Affichage des articles dont le libellé est Albert Camus. Afficher tous les articles

Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi (Dréan) près de Bône en Algérie, et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin, dans l'Yonne en France, est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, journaliste, essayiste et nouvelliste français. En savoir plus sur Wikipedia.

Quelques oeuvres d'Albert Camus :

L’écrivain français Albert Camus
Albert Camus

1 Actuelles, Albert Camus 1950-1953 :

L'écrivain français Albert Camus (1913-1960) a réuni sous ce titre trois recueils d'articles, conférences et polémiques représentant le bilan de ses prises de position face aux problèmes de l' actualité de son temps. 

Publié en 1950, le premier volume, "Actuelles I. Chroniques 1944-1948", se compose pour une bonne part des éditoriaux donnés par Camus au journal Combat, du temps où il en était le rédacteur en chef. Camus s'y efforce de définir "les conditions d'une pensée politique modeste, c'est-à-dire délivrée de tout messianisme, et débarassée de la nostalgie du paradis terrestre". Dans un siècle qu'il considère comme le siècle de la peur, il voudrait promouvoir une nouvelle morale et un nouveau contrat social basé sur le respect de la pensée d'autrui, la défense de la jeunesse, de l' intelligence et du bonheur. Avec le refus constant de la rhétorique, il dénonce le racisme, les fallacieuses légitimations du meurtre politique et les divers totalitarismes, demandant que "la vie soit libre pour chacun et juste pour tous". Le recueil "Actuelles II. Chroniques 1948-1953", publié en 1953, débute par l'affirmation que notre monde sortira du nihilisme et connaîtra une renaissance "quand le travail de l' ouvrier comme celui de l' artiste aura conquis une chance de fécondité". La première partie, "Justice et haine", découvre une première volonté de promouvoir une morale basée sur la justice et la liberté. "La justice, dit Camus, meurt dès l'instant où elle devient confort, où elle cesse d'être une brûlure, et un effort sur soi-même". La deuxième partie, intitulée "Lettres sur la révolte", réunit les diverses réponses de Camus (notamment à Breton et à Sartre aux polémiques suscitées par la parution de son essai "L'homme révolté"; quant à la dernière partie, "Création et liberté", elle dénonce à nouveau le racisme et la tyrannie, attaquant particulièrement le régime sanglant de Franco et s'élevant contre son admission à l' UNESCO. Au terme de ce recueil, Camus rappelle la place de l' art au niveau de la réalité la plus humble et trouve pour le justifier cette belle formule: "toute création authentique est un don à l' avenir". Le dernier recueil, "Actuelles III. Chronique algérienne 1939-1958", publié en 1958, rassemble l'essentiel des textes publiés par Camus sur le problème algérien, depuis l'époque où il débutait à "Alger républicain". "Ces textes, écrit-il en préface, résument la position d'un homme qui, placé très jeune devant la misère algérienne, a multiplié vainement les avertissements et qui, conscient depuis longtemps des responsabilités de son pays, ne peut approuver une politique de conservation ou d'opression en Algérie". A partir d'une étude honnête des causes économiques du drame algérien, Camus s'efforce d'esquisser une solution à ce drame mais la "trêve civile" qu'il prône pour sortir du terrorisme aussi bien que son refus de l'indépendance algérienne, en vertu du fait qu'il n'y aurait pas trace dans l'histoire d'une nation algérienne, prouvent un curieux manque de réalisme que les événements se sont chargés de dénoncer. Devant l'acuité du drame, on a l'impression pénible que la bonne volonté et l' humanisme de Camus sont bien essouflés, bien impuissants, et qu'il est incapable de quitter le domaine du sentiment pour s'élever à la pensée politique lucide et constructrice. En dépit de l'échec que constitue ce dernier recueil d'Actuelles, Camus demeurera, grâce aux deux autres, l'homme qui ne cessa d'affirmer la valeur de la révolte, de la générosité et de la jeunesse, de la tolérance, de la liberté et de la justice; l'homme qui n'accepta jamais que la fin justifie les moyens et ne craignit pas d'affirmer: "il y a l' histoire et il y a autre chose, le simple bonheur, la passion des êtres, la beauté naturelle."

2 Caligula, Albert Camus 1944 :

Drame en cinq actes publié en 1944 par l'écrivain français Albert Camus (1913-1960, prix Nobel 1957). 

Caligula était un jeune homme à peu près comme les autres quand Drusilla, sa soeur-amante, est morte. Cette mort est pour lui la révélation de l' absurdité de la condition humaine: "les hommes meurent et ne sont pas heureux". Caligula s'enfuit. Au lever du rideau on attend le retour du jeune empereur. Celui qui revient est un homme nouveau qui va tenter d'organiser l'absurde pour le tuer par son excès même. Pour cela il partira de ce terrible syllogisme: "On meurt parce qu'on est coupable. On est coupable parce qu'on est sujet de Caligula. Or tout le monde est sujet de Caligula. Donc tout le monde est coupable. C'est une question de temps et de patience." Il ne lui reste plus qu'à être inexorablement logique, car "c'est parce qu'on ne tient jamais jusqu'au bout que rien n'est obtenu. Mais il suffit peut-être de rester logique jusqu'à la fin." Caligula n'abandonnera jamais. Il veut remodeler le monde et n'a pas d'autre moyen que de tuer pour que les hommes sortent de leur ignoble soumission. On ne comprend pas le destin et c'est pourquoi je me suis fait destin. J'ai pris le visage bête et incompréhensible des dieux." En vérité, ce que désire Caligula, c'est devenir aussi cruel que le destin afin qu'à travers sa cruauté les hommes prennent conscience de l' "autre cruauté" et se révoltent contre elle en se révoltant contre lui. Il s'écrie, en effet, au plus fort de ses crimes: "il est enfin venu un empereur pour vous enseigner la liberté". Au cours de l'admirable acte IV, Caligula transforme les patriciens en pantins dont il tire les ficelles. Il les force à tout livrer, tout trahir pour sauver leur vie, tout ce qui, justement, semblait la raison d'être de leur vie. La tragédie touche ici à la farce et en tire une intensité boulversante. Les masques tombent, chacun devient sa propre caricature. Mais l'heure approche enfin où les hommes vont se venger. Caligula ne fait rien pour écarter sa mort, car sa mort est le sommet de son action, la preuve que les hommes peuvent prendre conscience et refuser l'absurde qui les écrase. Pourtant quand il se regarde dans un miroir avant de mourir, il n'aperçoit pas un visage de dieu. Il n'est pas devenu dieu, mais qu'importe puisque les hommes, grâce à lui, sont enfin devenu des hommes. -Cette oeuvre de jeunesse- la meilleure pièce de Camus- est empreinte d'une passion, d'une vivacité, qui donnent à l'action et au style un intense mouvement dramatique, et qu'incarna parfaitement à la scène Gérard Philippe, son premier interprète.

3 Carnets, Albert Camus 1962 :

En marge de son oeuvre, l'écrivain français Albert Camus (1913-1960) a tenu, de 1935 à sa mort, une sorte de journal de ses pensées, de ses lectures, de ses impressions. Six cahiers de ce journal (mai 1935-mars 1951) ont été jusqu'à présent publiés en deux volumes, respectivement parus en 1962 et en 1964 sous le titre général de Carnets.

Austin Jack

Fourni par Blogger.