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Paul Verlaine est un écrivain et poète français du XIXᵉ siècle, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896. Il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866, à 22 ans. En savoir plus sur Wikipédia.

Quelques ouvres de Verlaine :

Paul Verlaine : Écrivain et poète français.
Paul Verlaine

Amour, Paul Verlaine 1888 :

Recueil lyrique de Paul Verlaine (1844-1896), publié en 1888 et, avec des additions, en 1892. 

Après avoir connu les désillusions du plaisir et des ivresses charnelles, le poète sent que le retour à la foi représente vraiment pour lui le chemin du salut et, comme il l'a déjà fait dans "Sagesse", il tend à louer dans la religion l'unique bien de l'humanité. D'une âme humble et repentante, il chante la béatitude que procure la prière ("Un crucifix"), l'abandon au sentiment ineffable du divin ("Sur un reliquaire qu'on lui avait dérobé"): son amour de la religion s'attache particulièrement à mettre en évidence ce triomphe de l'ordre sur l'erreur que le poète prétend y trouver. Cette attitude, qui dans l'ensemble apparaît plutôt froide et intellectuelle, est loin d'exprimer combien, chez Verlaine il y a l' angoisse d'une vie désordonnée; elle ne révèle que peu de chose de cette inquiétude du pécheur qui cheche à se révolter contre le mal et la passion. Les sentiments de l'artiste s'épanchent avec la douceur d'un regret, dans un soupir de créature blessée ("Délicatesse") ou encore avec une admiration extatique pour les beautés de la nature et pour le mystère de la vie ("Paysages"). Une partie tristement célèbre est constituée par l'élégie qui termine le livre: "Lucien Létinois". Dédiée par Verlaine à la mémoire d'un jeune homme, précocement disparu, qui fut son élève, elle exprime avec discrétion et non sans un caractère morbide une affectation qui, sous le voile d'une inspiration mystique, apparaît comme une véritable passion, d'une sensualité assez trouble. Ces sentiments ne sont pas sans rappeler son aventure avec Rimbaud et s'enveloppent d'amour paternel, dans le souvenir même de son fils Georges, bien que la ruine de sa famille fût depuis longtemps consommée: ceci montre une fois de plus jusqu'à quel point l'âme du poète connaissait de sentiments contradictoires; dans le moment même où il aspirait à la paix religieuse, sa vie était dominée par le vice et la passion, entièrement dépourvue de toute volonté de rédemption. L'oeuvre est parmi les moins réussies du poète, à cause de ce rappel constant aux aventures de sa vie -matière qu'il n'est point parvenu à élever au royaume céleste de la poésie; toutefois elle reste intéressante en ce qu'elle est un document sur l'existence troublée d'un "poète maudit".

Chansons pour elle, Paul Verlaine 1891 :

Recueil de poèmes érotiques de Paul Verlaine (1844-1896) paru en 1891, c'est-à-dire à une époque où le poète, complètement déchu, malade, traînait une existence misérable de clochard sur les pavés de Paris. "Elle", une certaine Esther, de son vrai nom Philomène Boudin, avait largement dépassé la quarantaine; c'était plus ou moins une prostituée ("Qu'importe ton passé, ma belle, et qu'importe parbleu! Le mien!"). D'un âpreté sans merci, elle exploita le pauvre Lélian que d'autre part elle trompait effrontément ("Sans doute tu ne t'aimes pas comme je t'aime. / Je sais combien tu me trompas jusqu'à l'extrême"). Verlaine finit cependant par la quitter, pour une autre de ses pareilles (Eugénie Krantz, dite Mouton), qui fut la dernière compagne de sa vie. D'un point de vue biographique, "Chansons pour elle" marque une des dernières étapes de la déchéance de Verlaine, et l'abandon de ses tentatives de rédemption religieuse (il publiera cependant encore "Liturgies intimes".) D'un point de vue littéraire, l'intérêt du recueil est assez mince; le poète ne fait que reprendre des thèmes qu'il avait traités avec plus de bonheur dans "Parallèlement".

Les fêtes galantes, Paul Verlaine 1869 :

Recueil poétique de Paul Verlaine (1844-1896), publié à Paris chez Lemerre en 1869. Certains poèmes avaient été auparavant publiés dans diverses revues: "Clair de lune", sous le titre de "Fêtes galantes", et "Mandoline", sous le titre de "Trumeau", dans la Gazette rimée du 20 février 1867; "A la promenade", "Dans la grotte", "les Ingénus", "A Clymène", "En sourdine", "Colloque sentimental" dans l'Artiste, le 1er juillet 1868, sous le titre collectif de "Nouvelles Fêtes galantes"; "Cortège" et "l'Amour par terre" dans la même revue, en mars 1869, sous le titre "Poésie".

Verlaine compose les Fêtes galantes dans les années 1866-1868, c'est-à-dire juste après la publication des Poèmes saturniens. Tout comme le précédent, ce recueil, édité à compte d'auteur, n'éveille aucun écho. Rimbaud le lit toutefois à Charleville et écrit à Georges Izambard, le 25 août 1870: "J'ai les Fêtes galantes [...]. C'est fort bizarre, très drôle; mais vraiment, c'est adorable."

Le recueil comprend vingt-deux poèmes de formes diverses mais tous divisés en strophes identiques, à l'exception de "l'Allée" (constitué d'un ensemble continu de quatorze alexandrins aux rimes croisées) et de "Lettre" (poème aux rimes plates composé de cinq strophes d'inégale longueur). Les titres de certains textes suggèrent, de même que celui du recueil, une atmosphère festive, par le biais d'activités, d'objets ou de personnages associés au divertissement: "Pantomime", "Cortège", "Fantoche", "Mandoline", "Colombine". Dans l'univers des Fêtes galantes règnent l'oisiveté et les plaisirs: "A la promenade", "En patinant", "En bateau", "les Indolents". Un "paysage choisi" ("Clair de lune"), soigneusement policé et artistement agencé - voir aussi "l'Allée", "Dans la grotte" - sert de cadre à ces "fêtes", "galantes" dans la mesure où - des titres tels que "Cythère", "l'Amour par terre" ou "Colloque sentimental" en témoignent - elles sont dominées par les jeux du désir et la quête du plaisir amoureux.

Inspiré des peintures de Watteau et de Fragonard, l'univers des Fêtes galantes rappelle, tant par ses personnages que par ses décors, celui d'un XVIIIe siècle sensuel, spirituel, libertin, ironique, élégant, désinvolte. La nature est domestiquée en parcs - pourvus d'avenues, de boulingrins, de bassins, de grottes, de pavillons et de statues - dans lesquels évoluent des figures dont les noms conventionnels évoquent les jeux de la Préciosité, par exemple Clitandre dans "Pantomime", Clymène dans "Dans la grotte" et "A Clymène", Atys, Églé et Chloris dans "En bateau", ou Tircis et Aminte dans "Mandoline".

Paul Marie Verlaine : Poète des clairs-obscurs, est à la base de la notion des "poètes maudits" qui désigne ainsi les hommes incompris. Consultez ses plus beaux poèmes d'amour. Ballade en rêve - Il pleure dans mon cœur - Chansons pour elles...

Poèmes d'amour et poésie de Verlaine :

Paul Verlaine : Écrivain et poète français.
Paul Verlaine

Courte biographie de Paul Verlaine : Poète français (1844-1896)

Paul Marie Verlaine dit Paul Verlaine est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844, décédé à Paris le 8 janvier 1896. Sa famille s'installe à Paris où Verlaine est bientôt mis en pension à cause de son caractère. En savoir plus sur Bac de français.

Découvrez ses plus beaux poèmes :

1. J'ai presque peur, en vérité :

Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : La bonne chanson.

J'ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
A la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,

Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce coeur tout à vous,
Mon coeur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;

Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
A penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,

Et qu'il vous suffirait d'un geste.
D'une parole ou d'un clin d'oeil,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.

Mais plutôt je ne veux vous voir,
L'avenir dût-il m'être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu'à travers un immense espoir,

Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t'aime !

2. Ballade en rêve :

Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : Chair.

J'ai rêvé d'elle, et nous nous pardonnions
Non pas nos torts, il n'en est en amour,
Mais l'absolu de nos opinions
Et que la vie ait pour nous pris ce tour.
Simple elle était comme au temps de ma cour,
En robe grise et verte et voilà tout,
(J'aimai toujours les femmes dans ce goût),
Et son langage était sincère et coi.
Mais quel émoi de me dire au débout :
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.

Elle ni moi nous ne nous résignions
À plus souffrir pas plus tard que ce jour.
Ô nous revoir encore compagnons,
Chacun étant descendu de sa tour
Pour un baiser bien payé de retour !
Le beau projet ! Et nous étions debout,
Main dans la main, avec du sang qui bout
Et chante un fier 'donec gratus'. Mais quoi ?
C'était un songe, ô tristesse et dégoût !
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.

Et nous suivions tes luisants fanions,
Soie et satin, ô Bonheur vainqueur, pour
Jusqu'à la mort, que d'ailleurs nous niions.
J'allais par les chemins, en troubadour,
Chantant, ballant, sans craindre ce pandour
Qui vous saute à la gorge et vous découd.
Elle évoquait la chère nuit d'Août
Où son aveu bas et lent me fit roi.
Moi, j'adorais ce retour qui m'absout.
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi !

3. Il pleure dans son cœur :

Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : Romances sans paroles.

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

O bruits doux de la pluie,
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie
Oh ! le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ? ..
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !

4. Chanson pour elles :

Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : Chair.

Ils me disent que tu es blonde
Et que toute blonde est perfide,
Même ils ajoutent " comme l'onde ".
Je me ris de leur discours vide !
Tes yeux sont les plus beaux du monde
Et de ton sein je suis avide.

Ils me disent que tu es brune,
Qu'une brune a des yeux de braise
Et qu'un coeur qui cherche fortune
S'y brûle... Ô la bonne foutaise !
Ronde et fraîche comme la lune,
Vive ta gorge aux bouts de fraise !

Ils me disent de toi, châtaine :
Elle est fade, et rousse trop rose.
J'encague cette turlutaine,
Et de toi j'aime toute chose
De la chevelure, fontaine
D'ébène ou d'or
(et dis, ô pose-
Les sur mon coeur),
aux pieds de reine.

5. Mon rêve familier :

Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : Poèmes saturniens.

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

6. A une femme :

Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : Poèmes saturniens.

A vous ces vers de par la grâce consolante
De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
De par votre âme pure et toute bonne, à vous
Ces vers du fond de ma détresse violente.

C'est qu'hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
N'a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
Se multipliant comme un cortège de loups
Et se pendant après mon sort qu'il ensanglante !

Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien
Que le gémissement premier du premier homme
Chassé d'Eden n'est qu'une églogue au prix du mien !

Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
Des hirondelles sur un ciel d'après-midi,
- Chère, - par un beau jour de septembre attiédi.

7. Tu n'es pas du tout vertueuse :

Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : Chansons pour elle.

Tu n'es pas du tout vertueuse,
Je ne suis pas du tout jaloux :
C'est de se la couler heureuse
Encor le moyen le plus doux.

Vive l'amour et vivent nous !

Tu possèdes et tu pratiques
Les tours les plus intelligents
Et les trucs les plus authentiques
À l'usage des braves gens

Et tu m'as quels soins indulgents !

D'aucuns clabaudent sur ton âge
Qui n'est plus seize ans ni vingt ans,
Mais ô ton opulent corsage,
Tes yeux riants, comme chantants,

Et ô tes baisers épatants !

Sois-moi fidèle si possible
Et surtout si cela te plaît,
Mais reste souvent accessible
À mon désir, humble valet

Content d'un " viens ! " ou d'un soufflet.

" Hein ? passé le temps des prouesses !
Me disent les sots d'alentour.
Ca, non, car grâce à tes caresses
C'est encor, c'est toujours mon tour.

Vivent nous et vive l'amour !

8. Toute grâce et toutes nuances :

Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : La bonne chanson.

Toute grâce et toutes nuances
Dans l'éclat doux de ses seize ans,
Elle a la candeur des enfances
Et les manèges innocents.

Ses yeux, qui sont les yeux d'un ange,
Savent pourtant, sans y penser,
Eveiller le désir étrange
D'un immatériel baiser.

Et sa main, à ce point petite
Qu'un oiseau-mouche n'y tiendrait,
Captive sans espoir de fuite,
Le coeur pris par elle en secret.

L'intelligence vient chez elle
En aide à l'âme noble ; elle est
Pure autant que spirituelle :
Ce qu'elle a dit, il le fallait

Et si la sottise l'amuse
Et la fait rire sans pitié,
Elle serait, étant la muse,
Clémente jusqu'à l'amitié,

Jusqu'à l'amour - qui sait ? peut-être,
A l'égard d'un poète épris
Qui mendierait sous sa fenêtre,
L'audacieux ! un digne prix

De sa chanson bonne ou mauvaise !
Mais témoignant sincèrement,
Sans fausse note et sans fadaise,
Du doux mal qu'on souffre en aimant.

Austin Jack

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