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Johann Wolfgang von Goethe, né le 28 août 1749 à Francfort et mort le 22 mars 1832 à Weimar, est un romancier, dramaturge, poète, théoricien de l'art et homme d'État allemand. En savoir plus sur Wikipédia.

Quelques oeuvres de Johann Wolfgang von Gœthe :

Le poète et romancier allemand Johann Wolfgang von Goethe.
Johann Wolfgang von Gœthe

Années de pèlerinage de Wilhelm Meister, Wolfgang von Goethe 1821 :

Roman pédagogique de Wolfgang Goethe (1749-1832), conçu dès 1798 comme devant être la suite et la conclusion des "Années d'apprentissage de Wilhelm Meister". 

Ce n'est qu'en 1807 que l'oeuvre commence à prendre forme dans l'esprit de Goethe parvenu à la maturité; son élaboration demanda plusieurs années et elle fut publiée en 1821, mais cette première édition ne devait en représenter que la première partie. En même temps que ces "Années de pèlerinage", et dans un but de polémique morale, il en parut une falsification du curé Pustkuchen (1793-1834), contre laquelle s'élevèrent Tieck dans sa nouvelle, "Les fiançailles", et Immermann, en 1822, avec une "Carnavalade". Ceci conduisit Goethe à reprendre son travail en 1823-1824, mais pour très peu de temps. La rédaction du texte actuel date en effet des années 1825 à 1829; il faut y ajouter quelques appendices posthumes: "Méditations selon l'intention du Passant", "Les archives de Macarie", le poème "Testament" et ces tercets qui prirent le titre de "En contemplant le crâne de Schiller". L'oeuvre fut publiée en trois volumes. Elle parut en 1827, sans ces additions, grâce aux soins d' Eckermann, qui en avait reçu l'autorisation de Goethe de son vivant. Ce n'est que dans les dernières années de sa vie que l'auteur essaya de donner au roman une certaine unité artistique, à laquelle cependant il n'atteignit jamais, malgré la beauté des détails.

Le récit s'ouvre sur un tableau qui semble extrait d'une toile du XVIe siècle. Le chapitre, ou plutôt la nouvelle, s'intitule "La fuite en Egypte" et décrit la famille d'un artisan. Celui-ci est né et a grandi dans un ancien sanctuaire en ruines, dédié à saint Joseph: cette ambiance artistique et mystique agit peu à peu sur sa formation, et il vit sans s'en apercevoir, qu'il s'agisse de sa vie intérieure ou de son comportment extérieur, la vie du saint. Menuisier lui aussi, il épouse une jeune fille pauvre et vertueuse nommée Marie. Il reonstruit la chapelle en en respectant la beauté et le caractère sacré, et se partageant entre son travail et sa famille, il mène une vie simple, primitive et patriarcale. Telle est la première forme de vie sociale qui s'offre à l'expérience du protagoniste Wilhelm Meister. Ce dernier a entrepris un voyage pour l'instruction de son fils Félix, et a promis à Natahlie de ne pas passer plus de trois nuits sous le même toit. Dans ce roman cependant, Wilhelm n'est plus le personnage principal: il n'est qu'un prétexte, un simple moment du fragile lien tendant à donner une unité au récit, une sorte de témoin. Si, dans la "Vocation théâtrale", il est tout et s'il anime tout de son intense vie, si, dans les "Années d'apprentissage", il est toujours l'observateur placé au centre et l'expérimentateur sans lequel la construction entière du roman s'effondrerait, il n'est ici que le commentateur des théories pédagogiques et sociales énoncées et vécues par les différents personnages du roman.

Un dialogue entre Montan et Wilhelm nous fait entre d'emblée dans le vif du sujet, c'est-à-dire qu'il nous montre la fin que se propose l'auteur: le but de la vie de Wilhelm est maintenant exclusivement l' éducation de son fils Félix, qui doit, cependant, se faire différemment de celle de son père. La génération qui monte appartient au nouveau siècle; la période de cet idéal de culture encyclopédique qui embrassait un vaste domaine est terminée; maintenant, la façon de procéder est autre on travaille sur un point, en profondeur, en reliant, dans le domaine de l' utile, la partie au tout.. "Se borner à un métier est ce qu'il y a de mieux. Pour un esprit sans envergure, il restera toujours un métier, pour un esprit plus élevé, il deviendra un art.

Le meilleur des hommes, lorsqu'il fait une chose, fait tout; autrement dit, moins paradoxalement, il voit dans la chose unique qu'il accomplit le symbole de tout ce qui est fait avec rectitude", dit Montan, qui est ici la nouvelle personnification du Jarno des "Années d'apprentissage". L' éternel, le nécessaire et la loi forment la nouvelle trinité du culte goethéen. La seconde expérience de la vie patriarcale, étendue à une colonie qui prospère sous l'oeil vigilant d'un oncle bienfaisant, conduit Wilhelm et Félix dans une région plus vaste et plus harmonieuse. Ici règne la devise: "En partant de l' utile, à travers le vrai, on atteint le beau". Ii enore l'oncle, comme dans les "Années d'apprentissage", est entouré de ses neveux, Léonardo, Julie et Hersilie, qui rappellent Lothaire, Nathalie et la Comtesse, et mettent une note vivante dans la cristalline froideur du dialogue. Une idylle très pure naît entre Hersilie et Félix adolescent, telle une fraîche touffe d'herbe et de fleurs au milieu des roches alpestres. Quant à Makarie, la "belle âme", elle s'élève, pure et sublime. Elle gravite dans les sphères interplanétaires, liée à cette mathématique astronomique, loi naturelle, surhumaine et divine. Son âme ne se perd pas dans la contemplation mystique de l'harmonie suprême, mais elle s'y adapte et y adapte toutes choses humaines et terrestres, en vivant dans une sublimité universelle. A la fin du roman, l'auteur lui oppose, comme une espèce de pôle harmonique, le rabdomancien qui connaît le mystère des entrailles de la terre, fermant ainsi l'immense cosmos divin de Goethe. L'oncle fait connaître le principe social qui représente le troisième degré de l' ascèse de la prospérité d'une personne doit provenir celle de nombreuses autres. Mais il ne s'agit encore là que d'une conception de philanthrope éclairé, telle que le XVIIIe siècle nous en a donné des exemples. Par ontre, le neveu de Léonardo, qui appartient à la génération montante, ouvre la voie vers une nouvelle organisation, plus vaste et plus moderne, et qui doit amener à une collaboration mondiale. Léonardo porte aux filateurs et aux tisserands de la montagne des chargements de coton provenant des contrées lointaines, et, fixant à chaque homme et à chaque chose la place la meilleure pour le développement de la petite industrie, il crée, -dans une ambiance idyllique qui se ressent de l'influence de l'ancien piétisme allemand (le travail s'effectue au milieu des hymnes et des psaumes chantés en choeur)- l' échange commercial entre les deux mondes. Mais l' invention de la machine, venue d'Angleterre, trouble cette pacifique industrie et fait surgir le nouveau et important problème de l' émigration. Il y a un moment de désagrégation nécessaire: il faut dépasser la tradition locale, la vie tranquille du village, pour entrer dans l'engrenage du monde économique et international. Pour l'homme, deviennent alors nécessaire un degré plus élevé de culture et une nouvelle ascèse: il doit créer au dedans de lui sa patrie, portant en lui-même son harmonie, y plantant ses propres racines. L' idéal de l'humanité doit être substitué à celui de la famille et de la patrie. C'est pourquoi la "Société des compagnons de voyage", qui se prépare à émigrer, est obligée d'honorer tous les ultes. On y parvient au moyen d'une sévère discipline transmise dans la "Province pédagogique", à laquelle Wilhelm Meister onfie l' éducation de son fils Félix, et l'on prépare les hommes destinés au nouveau monde.

Si on fait la comparaison avec les "Années d'apprentissage", cette idée de l'institut pédagogique est tout à fait nouvelle. Désormais, les influences du nouveau siècle, surtout celle de Pestalozzi, se font sentir. Si tout d'abord Goeth s'était montré hostile à la nouvelle pédagogie, qui lui semblait chez son premier auteur utopique et froide, plus tard, lorsqu'il la revit appliquée par Fellenberg, à l'école de Hofwyl, il comprit qu'elle pouvait être féconde, et il embrassa sa cause. La "Province pédagogique" des "Années de pèlerinage" n'est qu'une interprétation goethéenne de cette école suisse. Les enfants sont avant tout dressés aux travaux agricoles, puis dirigés sur un métier particulier correspondant à leurs aptitudes, bien étudiées auparavant. Tout travail est accompagné de chants rythmiques afin que l'élève s'habitue à l' harmonie. Il prendra ensuite conscience de la communauté morale à laquelle il appartient grâce à un approfondissement du sentiment religieux. Mais la religion ne lui sera pas enseignée selon un catéchisme dogmatique: on fera en sorte de développer petit à petit le germe religieux primordial qui se trouve dans chaque être humain, ainsi que cela se passe dans l'histoire de l'humanité. Un principe religieux essentiel est le respect ou la crainte ("Ehrfurcht"); chez les enfants, elle doit se manifester par le respect envers ce qui leur est supérieur. En grandissant, ils apprendront à respecter aussi les bornes que la Providence impose à la nature, et à comprendre la nécessité de la douleur et du sacrifice, c'est-à-dire à respecter ce qui est inférieur. Adultes enfin, grâce à leur amour et à leur action envers la ollectivité, ils vaincront les bornes et les douleurs, en respectant ce qui est égal à eux. La religion chrétienne est le sommet auquel puisse parvenir l'humanité: elle ne peut être dépassée que par le philosophe qui, placé au centre, "doit abaisser jusqu'à lui ce qui lui est supérieur, élever à son niveau ce qui lui est inférieur, méritant grâce à cette position centrale, le nom de sage". L'homme parfiat doit réunir en lui ces trois stades dans une unité trinitaire semblable à la trinité divine, dans le rspect envers soi-même. Trois galeries de tableaux représentant l' Ancien puis le Nouveau Testament, et enfin la passion et la mort du Christ font voir aux enfants vivants dans l'histoire, ces trois stades religieux. la dernière galerie, le "saint des saints", n'est ouverte qu'une fois l'an et n'y sont admis que les élèves prêts à affronter la vie. Seuls les initiés sont appelés à pénétrer le mystère "que cache la divine profondeur de la douleur". Ces motifs hautement chrétiens peuvent être rattachés à la dernière scène de "Faust". Un autre aspect important de la nouvelle pédagogie est l'accent mis sur l'esprit de synthèse (et non pas d' analyse), auquel Meister se réfère dans ses études sur l'anatomie car Goethe juge indispensable son étude attentive et approfondie du corps humain. Le roman se termine en effet par une scène où il met sa science en pratique, en sauvant son fils Félix, qui a fait une chute de cheval.

Reliées au récit-cadre par un fil ténu -le plus souvent très artificiel- ou parfois n'ayant aucun lien avec lui, quelques nouvelles y furent insérées. Goethe plus jeune y a créé des personnages vivants, tels cette "Brune jeune fille" (1815), que cherche Léonardo et que Wilhelm retrouve vers la fin du livre: c'est une femme fidèle à son pays et à son compagnon disparu. La "Folle voyageuse" (1808) est une réminescence d'une nouvelle française. Qaunt à 'L'homme de cinquante ans" (1817), très fine étude psychologique sur l' amour illusoire qu'éprouve une petite jeune fille pour un homme mûr d'une part, et d'autre part un jeune homme pour une petite veuve fanée (situation qui trouvera une solution saine et naturelle dans le véritable amour qui naît entre les deux jeunes gens), elle se mêle dans le roman à un délicieux voyage sur le lac Majeur, où renaît le nostalgique souvenir de Mignon. "La nouvelle Mélusine" est une fable narrée par Friedrich, qui a la faculté de raconter des choses fantastiques comme s'il les avait réellement vécues. Toujours dans le premier livre, "Qui est le traître?" (1820) met en scène le jeune Lucidor qui doit épouser Julie et ne sait comment avouer son amour pour Lucinde, la soeur de cette dernière: les jeunes filles qui ont écouté ses lamentations faites à haute voix, se moquent gracieusement de lui, et jusqu'à la fin s'amusent de sa timide indécision. Dans les trois volumes de cet ouvrage sont condensés toute l'expérience sociale et la méditation philosophique et pédagogique du vieillard Goethe, e qui rend le roman lourd et morcelé. Les paysages servent de décors, ils n'ont plus de contact immédiat avec la sensibilité du poète. Ils s'harmonisent dans son âme avec le mystère divin de cette nature que Goethe recheche maintenant avec une anxiété religieuse, et ils n'apparaissent vivants que dans les réits et nouvelles, qui sont comme des espaces ouverts à la vie et au soleil. Cependant, une idée domine toute l'oeuvre, idée qui reste l'ultime conclusion de l'immense labeur de Goethe chacun doit s'intégrer dans le Tout; ainsi seulement peut-on se sentir lié à l' universel.

Ce que nous apportons, Wolfgang von Goethe 1802 :

Allégorie en un acte de Wolfgang Goethe (1749-1832), écrite à l'occasion de la réouverture du théâtre de Lauchstädt, le 26 juin 1802. 

L'ancien théâtre y est symbolisé par la chaumière de Martin et de Marthe, la commère. Grâce aux enchantements de Mercure, la vieille chaumière est changée en palais. Quant aux deux vieillards, ils prennent les noms symboliques de Philémon et Baucis. 

Le jeune Pathos (la Tragédie), Nymphe (le Sentiment de la Nature) et Phoné (l' Opéra) entrent en scène avec deux enfants, dont l'un représente l' Imagination créatrice et l'autre l'Art dramatique. Les scènes suivantes font plus ou moins clairement allusion à l'évolution du théâtre de Weimar à l'époque où Goethe en était le directeur. Mercure, par ses dons magiques, tient ensuite le rôle du héraut: "Il rassemble, analyse et interprète le tout, et met en relief les liens existant entre le public et le théâtre allemand". Illustrée par une mise en scène brillante, par l'action et les voix des acteurs, cette allégorie devait perdre à peu près tout son agrément une fois imprimée. Ainsi que l'écrivait Schiller, les passages les plus remarquables "faisaient l'effet d'un dialogue plat, d'étoiles brodées sur un manteau de gueux". D'ailleurs Goethe n'avait cédé qu'après de longues hésitations aux insistances de l'éditeur Cotta. De nouvelles scènes furent ajoutées à cette pièce, qui fut reprise lors de l'inauguration du Théâtre de Halle en 1814. Elles ont été attribuées à Goethe qui, à vrai dire, n'avait fait qu'en fournir l'argument à leur auteur véritable, Riemer, qui était son secrétaire.

Dieu, âme et monde, Wolfgang von Goethe 1815 :

Ensemble de 110 petites pièces, distiques, quatrains, etc. de Johann Wolfgang Goethe (1749-1832), se rattachant aux "Proverbes" et aux "Xénies".

Austin Jack

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