Poème : Je me confesse 

Et c’est juste pour toi 
J’aime le bleu de ta mer 
Et le jaune de ta rose 
Et le doux regard de mon chien 
Et le sourire de ton soleil matinal 
Et le soir quand je mange peu 
Très peu 
Les plats d’un petit restaurant 
Calme et romantique ! 
Et quand tu dégustes ses délices 
Et quelques musiques chantées par Brel 
Tes quelques mots délicieux me parlant de l'amour 
De toi et de tes folies 
Et ce sourire discret me chuchotant ta joie 
Et tes yeux calmes 
Profondément bleus 
Racontant le calme à mes yeux rêveurs 
Et une nuit blanche 
Sans limites 
Me parlant de ta danse 
Et j’aime 
Le chant de ton corps 
Et la transe de ton cœur
Confectionneur Najib B
Cpoyright © Najib B
Ce poème est conçu sous la forme d’une longue déclaration d’amour argumentée, s’appuyant sur une série de détails infimes, pour la plupart insolites, du genre qui ne retient que fortuitement l’attention de l’homme commun mais que la sensibilité effilée de l’artiste comme celle dont jouit l’auteur lui permet d’en prendre conscience et de bien les exploiter esthétiquement. Ces détails bien nombreux ont en commun la forme de stimulus (Tout élément physique, chimique ou biologique capable de déclencher des phénomènes dans l'organisme, notamment des phénomènes nerveux, musculaires ou endocriniens. Larousse ) et engendrent tous le même effet sur l’état émotionnel du poète : enflammer sa passion à un degré hautement élevé.

Ces stimulus qui sont inhérents à la personne de la bien-aimée émanent tous du côté physique ( sourire - yeux – corps – tes mots ) mais acquièrent tout de suite, grâce à la capacité de représentation chez le poète, une forme imagée abstraite soit linguistique (tes quelques mots délicieux me parlant… - ce sourire discret me chuchotant… - tes yeux calmes profondément bleus racontant ) soit émotionnelle (tu dégustes ses délices et quelques musiques chantées par Brel - j’aime le chant de ton corps et la transe de ton cœur ).
Et ce passage du concret à l’abstrait a offert à l’auteur l’occasion de créer des associations surprenantes hautement poétisées telles que ( j’aime le bleu de ta mer et le jaune de ta rose - tes yeux calmes profondément bleus racontant le calme à mes yeux rêveurs).

# Poème analysé par le professeur © Med-Salah Ben Amor

Poème du jour : Sur l’ardoise des toits…


Photo d'un poète

Sur l’ardoise des toits…
Le long d’une gouttière, un félin téméraire
Apprivoise le vide, avance à pas feutrés.
Sur l’ardoise des toits, l’équilibre est précaire.
Elfes évanescents, maints souffles éthérés
Divaguent. Cristallin, le visage lunaire
Des choses déambule. Ondoyante clarté,
Sur le fil lactescent une ombre solitaire 
S’effeuille et se dévoile en toute intimité.
Essence de parfum, sous un galon de brume,
Inscrite en demi-teinte, une empreinte au fusain
Ondule vaporeuse. Une sirène brune
Offre une silhouette à mon rêve incertain.
Froissements de draps blanc sur le lit d’une étoile,
Le temps se cristallise en larmes de grésil,
Il neige sur mon cœur, soudain la nuit se voile ;
Il n’est d’autre départ que celui de l’exil…

La meilleure clé pour bien lire ce poème est peut-être de diriger notre attention vers les effets des deux facultés ( ou compétences ) que l’auteur a mis essentiellement en œuvre pour décrire ce paysage pittoresque apparemment villageois: l’imagination et la sensibilité. Et il y a eu sans doute recours parce que la stratégie qu’il s’est tracée, dès le début, est de dégager à fond les connotations qu’évoquent les détails contenus dans ce paysage et non de brosser un tableau figuratif imitant le réel .Et étant donné que les dites facultés relèvent de l’hémisphère droit du cerveau, celui de la subjectivité , le résultat final est un tableau à deux niveaux superposés :l’un, le plus proche du lecteur, regroupe toutes les images que le poète a conçues et qui relèvent d’un mélange de réel et d’irréel (un félin téméraire apprivoise le vide, avance à pas feutrés - elfes évanescents, maints souffles éthérés divaguent - une sirène brune offre une silhouette à mon rêve incertain - froissements de draps blanc sur le lit d’une étoile ) et l’autre, de type psychologique, nous offre un intérieur tiraillé aux prises avec des affects contradictoires: tristesse, inquiétude, phobie et doute d’un côté (apprivoise le vide - l’équilibre est précaire. - une ombre solitaire - offre une silhouette à mon rêve incertain s’effeuille ) et clarté et plaisir de l’autre ( ondoyante clarté - essence de parfum ) mais dont la confrontation finit en faveur des premiers nommés (Il neige sur mon cœur, soudain la nuit se voile ; Il n’est d’autre départ que celui de l’exil), révélant ainsi une âme profondément romantique et hypersensible. UN poème finement écrit et bien ciselé aux deux niveaux des images et du rythme.

Je n’oublierai pas 
Que tu m’as appris 
Comment mordre mes ongles 
Tout exactement comme tes lèvres 
Que le prestige du chemin 
Provient de ceux qui l’ont traversé  
Que la richesse du paon est dans ses plumes 
Que la terre est une danseuse 
Ayant soulevé le bas de sa jupe 
Que l’orifice du fusil est devenu 
Une toile d’araignée

Je n’oublierai pas 
Que tu m’as appris 
Comment enrouler le monde 
Avec une cigarette 
Que la malice est un aliment délicieux 
Comment ingurgiter la parole humide 
Comment segmenter mon temps 
En jouant sur les cordes de la pluie 
Comment marcher  
Vers les bas de ton corps 
Comment retourner l’une 
Des deux pièces de mes souliers 
Pour que le chacal étouffe avec son désir 

Je n’oublierai pas 
Que tu m’as appris 
Comment porter les clefs  
Des contrées sauvages 
Comment courir comme une gazelle 
Souffrant d’une otite 
Comment me rincer la bouche avec mes larmes 
Dans les salles de cinéma et les théâtres 
Comment être délicieuse comme un fruit africain 
Dont le nom est tombé 
Avant qu’il ne touche les cerises 
Comment attirer le soleil vers ma paume 
Pour que j’essuie ton visage 
Barbouillé de moi !

Voici une très belle photo personnelle de Intisar Souleymen

Tous droits réservés ® Intisar S – Poétesse Syrienne

Un magnifique poème de Victor Hugo sur le Prophète Mohamed (SWS)

L’AN NEUF DE L’HEGIRE

Victor Hugo, le 15 janvier 1858

Image et photo de Victor Hugo dans L'an neuf de l'Hégire
Victor Hugo

Comme s’il pressentait que son heure était proche
Grave, il ne faisait plus à personne un reproche,
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s’arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.

Il songeait longuement devant le saint pilier ;
par moments il faisait mettre une femme nue
Et la regardait, puis contemplait la nue,
Et disait : « La beauté sur la terre, au ciel le jour ».

Il semblait avoir vu l’éden, l’âge d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Écoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.

Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.

« A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : « Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. »
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
« Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. »
Un sheick lui dit : « Ô chef des vrais croyants ! Le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. »
Lui, reprit : « Sur ma mort, les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Écoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe,
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. »
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : « Dieu t’assiste ! »

« Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : « Voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci,
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange,
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
Ô vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre aux Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres,
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie,
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : “laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer !” C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre . »

Il ajouta : « Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Éden d’avec l’abîme,
Étant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. »

Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
« Ô vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache au visage. »
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.

Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : « Mieux vaut payer ici que dans la tombe. »
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre.

Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
« Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le Livre et faire la prière. »
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
« Qu’il entre. »
On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : « Dieu désire ta présence.
 Bien », dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.



Sous un ciel orageux, lors d’une nuit instable,
Sibylline, la mort s’est assise à ma table,
Elle a pris dans sa manche un vieux tarot divin 
J’ai sorti du placard le couvert et du vin…

Sans un mot ni regard, j’ai rempli les deux verres
Puis j’ai feins d’ignorer ses œillades sévères,
D'être venue à moi pour jouer mon trépas, 
Pensait-elle vraiment me priver d’un repas ?

Dédaigneuse et prenant des façons de monarques,
Avec soin, lentement, sans faire de remarques,
Elle pointa vers moi son index contrefait 
Et se mit à sourire hautaine de ce fait… 

Lentement, j’ai goûté, plutôt fier de l’audace,
La pulpe du raisin ignorant la menace,
C’est alors que j’ai dis :  vous qui venez chez moi,
Sans même prévenir, pardonnez mon émoi, 

Je n’ai de vous que faire et point de grain à moudre,
Le temps n’est pas venu, je n’irai pas m’absoudre
Et ne saurai complice entrouvrir mon tombeau
N’attendez pas de moi que je tombe en lambeau,

De ressentir mon âme inscrite en toute chose,
Je méconnais l’effroi de la métamorphose,
Ici comme partout, qu’importe l’univers,
Nul ne m’empêchera de composer des vers !

C’est en bravant ses yeux de braises écarlates
Que d’un geste gaillard j’ai balayé les cartes,
Le vide s’est ouvert monstrueux et soudain
Mais avant de tomber, j’ai retenu sa main…

Tous droits réservés © Philippe Lemoine
Ce poème symbolique se distingue par l’extrême subtilité avec laquelle a été conçu son noyau sémantique et la richesse des significations qu’il connote .

Construit sur la dualité : mort / vie, son auteur se place énergiquement dans la lignée des poètes romantiques allemands qui, sous l’influence de la philosophie de volonté de Friedrich Nietzsche ( 1844 – 1900 ) et contrairement à leur homologues français , adoptèrent les idées du défi de la mort et l’attachement ferme et inébranlable à la vie et influencèrent à leur tour, entre autres, les grands poètes arabes Gibran Khalil Gibran ( 1883 -1931 ) et Aboulkacem Chebbi (1909 -1934 ). Le grand Chebbi n’a-t-il pas donné à son unique recueil ce titre très significatif : « les chants de la vie » ? et n’y a-t-il pas dit :

Je vivrai malgré la maladie qui me ronge 
Et les ennemis qui m’assaillent 
Tel L’aigle sur le sommet le plus haut 

C’est exactement le choix pour lequel opte l’auteur de ce poème, en le clôturant par ces deux vers :
Le vide s’est ouvert monstrueux et soudain, Mais avant de tomber, j’ai retenu ma main ...
Mais notre poète ne s’attache pas uniquement à la vie. Il clame aussi à haute voix son dévouement perpétuel pour sa vocation aussi bien dans ce monde-bas que dans l’au-delà :

De ressentir mon âme inscrite en toute chose,
Je méconnais l’effroi de la métamorphose,
Ici comme partout, qu’importe l’univers,
Nul ne m’empêchera de composer des vers !

Cependant, ces deux liens ne font, en réalité, qu’un, car le poète n’a pas d’autre vie hors de son univers poétique qu’il sent éternel et impérissable et que la mort est incapable d’en venir à bout.
Et ici retient surtout notre attention la conception que l’auteur a de la poésie, laquelle, loin d’être un simple art de versification, est VIE , une voie tracée et un engagement pour l’éternité.

Sur le plan du style, l’auteur a usé finement de la technique de retardement, en ne dévoilant l’idée charnière du texte que dans les deux ultimes vers .D’un autre côté , la narrativisation du poème lui a conféré beaucoup de suspense.

Austin Jack

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