau qui borde la prairie,
Je t'aimerai, me répétait Sylvie ;
L'eau coule encor, elle a changé pourtant !

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.

7. Air :

Jean de La Fontaine (1621-1695)

Tout l'univers obéit à l'amour ;
Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.
Les autres Dieux à ce Dieu font la cour,
Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.
Des jeunes coeurs c'est le suprême bien :
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

Sans cet amour, tant d'objets ravissants,
Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines,
N'ont point d'appas qui ne soient languissants,
Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines,
Des jeunes coeurs c'est le suprême bien :
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

8. Sonnet de Philis :

Honoré d'Urfé (1567-1625)

L'amour ne brûle plus, ou bien il brûle en vain ;
Son carquois est perdu, ses flèches sont froissées,
Il a ses dards rompus, leurs pointes émoussées,
Et son arc sans vertu demeure dans sa main.

Ou, sans plus être Archer d'un métier incertain,
Il se laisse emporter à plus hautes pensées,
Ou ses flèches ne sont en nos coeurs adressées,
Ou bien, au lieu d'amour, nous blessent de dédain.

Ou bien, s'il fait aimer, aimer c'est autre chose
Que ce n'était jadis, et les lois qu'il propose
Sont contraires aux lois qu'il nous donnait à tous.

Car aimer et haïr, c'est maintenant le même,
Puisque pour bien aimer il faut être jaloux.
Que si l'on aime ainsi, je ne veux plus qu'on m'aime.

9. A George Sand :

Alfred de Musset (1810-1857)

Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées,
Bel ange aux yeux d'azur, aux paupières voilées,
Amour, mon bien suprême, et que j'avais perdu !
J'ai cru, pendant trois ans, te vaincre et te maudire,
Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire,
Au chevet de mon lit, te voilà revenu.

Eh bien, deux mots de toi m'ont fait le roi du monde,
Mets la main sur mon cœur, sa blessure est profonde ;
Élargis-la, bel ange, et qu'il en soit brisé !
Jamais amant aimé, mourant sur sa maîtresse,
N'a sur des yeux plus noirs bu la céleste ivresse,
Nul sur un plus beau front ne t'a jamais baisé !

10. Elle est gaie et pensive ; elle nous fait songer :

Victor Hugo (1802-1885)

Elle est gaie et pensive ; elle nous fait songer
À tout ce qui reluit malgré de sombres voiles,
Aux bois pleins de rayons, aux nuits pleines d'étoiles.
L'esprit en la voyant s'en va je ne sais où.
Elle a tout ce qui peut rendre un pauvre homme fou.
Tantôt c'est un enfant, tantôt c'est une reine.
Hélas ! quelle beauté radieuse et sereine !

Elle a de fiers dédains, de charmantes faveurs,
Un regard doux et bleu sous de longs cils rêveurs,
L'innocence, et l'amour qui sans tristesse encore
Flotte empreint sur son front comme une vague aurore,
Et puis je ne sais quoi de calme et de vainqueur !
Et le ciel dans ses yeux met l'enfer dans mon cœur !

Que j'ai sur votre vie un empire suprême, que vous ne respiriez qu'autant que je vous aime ?
Citation de Jean Racine

Poème : Tu n'as pas su me dire : 

Je t'aime à en pleurer mon amour
Un poème de Marie F Gobé

Je t'aime plus que les mots ne peuvent le dire 
Je t'aime à en pleurer - Cet Amour ne peut mourir 
Comme la rose a besoin d'eau - J'ai besoin de Toi 
Tu m'avais dit les mots les plus doux qu'on ne dit qu'une seule fois

Cet Amour tourbillonne tel un cyclone dans mes pensées 
Cet Amour est pour moi un combat sur cette mer démontée 
Je t'avais donné mon cœur - mon corps et mon âme 
Désormais je suis seule dans cet océan où je rame

Tu as refermé la porte de ton cœur sur tous nos chagrins 
TU N'AS PAS SU ME DIRE - Tu as lâché ma main 
Comme une pluie d'été - mes larmes ont coulé

Il me reste à parler - à parler dans le vent 
Souffrir dans le temps et éternellement 
Mes larmes en éruption coulent sur mon visage 
Angoisse - Désillusion - ce n'était qu'un mirage

Pourquoi se séparer quand on se dit S'aimer 
Pourquoi se quitter avant que tout n'ait commencé 
Mais la distance est là et tu as décidé 
Mieux pour tous les deux, qu'il fallait arrêter

Peut-on oublier celui qu'on a aimé 
Peut-on oublier tous ces moments partagés 
Peut-on ignorer ces nuits de solitude - ce Silence 
Et tout ce désespoir - ces instants de souffrance

Désormais j'ai perdu le sens de ma vie 
D'avoir vécu l'illusion d'une grande folie 
Je craque de douleur - mon esprit déraisonne 
Sur cette route tout mon corps m'abandonne

Et si je quittais le tourbillon de la vie 
Sous un ciel gris - loin des tourments d'aujourd'hui 
Ce monde Virtuel est Menteur et Cruel 
Plein de faux-semblants - Pire que la vie réelle.

Vidéo-poésie :



Image triste
Tu n'as pas su me dire
©️ Marie France Roger Gobé

Fou d'amour :

C'est quoi l'amour fou ?
Fou d'amour... 
Je l'imagine assise, seule dans le coin d'une pièce, fixant la lettre que je viens de lui envoyer. Je conçois dans ma tête des images que j'observe du coin de l'œil à l'affût de la moindre de ses réactions. Je la vois plonger son regard dans les lignes dessinées à l'encre de la machine. Un bouquet de mots au parfum enivrant, pour décrire ce monde merveilleux auquel je tiens tant. Je désire profondément être l’architecte de son cœur.

Construire avec elle une relation d'amour indestructible, déboulonner l’univers pour lui cueillir une à une les étoiles. Visser le soleil pour qu’il la flatte à jamais. Dépoussiérer les nuages de ses craintes, donner à sa vie les couleurs de l'arc-en-ciel. La lune n’a qu’à bien se tenir, elle sera sienne si elle le désire... Une exquise existence, existant enlacée dans le temps. Un espace vide où je me tiens immobile, comme un tigre à l’affût de sa proie. Je la vois devant moi, en émoi depuis des mois que je suis, quand je lui envoie mille baisers. Je la prends dans mes bras pour lui dire un, je t'aime, je la serre contre mon cœur pour la protéger. Je vole au secours de son âme venue à ma rencontre. D'un geste et d’une parole, d'un souffle, je pénètre ses pensées. Je ressens dans mon fort intérieur l'agitation de son corps, une vague qui divague sur l'océan de mes émotions. Les siennes venant se mélanger aux miennes dans une valse infernale, je surfe sur les crêtes majestueuses d'écumes blanches de ses peurs. Tel un funambule, j'avance à petit pas. Je dompte le vide de son avenir afin de le rendre radieux. Lui donner l'éclat d'un printemps, qu’il soit la plus belle des fleurs pollinisant mon cœur d'une douceur infinie...  Bien avant de voir son corps, j'ai regardé sa façon d'être, de marcher, de s’exprimer. Bien avant de voir ses fesses se déhancher dans une danse enivrante de désirs charnels ; ses seins se dresser, hypnotisant mon regard à la vue de tant de beauté ; ses courbes se dessiner dans le bleu du ciel, sa chevelure baignant dans les rayons du soleil... J'ai vu dans sa poitrine un cœur plein de générosité et de compassion. Bien avant de lui claquer la bise, j'ai ressenti sa façon d'embrasser, d'aimer. Bien avant de voir sa silhouette sensuelle, le moule parfait où planter ma semence, j'ai senti qu’elle était celle que mon cœur faisait vibrer. De par son allure et ses paroles, je l'ai senti Femme pour bâtir avec moi une relation au-delà de l’entendement.

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Je suis tombé amoureux de la sensualité et de la bonté de son âme, pas de la vanité de son corps ni de ses formes. Bien que... Je ne peux m’empêcher de savourer du regard à chacune de nos rencontres la courbure de ses reins.

Des pieds à la tête tout son être dégage un charme irrésistible, offrant à mes yeux la manifestation de mes fantasmes les plus fous. Sa simplicité et son élégance naturelle, une grâce faite d'harmonie d'aisance et de légèreté ; mais aussi de détermination, transporte et transforme mon âme en un prédateur fougueux. Je suis un pillard de sentiments. C'est à travers des larmes que je l'imagine penser à moi, des larmes, mais aussi de la joie. La tristesse l'emportant parfois dans une douce mélancolie à la lecture de mes mots ; versant une perle de bonheur quand les souvenirs du temps passé ensemble resurgissent de la brume de son cerveau. Un cocktail d’émotions venant toucher ma sensibilité. Je suis un hyper sensible et je ressens chacun de ses troubles comme s'ils étaient les miens. Dorénavant, je les aime et je les accepte, car ils me font vibrer. Ils me font vibrer au son de l'amour que je nourris d'audacieuses pensées. Celles de passer un instant avec elle, que ce soit une heure ou une vie, il est un rêve que je souhaite réaliser. Et peu importe ce qu'elle en pensera, la vie est un jeu de miroirs se réfléchissant dans mon quotidien et seul avec mes émotions, je suis au centre de toutes leurs attentions. J'apprends à maîtriser ma peur, mais son pouvoir est puissant et je comprends la faiblesse des hommes quand elle se présente à eux, dans une situation qu'il n'envisageait pas.

Une agitation que nous bloquons d'un coup de clic avec nos croyances du moment, celles d'une morale à toutes épreuves née d'une société matérialiste, de souvenirs dévastateurs menant à une souffrance parfois insupportable. L'amour ne se bloque pas, nous en avons aujourd'hui la preuve avec les réseaux sociaux. C'est notre corps qui fait barrage, pas notre esprit. L'amour est une énergie plus puissante que la peur, il est le pouvoir suprême de toutes créations. Celui de dévoiler la vérité à l’homme sans aucun jugement. Mes émotions révèlent mon angoisse autant qu’une perceptible exaltation, elles se mélangent dans une confusion gigantesque, un tourbillon dans mes pensées ne reflétant que la couche externe de mon être. Un costume aux multiples facettes, aux couleurs de mon éducation, cousu à grand renfort de certitudes. Quand je la vois, je perçois sa véritable essence, un vent puissant me traversant, laissant un trou béant ou l'amour jaillit telle la lave d'un volcan en éruption. M'emportant dans sa chaleur, la fusion de son énergie avec celle de mon cœur m'en fait perdre la raison. Alors je laisse mes sentiments m'emmener au plus profond de moi à la rencontre de la quintessence de mon être. Je sens dans mon fort intérieur tous ses bouleversements comme une délivrance, je ressens couler dans mes veines l'extrait le plus concentré, la partie la plus subtile de ma propre substance. Elle me pénètre par tous les pores de la peau, une lumière flamboyante me transportant dans un état proche de la démence. À ce moment-là, je sais que j'ai rencontré la Femme de mes rêves. Elle se tient devant moi telle une déesse sortie tout droit de la mythologie : Hécate,

Ishtar ou Athéna ou peut-être même les trois à la fois ; et d'un coup de scalpel par une parole me renvoies à la source de mes maux. Elle m'ouvre la conscience comme un sorcier vaudou éviscérerai une volaille pour lui en arracher le cœur, afin d'offrir au dieu tout-puissant l'objet de mes désirs. Alors je fais appel à la puissance de ma foi pour faire voler en éclats toutes ses croyances. Par l'ardeur de mes pensées, je nourris le feu du verbe s'échappant de mon cœur, il s'envole sans jamais se consumer : aimer, aimer, aimer ! Quoiqu'il arrive toujours aimer. Alors je m’accroche aux étoiles, illuminant notre ciel d'un amour éternel. Un voile enlaçant mon imaginaire, le rendant encore plus léger que le vent. Aller plus haut, encore plus haut, toujours plus haut pour ne jamais redescendre et rester à tout jamais dans cet écrin de soi. Avec toi !

©️ Par : Palos Marc

Poème : Je n'ai plus le cœur a t'aimer 

✐ Un poème de Marie F. Gobé

Depuis  le  premier  jour,  j’ai  su que  je  t’aimais
Et si  je  te  perds,  dans mes  larmes je  me noierai
Très  souvent  ton Nom  j’ai  mis dans  mes  prières
Pour  un  Amour fou  -  contre la terre entière

Après  ce  triste  réveil   -  Cette  déception  amère
Cet  océan  qui  nous  sépare  efface  les  repères
Mon  cœur  blessé – perdu  dans  ce  monde  insensé
Se  meurt  sans  Toi  et je  me  sens  condamnée

Je t’aimais  jusqu’à me  crever  le  cœur
Ne  me  reste  désormais  ni  fierté  ni  pudeur
Saches  que  malgré  le  temps  qui  passe  et efface tout
Il   me  reste de toi  ce  souvenir précieux et  doux

Oublies  moi  - j’essaierai  de  ne  plus  penser à  Toi
Vas sans  moi  - Ma  vie n’a plus  de place pour Toi
Restes  loin de  moi  -  Ton cœur  est  vide de chaleur
Je ne te hais point  – je veux juste  un  peu  de bonheur

Eloignes  toi  -Je veux  oublier  ton  visage
Je sais que  pour  toi  j’ai  toujours  été  trop  sage
Je me sauve – Mes pensées vers toi  ne  voguent  plus
Et détruis moi  si  tes sentiments pour  moi  se sont  tus

Tu peux m’oublier  si  tu  crois que c’est  mieux
Et m’achever  si  les larmes  te  coulent  des yeux
Quant à  moi  -  Jamais  je ne  t’oublierai  
Mon cœur est abîmé  - Comment  te pardonner

Sans  cet  Amour que  je  croyais  éternel
Je  suis  une  ombre  que  l’on ne  voit  pas
Cette  solitude n’est  qu’un  chemin  cruel
Seule - Toute  seule -  jusqu’au  bout  de  moi

Copyright  MF.Gobé  6/19

poème : je n'ai plus le cœur a t'aimer
Je n'ai plus le Cœur a t'Aimer

Citations manie :

Citation : bonne manière
Citations manière
Jamais, pour s'agrandir, voit-on dans sa manie Un tigre en factions partager l'Hyrcanie ?
Nicolas Boileau 
Le sentiment d'une perception n'est que l'être pensant existant d'une certaine manière
BONNET 
Il avait ajouté qu'il s'arrangerait de manière que l'oeil de l'obus ne se retournerait pas dans la pièce
François ANDRÉOSSY 
Il y a deux manières d'être malheureux: ou désirer ce que l'on n'a pas, ou posséder ce que l'on désirait.
Pierre Louÿs 
Il a la politesse du coeur, bien supérieure à celle des manières.
abbé Jean-Jacques Barthélemy 
Il y a si loin de la manière dont on vit à celle donc on devrait vivre, que celui qui tient pour réel et pour vrai ce qui devrait l'être sans doute, mais ...
Nicolas Machiavel 
La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent.
Anthelme Brillat-Savarin 
Le sacrilège, la seule manière que les impies ont encore d'être dévots.
Marcel Jouhandeau 
Il n'y a au monde que deux manières de s'élever, ou par sa propre industrie, ou par l'imbécillité des autres.
Jean de La Bruyère 
L'idéal est une manière de bouder.
Paul Valéry 
Il n'y eut jamais de plus basse sophistiquerie que la manière dont il s'y prend pour justifier ce reproche
Antoine ARNAULD 
Cooins sont de diverses manieres : si com douc et aigre ; li douc sont froit et sec
ALEBRAND 
Votre correspondance a commencé d'une manière à me la rendre à jamais intéressante
Jean Jacques ROUSSEAU 
La grandeur des portées dépend de la manière plus ou moins exacte avec laquelle la bombe est attachée à la bouche du canon
François ANDRÉOSSY 
Il a une facilité merveilleuse à manier l'ironie
Nicolas Boileau 
Elle le pria d'interposer son crédit pour engager le Huron à se faire baptiser de la même manière que les Bretons
François Marie Arouet, dit Voltaire 
Il [le vers alcmanien] renferme les quatre premiers pieds de l'hexamètre ; le dernier est toujours un dactyle
Jules Etienne Joseph QUICHERAT 
Elles [les pies] commencèrent à caneter d'une manière si bruyante
Alain-René LESAGE 
Elle tourna son attention sur la manière de faire exécuter l'édit de Poitiers
Bernardin Anquetil, dit abbé Anquetil ANQUETIL 
Ils n'étaient plus apprentis à manier les armes
Claude Favre, baron de Pérouges, seigneur VAUGELAS

Dictionnaire des citations sur manière :

La manière d'obéir fait le mérite de l'obéissance.
Citation de Chevalier de Méré ; Maximes, sentences et réflexions, 306 - 1687.
On aime à blâmer les vices que l'on n'a point, parce que c'est une manière tacite de se louer.
Citation de Jean-Benjamin de Laborde ; Pensées et maximes - 1802.
Tel croit haïr la flatterie qui ne hait que la manière dont on le flatte.
Citation de Jean-Benjamin de Laborde ; Pensées et maximes - 1802.
Les méchants envient et haïssent ; c'est leur manière d'admirer.
Citation de Victor Hugo ; Post-scriptum de ma vie - 1901.
C'est à la manière de se venger qu'on reconnaît l'homme.
Citation de Louis Dumur ; Petits aphorismes sur la vengeance - 1892.
L'amour, c'est une manière de vivre : Cela ne signifie pas vivre avec plus ou moins de luxe ou de confort : il s'agit de l'accord des deux caractères, de l'entente physique, de l'harmonie spirituelle, des goûts communs, du sens du couple substitué à celui de l'individu.
Citation de Marcelle Auclair ; Connaissance de l'amour - 1960. 
L'intuition n'est qu'une manière de rejoindre la vérité par une autre route.
Citation de Robert Sabatier ; Le livre de la déraison souriante - 1991. 
L'amour, c'est l'idée qu'on s'en fait ; chacun le pratique à sa manière.
Citation de Georges Courteline ; Ah ! Jeunesse ! (1894) 
La fidélité aux morts est la meilleure manière d'insulter la vie.
Citation de Jean Rostand ; Pensées d'un biologiste - 1954. 
Ce sont les belles manières qui distinguent l'honnête homme.
Citation de Voltaire ; Dictionnaire philosophique - 1764. 
L'honnêteté est une manière d'agir suivant les lois de la pudeur.
Citation de Voltaire ; Dictionnaire philosophique - 1764. 
C'est dans la manière d'agir et de se comporter que réside toute la difficulté.
Citation de Confucius ; Le Lun Yu ou les entretiens philosophiques - VIe s. av. J.-C. 
II faut se rendre aimable par des manières faciles, par des paroles gracieuses et des bienfaits.
Citation de Baltasar Gracian ; Le héros - 1637. 
Les mauvaises manières ne sont dures que la première fois.
Citation de Montesquieu ; Pensées diverses (1717-1755) 
Il y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur.
Citation de Charles Baudelaire ; Salon de 1846. 
La bêtise a deux manières d'être : elle se tait ou elle parle.
Citation d'Honoré de Balzac ; Pierrette - 1840. 

⭐ Citations à lire :

À consulter : Citations classées par thèmes - Verbes.

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