Poème : Amour Secret 

Poétesse : Marie France Gobé

Histoire d'amour impossible - amour secret
AMOUR  SECRET  - Histoire d'amour impossible
Mon Dieu qu'il est difficile de vivre au quotidien 
Garder le Secret de ce bel Amour lointain

Mon cœur est partagé entre Bonheur et Chagrin 
Et ne peut ignorer qu'il est sans lendemain

Personne ne peut imaginer l'Amour que j'ai pour Lui 
Mes larmes je ne peux retenir, j'ai si peur qu'il m'oublie

L'Amour est si beau quand on le vit à Deux 
Ce n'est pas notre cas - Comment être heureux
J'aimerai vivre à ses côtés ce grand Amour 
Le posséder et le chérir pour toujours

Mais Impossible de vivre avec Lui 
Et Impossible de vivre sans Lui

Mon Amour mes pensées te sont dédiées 
Saches que nos destins sont à jamais liés

Tu es mon Inspiration - Tu es ma Folie 
Mais cet Amour fou a bouleversé ma vie

Nous ne pourrons Jamais nous aimer au grand jour 
Pourtant tu es ma Vie - mon véritable Amour

Ce sentiment me remplit de Bonheur 
Mais mon Cœur, à cette frustration, pleure

Pourtant ton Cœur a su me prendre 
De lui, je ne peux m'en défendre

Ton âme a su me faire écrire
Tous ces Mots que je ne peux te dire

Il faut que j'arrête de pleurer 
De penser que la vie est un miroir Brisé

Je ne veux pas que cet Amour ne soit qu'un rêve 
Mon Dieu - Accordez nous une trêve

Comment faire pour qu'il devienne Réalité 
Pour nous permettre Enfin de nous AIMER

Biographie de Arthur Rimbaud :

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Arthur Rimbaud

Un enfant précoce :

Jean Nicolas Arthur Rimbaud est né au 12, rue Napoléon à Charleville (Ardennes) le 20 octobre 1854. Sa mère, Vitalie Cuif, est une paysanne aisée, et son père, Frédéric Rimbaud est capitaine d’infanterie. Il a un frère aîné Frédéric, né en 1853 et aura trois sœurs Vitalie (née en 1857, elle vécut un mois), Vitalie (1858) et Isabelle (1860). 

Il est élevé avec autorité par Vitalie alors que son père, qui fait la bataille de Crimée en 1855-56, est constamment en déplacements. Le couple se sépare en 1860. Arthur est très précoce et il réussit brillamment à l’institution Rossat, puis au Collège de Charleville. Arthur Rimbaud a pour ami Ernest Delahaye. A quinze ans, soutenu par son professeur Monsieur Duprez, il publie des vers en latins dans le Moniteur de l’enseignement secondaire. Ce sont Ver erat, L’Ange et l’Enfant et Jugurtha, qui lui vaut le premier prix du Concours Académique (1869). 

En 1870 Arthur Rimbaud fait paraître dans la Revue pour tous son premier recueil de poèmes en français, Les Etrennes des orphelins. Il fait parvenir à Théodore de Banville les poèmes Par les beaux soirs d’été (renommé par la suite Sensation), Ophélie, Credo in Unam (qui deviendra Soleil et Chair) puis Ce qu’on dit au poète à propos de fleurs. Ses lettres restent sans réponse. 

Un feu incontrôlable :

Son professeur de lettres (qui est aussi poète), Georges Izambard, le prend en affection. Il lui présente le poète Paul Demeny. Dans un pays excité par la guerre éclatant contre la Prusse, l’énergie de Rimbaud explose. Ne tenant pas en place, il fugue en août et en octobre 1870. Il écrit les poèmes du Cahier de Douai. Il publie le poème Trois Baisers (renommé par la suite Comédie en trois baisers puis Première Soirée), dans la revue satirique La Charge. 

En février 1871, Arthur Rimbaud, voulant absolument intégrer le milieu littéraire, se rend à Paris. Il erre quinze jours dans les rues. A son retour dans Charleville occupée il trouve un emploi au journal Le Progrès des Ardennes. En mars il rejoint les communards. Cette expérience lui inspire les lettres du voyant (comportant notamment Chant de guerre Parisien) qu’il adresse à Georges Izambard et Paul Demeny. 

L’aventure avec Verlaine :

C’est enfin Paul Verlaine qui apprécie son génie. Verlaine lui paie un billet de train et après l’avoir logé brièvement dans l'hôtel particulier de ses beaux-parents, il l’adresse à ses amis artistes dont Charles Cros et Théodore de Banville. 

En octobre 1871, Arthur Rimbaud dîne avec les Vilains Bonshommes et collabore à l’Album du Cercle Zutique. Le Parnasse l’acclame lorsqu’il dit son Bateau Ivre. 

Rimbaud encanaille Verlaine qui se met à boire. Ils s’adonnent à l’absinthe et leur liaison fait scandale. Début 1872, Verlaine se dispute violemment avec sa femme Mathilde. Elle le quitte une première fois pour se réfugier à Périgueux. 

En mars Rimbaud se montre très «Vilains Bonshommes» en blessant l’artiste Etienne Carjat avec une canne-épée et Verlaine lui demande de rentrer à Charleville. 

En mai Henri Fantin-Latour expose au Salon Le coin de Table, sur lequel figurent entre autres poètes Verlaine et Rimbaud. 

En juillet 1872 Rimbaud et Verlaine partent pour Bruxelles ou Mathilde les rejoint pour tenter de récupérer son mari. Les deux hommes s’installent à Londres en septembre, aidés par les communards en exil. Enthousiasmé par le voyage, Rimbaud écrit une partie de son recueil des Illuminations. 

Ils alternent les séjours à Londres et sûr le continent, Verlaine essayant de récupérer sa femme et Rimbaud obéissant à sa mère. Lors d’un séjour dans la ferme maternelle de Roche, Rimbaud se met à rédiger un Livre Païen ou Livre Nègre qui deviendra Une Saison en Enfer. 

A Londres, ils vivent en donnant des cours de français et grâce à l’aide de la mère de Verlaine. Alcoolisés, drogués, ils se disputent régulièrement. Le 10 juillet 1873 Verlaine tire sur Rimbaud et l’atteint au poignet. Verlaine est arrêté puis condamné le 8 août à deux ans de prison. 

Rimbaud vagabonde en Europe :

En août 1873 Arthur Rimbaud fait publier Une Saison en Enfer chez Jacques Poot à Bruxelles, mais, ne pouvant le financer, il n’en édite qu’une poignée, à compte d’auteur. 

En novembre, Arthur Rimbaud fait la connaissance du poète Germain Nouveau avec qui il part à Londres en mars 1874. Ils travaillent ensemble aux Illuminations. Nouveau, craignant la mauvaise réputation de Rimbaud, repart en Juillet. 

En 1875, Rimbaud commence à voyager, en gueux, dans toute l’europe. En 1875 il se rend à Stuttgart ou il rencontre Verlaine récemment libéré. Ils se disputent une dernière fois et Rimbaud lui remet le manuscrit des Illuminations. En mai et juin il voyage en Italie. En décembre il est grandement attristé par la mort de sa sœur Vitalie. 

En 1876 il se fait détrousser en allant à Vienne puis s’engage à Rotterdam dans l’armée coloniale Hollandaise. Il déserte après quelques semaines. En 1877 il voyage à Cologne et Brême, est engagé comme traducteur dans un cirque et tente de s’engager dans la marine américaine. Il fait un séjour à Rome. 

Un aventurier au Moyen Orient :

Son père décède en 1878. Il s’embarque pour Alexandrie et travaille comme chef de chantier dans une carrière à Chypre. Atteint de typhoïde il rentre à Charleville en mai 1879. Il supervise la construction du palais du gouverneur britannique à Chypre en mars 1880. 

En août 1880 Arthur Rimbaud est engagé à Aden (Arabie) par la compagnie Mazeran, Viannay et Bardey pour surveiller le conditionnement du café puis il est affecté à l’agence d’Harar. 

Fin 1883, Verlaine publie des poèmes de Rimbaud dans la revue Lutèce et présente l’homme aux semelles de vent parmi sa série Les Poètes Maudits.

En février 1884, la Société de Géographie publie à Paris le Rapport sur l’Ogadine (une région près d’Harar) rédigé par Rimbaud. En octobre 1885, Pierre Labatut engage Rimbaud afin de vendre des armes d’occasion au roi Ménélik II. La caravane qu’il mène séjourne longuement dans le port de Tadjoura (Mer rouge). Peut-être mêle t’il le trafic d’esclaves au trafic d’armes. 

En avril 1886 Verlaine fait publier dans la revue La Vogue plusieurs poèmes de Rimbaud, dont Les Premières Communions et le recueil des Illuminations. Une Saison en Enfer est réédité en septembre. Ceci va permettre de faire enfin connaître le poète. Rimbaud n’est pas au courant de ces publications. 

A partir de 1888, après la mort des associés Pierre Labatut et Paul Soleillet, Rimbaud fait des affaires au Caire. Il a pour ami et partenaires d’affaires César Tian et Alfred Ilg, ingénieur suisse, qui devient Empereur d’Abyssinie en 1889. Le quotidien le Bosphore Egyptien publie ses aventures. Il s’ennui. Taciturne et toujours plus associable, il voudrait néanmoins fonder une famille. 

En février 1891, une douleur au genou l’empêche de marcher. Il se fait transporter en civière sur 300 kilomètres dans le désert. Arrivé à l’hôpital européen d’Aden il est rapatrié à Marseille où on l’opère d’un cancer, le 27 mai 1891. C’est une maladie familiale qui a déjà emporté sa sœur Vitalie et qui touchera Isabelle en 1925. 

Arthur Rimbaud est soigné par sa sœur Isabelle et sa mère mais son état se dégrade rapidement et il meurt de gangrène le 10 novembre à Roche. Il est enterré à Charleville. 

En 1895, Verlaine fait publier chez Vanier les poésies complètes der Rimbaud.

Les Poèmes de Arthur Rimbaud :

Autres sources : Biographie de Arthur RIMBAUD

Poème : Roman

Poète : Arthur Rimbaud / Recueil : Poésies d'Arthur Rimbaud 1892

Roman, poème d'Arthur Rimbaud
Arthur Rimbaud, Poésies
I

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...

II

-Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête ...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête ...

III

Le cœur fou Robinsonne à travers les romans,
Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père ...

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif ...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines ...

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !...

- Ce soir-là,... - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade. 

29 septembre 1870

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Poème : Rêvé pour l’Hiver

Poète : Arthur Rimbaud / En wagon, le 7 octobre 1870

Rêvé pour l'hiver, poème d'Arthur Rimbaud
Rêvé pour l’Hiver - Arthur Rimbaud En wagon, le 7 octobre 1870
L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l’œil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée…
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou…

Et tu me diras : "Cherche !", en inclinant la tête,
- Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
- Qui voyage beaucoup... 

7 octobre 1870

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Poème : Ophélie

Poète : Arthur Rimbaud / Recueil de Douai

Ophélie, poème d'Arthur Rimbaud
Ophélie - Arthur Rimbaud
I

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
- On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir,
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
- Un chant mystérieux tombe des astres d'or.

II

O pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
C'est que les vents tombant des grand monts de Norwège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté ;

C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits ;
Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits ;

C'est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux ;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !

Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible effara ton œil bleu !

III

- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys. 


15 mai 1870

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Austin Jack

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