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Articles

Affichage des articles du juin, 2015

Nomades, sont mes yeux

Poème du jours : Nomades, sont mes yeux Par :Arezki Hatem 
Nomades, sont mes yeux Sur la folia de velum très fin, Roi d’entre les parchemins, Où les mots sont brodés  Dans la soie, relique de  La perle d’orient, Ornant dans un jadis fleurissant  Le corps rebelle d’Ipomée ,  Reine de toutes les passions. Nomades, sont mes yeux Dans le ciel vierge d’aout, Dans la mer timidement contrite de mai, Dans la liberté d’un cheval  Galopant les talents nus  Vers son jumeau en rut, Prés de pistils et d’étamines  Libertins sous le ciel de juin. Nomades sont mes yeux  Ici et là, dans les prés et au-loin… L’auteur de ce poème y aborde la question très importante du regard du poète, le vrai, qui ,selon une croyance très ancienne chez les peuples dont la tradition poétique est millénaire et prospère comme ceux du Croissant fertile ( du Nil à l’Euphrate), diffère aussi bien sensiblement que structurellement de celui de l’homme commun, du fait qu’il voit ce que ne voit pas les autres, surtout pendant le moment crucial et…

À la lumière des chandelles

Poème du jour : À la lumière des chandelles Par : Patricia Royet 
Dans la maison blanche,  Que chaque printemps nourrit,  En senteurs et joliment fleurie,  Les roses pleurent,  La poésie d'une couleur,  En ce dimanche matin,  Pas de bleu,  Pas de soleil,  La triste brume a caché,  La douceur du ciel, Une flamme s'envole,  La pluie se met à tomber,  Une lumière s'éteint,  Il est dix heures vingt, Dans la chambre aux volets clos,  Quatre-vingt-deux ans de souvenirs retrouvent l'éternel, En effleurant la poussière de vieux rideaux,  Allongée sur le lit,  Belle âme en repos, Éclairée par des chandelles,  Mamie Louise s'est endormie, Dans sa main fragile,  Une photo jaunie,  Contre sa poitrine,  Le sourire de Lucien,  Pour l'éternité,  Elle rejoint.  Voici un poème qui s’inscrit parfaitement dans la lignée tragique, en réunissant l’Amour, l’un des plus forts liens d’attache à ce bas-monde et la Mort qui est la négation même de la vie .Néanmoins, cette dualité, qui est dans son essence opposit…

Parlons d'Amour

Poème : Parlant d'Amour Bon alors... Et tout d'abord,
Parlons d'Amour ... L'Amour qui dure  Et pour toujours  L'Amour qui, pour de vrai  Donne et crée  L'Amour qui franchit les Monts  L’Amour des purs Amants  Et grandit tout en fleur  Et coule doucement  D’Aval en Amont..
Parlons d'Amour.. L’Amour qui défit tous les Temps  Qui se sent en présent  Et demeure en absent  Qui ne change et remonte  Ne dérange ni descend  L’Amour fleurissant  Donne naissance au Bonheur  Qui germe en Honneur..

Parlons d'Amour.. L’Amour qui parcourt tous les Temps  L’Amour aussi grand, aussi beau  L’Amour jamais vieux  Ne distingue, ni choisit, Et n’écarte aucun cas  L’Amour des Valeurs  L’Amour qui, comme l’Odeur, De Cœur, il passe, en Cœur..
Parlons d'Amour.. L’Amour sans chagrins  L’Amour sans les freins  L’Amour qui ne connait, Ni Corps, ni Couleurs. L’Amour de toutes les Langues.
Parlons d'Amour.. L’Amour de chez soi, L’Amour de tous les Rois. L’Amour des Pauvres, L’Amour des Riches. L’Amour des Palais, L’A…

Tout s’achète tout se vend

N’en déplaise aux poètes  Tout s’achète tout se vend  N’en déplaise aux biens pensants
Si tu paies comptant  T’auras un gouvernement  Pas question de crédit  La mort à un prix
Tout se vend tout s’achète  N’en déplaise aux poètes  Tout s’achète tout se vend   N’en déplaise aux biens pensants
Tout est à vendre  Tout est à prendre  De l’enfant innocent  A mr. Le président
Refrain Si tu fais miroite r Des petits bouts de papiers Tu peux tout acquérir Même les souvenirs
Refrain Faut y mettre les formes L’argent seul transforme Les bonnes consciences En cornes d’abondance
Refrain C’est qu’une question de prix L’argent n’a pas d’odeur Il cautionne les horreurs Il arme les fusils
Refrain L’âme humaine est sans prix Elle n’a pas de pays Elle se vend au plus offrant C’est une question d’argent
N’en déplaise aux poètes N’en déplaise aux biens pensants Tout se vend tout s’achète Tout s’achète tout se vend
Engagée de son état, acquise totalement aux hautes valeurs humaines et défentrice des grandes causes, l’auteure de ce poème s’atta…

Je ne suis pas encore mort

Poème du jour : Je ne suis pas encore mort
Par :Paul Nwesla Biyong Je ne suis pas encore mort  Les nuages se sont arqués  Pressant leurs poumons aqueux pour vomir sur moi  Un août noyé tant il n’a cessé de pleuvoir sur Douala  Et tous ces commieksants sinois  Qui nous rongent de l’intérieur comme une toux virale  Des ombrelles qui ne résistent même pas au vent  Des caniveaux qui débordent à la première pisse des cieux  Le string qui s’effiloche dès qu’elle gratte où ça démange  Des chaussures qui perdent leurs semelles quand on presse le pas  Tellement trivial alors passons  Je ne suis pas encore mort  Crains-tu la menace Rouge  J’ébola par-ci par-là Boko Haram  Comme la terre d’Ariel Charogne aussi je tue  Sous le nez des Gendarmes tus qui soupirent pour l’A-fric  Qui elle se re-belle tant ses formes attirent et son sein riche  Arrache un surprenant taux de croissance  Pourtant le prix de l’essence flambe  Le pas peuple crie  Il n’y a pas de travail mais des demeures détruites…à raison  Passons  Je ne sui…

Orage

Poème du jour :OragePar : José Le MoigneOrage  Que faire  que dire  que désirer en somme  dans l’effroi des murailles  l’orage a dégainé  sa puissance de feu  l’ombre fait face avec ardeur  à la tourmente des sous bois  mais je suis prisonnier  des mâchoires du bruit. Ce nouveau mini-poème-calligramme de José Le Moigne qui semble se spécialiser dans ce genre médian entre le haïku et le poème ordinaire , s’articule autour d’une émotion aussi forte qu’étrange que le locuteur lui-même reconnaît son incapacité de la gérer, en ouvrant son texte sur trois interrogations ( que faire - que dire- que désirer) qui resteront sans réponse jusqu’à l’ultime vers.

Cette émotion s’apparente à une phobie angoissante (effroi- tourmente) liée à deux contextes :l’un est spatial restreint, fermé : ( l’effroi des murailles - je suis prisonnier ) et situé en bas (sous bois) et l’autre est sonore, désagréable , astreignant et agressif (mâchoires du bruit ) .Ce qui équivaut à une prison auditive. Il s’agit donc d’un do…

T'aimer

Le Poème du jour : T'AIMER
Par : Iman OmarJ'ai faim  J’ai envie  de t’aimer fort  fort très fort  t’aimer sans souffrir  t’aimer à en mourir  t’aimer à voix haute  et sans rien dire  aimer t’aimer et  dans tes yeux luire  aimer sans jamais te fuir  aimer te lire et t’écrire mes  pensées et mes fantasmes  aimer ta laideur  tes soucis, tes excuses  tes mensonges  faux et vrais  et leur immensité  aimer ta délicatesse  comme ta grossièreté  enfin de journée  j'ai faim  j'ai envie de  t’aimer rare  t'aimer pur,   t’aimer brut, stoné  énervé et des fois  comme un enfant excité  j’ai envie d’aimer tes  amours passés  tes regrets et  tes souvenirs  aimer ton égo et   les autres  qui le nourrissent   au point de l'étouffer… les aimer …moi ?   ah! non non,   de quel droit ?  mon étoile intérieure  d’amour exige  soulagement, voyages  larmes de joie et soupirs  flammes en feu  sans flamme  l'amour réclame  faut le croire, le saisir   et à sa source revenir  rire rire pour panser  nos maux et ne jamais  plus par amou…

Chaque heure se ferme sur les regrets

Poème du jour : Chaque heure se ferme sur les regretsPar : France BernardJ’ouvre l'enveloppe  je lis le mot Point d'appui de mon désarroi La confidence noie la douleur Les rêves meurent dans le souvenir Je ferme les yeux  Flux et reflux de sensations Délice dans ma bouche gourmande Je ferme les yeux Flux et reflux d'images Le passé féconde le présent Comment raconter ? J'écoute le mot Je m'accroche à mon chapelet Je l'égrène avec ferveur Tranche de vie jaillit de ma pensée Versets grandioses du coran Paroles consolatrices Se disputent mon attention Miracle joyeux Miracle ténébreux Chaque heure se ferme sur les regrets Au temps du rire Au temps de l'amour Au temps de la tristesse... Dans ce poème, l’auteure esquisse un portrait psychologique dans lequel elle met en évidence les traits les plus marquants d’une âme féminine qui se révèle à nous d’une sensibilité à fleur de peau, laquelle se manifeste dans une tendance à se laisser entraîner par des afflux d’affects contradictoires bo…

l'infinie solitude

Poème du jour : l'infinie solitude
Par :Claude DonnayL'heure où les poussières hésitent à se poser sur le bois ciré, où la main n'appelle plus que le repos – personne dans la rue pour t'entendre gémir, rien que le silence qui précède ou suit les grandes catastrophes.
L'heure que les montres emportent à moins qu'on ne les brise pour fixer le temps sur l'aiguille. L'heure des pierres dressées pour dire au ciel les vérités qu'il noie sous la pluie.
On émiette des secondes trop intenses – elles crépitent sur le sol comme des balles perdues – et on reste accroupis en cercle, les yeux emmêlés pour tenir à l'écart l'infinie solitude. Mais que dire aux oliviers orphelins du rire des enfants ? L’idée maîtresse de laquelle a été généré ce texte empreint d’une forte sensation de non accommodation avec soi-même et avec le monde est , bien qu’elle tourne autour de la notion de « temps », l’impossibilité pour l’être humain d’être conscient de son essence pr…

Poésie Hyperbole : Hurle par-dessus les toits

Hurle par-dessus les toits
Par : +karmanda maghi Plus rien ne semble m'inspirer à part l'amour... désolée si j'abuse : rires++ D’une simple amourette  Je ne demande pas si tu m’aimes  Mais offre-moi l’amour débordant d’un regard  Un seul venant de toi est déjà un poème  Invente des mots nouveaux avant qu’il soit trop tard. 
Tu avances lentement sans brûler les étapes  Tu glisses à pas de loup et la vie nous échappe  Dans la hâte d’aimer nous occultons les mots  Ils sont pourtant l’écrin du plus beau des joyaux.
Hurle par-dessus les toits quand ton cœur en déborde  Bouscule les non dits ; liée à toi par l’acier ou la corde  Je ne veux échapper ni à ta bouche ni à tes mains  Vois en moi une offrande, une âme et un destin.
Qu’il-est doux de t’aimer quand un seul mot m’apaise  Quand un autre, en suivant, vient attiser les braises  Élans incontrôlés quand la passion submerge  Tu dis n’appartenir qu’à une île encore vierge
Il est vrai qu’avec toi j’efface le passé, Pour la premi…